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Marco Ballotta : « Mes records de longévité n'étaient pas voulus »

S’il fête aujourd’hui ses 53 ans, cet ancien gardien de Parme et de la Lazio n’est retraité que depuis neuf saisons. Pour cause, il est le plus vieux joueur de l’histoire de la Ligue des champions (43 ans et 253 jours) et de la Serie A (44 ans et 38 jours). Interview carte vermeil.

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Commençons par la fin et ces années au poste d’attaquant en 1a Categoria entre 2008 et 2014 dans les petits clubs de votre région.
Mais moi, j’ai commencé défenseur, puis milieu de terrain. Je suis devenu gardien à 13 ans parce que le titulaire avait un problème physique, et un an plus tard, j’ai fini à Bologne. C’était presque un hasard. Le plaisir de jouer devant est resté et à la fin de ma carrière, je me suis amusé. J’ai fait ce que j’aurais voulu faire toute ma vie, peut-être que je me suis gouré (rires).

C’était de la D7 et vous plantiez pas mal, ce n’était pas non plus le Soccer 5 entre potes.
Tout à fait, vous deviez avoir un bon niveau, sinon vous galériez. On a gagné le championnat, c’était une belle satisfaction, puis je n’avais plus envie d’être gardien.

On vous connaît pour votre record de longévité, mais moins pour celui de 9 buts encaissés en 34 matchs avec Modène en 1989-90 (championnat de Serie C1).
Et en plus, on les a encaissés en 4/5 matchs, genre on en a pris 3 en une seule fois. On aurait pu battre des records d’invincibilité, à domicile, j’ai encaissé un premier but en toute fin de saison. Le coach était Renzo Ulivieri, quelqu’un de très maniaque concernant la phase défensive et puis il y avait des joueurs à la hauteur. Personne n’en a parlé plus que ça à l’époque, ça restait très local, maintenant vous faites la moindre petite perf’ et le monde entier est au courant en peu de temps.

Vos records de longévité étaient voulus ?
Absolument pas ! Je suis revenu à la Lazio en 2005 pour être 3e portier même si ça ne m’enchantait guère. Il y avait un problème entre Peruzzi et Sereni, les deux titulaires qui ne s’entendaient pas très bien, ce dernier a fini à Trevise durant l’hiver et Peruzzi était souvent blessé avant de prendre sa retraite en prenant un peu de court le club. L’été 2007, on s’est retrouvé sans gardien titulaire, sauf qu’on était qualifiés pour les préliminaires de Ligue des champions. L’arrivée de Carrizo avait été retardée à cause d’un problème de passeport, j’étais donc le seul portier disponible. Au dernier moment, Muslera est arrivé, mais c’était un jeune qui a eu des difficultés la première année, le coach Delio Rossi m’a donc fait confiance et j’ai joué presque 40 matchs à 44 ans. Je n’ai jamais rien calculé.

C’est vous qui avez décidé d’arrêter ?
Non, je voulais jouer encore un an, car je me sentais bien, et pas pour battre de nouveaux records. Or, on n’a pas trouvé d’accord avec le président Lotito, j’ai dit stop parce que ça n’avait pas de sens de trouver une autre équipe. J’avais 44 ans, je pouvais quand même prendre ma retraite.

Même si vous étiez gardien, il fallait une hygiène de vie parfaite pour jouer si longtemps.
Je n’étais pas un moine, la passion a tout fait, ainsi que le physique qui aujourd’hui encore me permet de m’amuser. Je n’ai pas eu de grosses blessures, je ne grossis jamais. Et puis quand vous êtes considéré, il n’y a plus d’âge, vous avez le devoir de bien faire et de vous donner à 100 %.

Vous vous sentiez à l’aise dans le vestiaire en fin de carrière ? La différence d’âge avec vos coéquipiers était très importante.
Il y avait des moments de moins bien qui risquaient de m’influencer mentalement et de me faire penser à la retraite, mais il faut tenir, la forme revient forcément. Si vous abandonnez devant les premières difficultés, vous arrêtez à vingt-deux ans. Et quand vous êtes à la hauteur sur le terrain, vous vous faites forcément respecter au sein du vestiaire, le problème était plutôt inversé, moi je m’amusais plus que les jeunes.

« Nonno Ballotta » ( « papy Ballotta » , ndlr) était un surnom qui vous plaisait ?
Oui, on m'en a affublé dès mes trente-cinq ans, j’ai été grand-père pendant longtemps. (Rires !) C’était un petit nom sympathique que j’ai accepté volontiers, de toute manière, j’étais le plus vieux.

Le risque quand on a eu votre longévité et de ne retenir que cela et non vos prestations.
Pour les autres peut-être ! Chaque année qui passait, j’effaçais tout, et même si je venais d'effectuer un bon championnat. C’était comme recommencer à zéro, apprendre, avoir envie de s’améliorer. Quand une chose vous plaît, il n’y a pas de limites. Et puis, pour rester à ce niveau aussi longtemps, il faut des qualités.

L’impression est que vous êtes devenu la mascotte de tous les fans de foot italien.
Effectivement, on me reconnaît quasiment partout où je vais, même dans des villes où je n’ai pas joué, je ressens beaucoup d’estime, également de la part des Romanistes, alors que j’ai longtemps joué à la Lazio. C'est bien, il faut savoir apprécier certaines choses au-delà des couleurs du maillot.


Vous avez la particularité d’avoir connu les débuts d’Ancelotti en tant qu’entraîneur, c’était à la Reggiana en 1995.
Carlo était encore joueur, il exigeait le max à l’entraînement, mais une fois fini, il racontait des histoires drôles, nous emmenait manger, c’était un boute-en-train, un mec très terre à terre. À la Reggiana, on avait construit une équipe pour gagner le championnat, mais c’était mal parti, à tel point que la direction voulait le lourder, sauf que nous, joueurs, on s’y est opposés... et on a été promus en Serie A, une première pour ce club. Maintenant, Ancelotti était un prédestiné, il aurait quoi qu’il en soit fait une grosse carrière.

Vous avez connu deux Lazio, celle de Cragnotti et celle de Lotito.
Et deux équipes complètement différentes. Avec Cragnotti, on partait à chaque fois pour gagner le titre, on était connus dans le monde entier. Cette Lazio était la plus forte d'Italie et peut-être d’Europe, on a loupé un match en Ligue des champions contre Valence, sinon on l’aurait gagnée. D’ailleurs, on a gagné beaucoup moins que ce qu’on aurait pu, mais aussi parce que Rome n’est pas une ville facile, elle est très dispersive, si cette équipe avait été basée à Turin et à Milan, elle aurait raflé plus de titres, même si on n’a pas eu à se plaindre, hein.

Vous n’avez jamais été proche d’une convocation en Nazionale ?
J’ai été convoqué une seule fois et c’était pour la Nazionale de Serie B, mais je me suis troué lors du match précédent et, du coup, je n’ai pas joué. En fait, je n’ai jamais porté le maillot d’une sélection italienne, sauf maintenant avec les seniors. C’est vrai qu’il y avait de la concurrence, mais peut-être que j’aurais pu être convoqué au moins une fois, surtout l’année de Parme où j’ai gagné un Guerin d’oro (joueur le mieux noté du championnat, ndlr) comme meilleur portier, mais bon, ceux qui étaient en Nazionale étaient meilleurs que moi.

Après Buffon, l’Italie assiste à la naissance d’un nouveau phénomène en la personne de Donnarumma, or, la moitié des cages de Serie A sont gardées par des portiers étrangers, qu'en pensez-vous ?
Quand, en fin de carrière, on me demandait pourquoi je jouais encore à 44 ans, je répondais qu’il n’y avait pas de nouveaux à la hauteur. Je n’étais pas le seul quarantenaire, il y avait aussi Pagliuca et Fontana. Pendant 10 ans, il y a eu un vide, et heureusement que Buffon tenait la baraque. Maintenant, c’est une tendance qui s’inverse, il y a Donnarumma, mais aussi d’autres jeunes portiers qui s’illustrent en Serie A et B. Et il était temps, car notre école a toujours été une des meilleures.

Dernièrement, Buffon semble remettre en question sa retraite programmée pour 2018, que lui conseillez-vous ?
C’est une situation différente, c’est le gardien de la Juve et de la Nazionale et il doit être toujours à 100 %. Tant qu’il est en condition physique et mentale, il doit continuer un ou deux ans, mais dès qu’il sentira qu’il baissera, il devra s’arrêter. Il a fait une carrière trop importante pour baisser de niveau, il ne lui manque que la Ligue des champions que je lui souhaite de gagner le plus rapidement possible.

Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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