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Marcelo l'insoumis

Autrefois pointé du doigt pour ses errements défensifs, Marcelo a su imposer son style de jeu atypique pour un latéral, même moderne. Amoureux de l’axe, à l’aise avec son mauvais pied, Marcelo crée tout, même l’impossible : remettre le règne de Roberto Carlos en question.

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La question a longtemps gêné les trentenaires. Ils osent désormais se la poser, et c’est un petit exploit. Souvenir impérissable de pralines supersoniques, de déboulés flamboyants et de buts en pagaille à ISS Pro, Roberto « Larcos » Carlos et ses cuisses à faire passer Jupiter pour un anorexique étaient la référence au poste de latéral gauche. Mais depuis quelque temps, un joyeux luron pointe le bout de sa touffe et essaye tant bien que mal de remettre en cause le règne de son aîné. Marcelo Vieira da Silva Júnior, 28 piges, a libéré le Real Madrid ce week-end face à Valence (2-1), une dizaine de jours après avoir marché sur le Bayern Munich. Des prestations impressionnantes de plus en plus habituelles pour l’ancien de Fluminense, qui réalise le tour de force d’amener les plus nostalgiques à enfin formuler cette interrogation : Marcelo est-il plus fort que le mythe Roberto Carlos ?

Roberto Carlos et le fameux « latéral moderne »


Les supporters du Real Madrid sont des enfants gâtés. Ils ont eu le droit à neuf années de Roberto Carlos, tandis que Marcelo entamera la saison prochaine son dixième exercice au sein de la Maison-Blanche. Finalement, à eux deux, les Brésiliens assurent la gauche forte du Real depuis 1997. Le temps pour les fans des Merengues de ramasser des titres et de voir le football évoluer, et avec lui le rôle du latéral. Employée à tort et à travers, l’expression « latéral moderne » est sortie des cuisses de Roberto Carlos, l’un des pionniers en la matière. Avaler les kilomètres en collant la ligne, être une force offensive dans la verticalité, centrer – coucou Zizou –, prendre les espaces, être capable de marquer si besoin, le tout en arrivant à répéter les efforts. Pas emmerdé par le ballon, Roberto Carlos a – dans un imaginaire collectif également influencé par la Super Nintendo puis la PS1 – été le premier latéral ultraoffensif sans pour autant être systématiquement remis en cause défensivement, ce qui a longtemps été le cas de Marcelo, notamment sous Bernd Schuster, puis Juande Ramos. Une différence qui s’explique aisément.

Marcelo, le centre gauche


Si Manuel Pellegrini, puis José Mourinho se sont attelés à inculquer un peu de tactique défensive et à faire de Marcelo un joueur capable d’apporter des deux côtés du terrain, les carences de l’homme à la touffe s’expliquent facilement : s’il est aisé de faire le parallèle avec les nouveaux latéraux qui arrivent, souvent plus portés vers l’offensive que vers le repli, Marcelo ne mange pas de ce pain-là, il n’est pas ce que l’on appelle un « latéral moderne » . Ou alors il est un latéral « ultramoderne » . En effet, contrairement à Ivanović ou Lahm avant, ou Mendy et Meunier aujourd’hui, le jeu de Marcelo est impressionnant, car il ne s’inscrit pas seulement dans la verticalité. Marcelo ne mange pas la ligne de touche et ne joue pas exclusivement sur son pied fort. À l’aise avec le pied droit et surtout dans son élément dans l’axe où sa vista fait mouche, Marcelo apporte également une solution horizontale au jeu du Real Madrid. Avec sa technique de numéro dix, il ne donne pas seulement des solutions dans la profondeur de son couloir, mais vient faire des relais et des percées dans l’axe du terrain. Un apport incroyable, mais un risque supplémentaire défensivement, que le Real accepte volontiers. Au fond, la question n’est donc pas de savoir si Marcelo est plus fort que Roberto Carlos. Il a simplement su sortir du rôle moderne créé par son prédécesseur. Et quand on voit ce que ça donne sur le terrain, ce ballet de vitesse et de maîtrise, le tout avec un immense sourire aux lèvres, on en redemande. Et on a hâte de voir qui prendra la suite.

Par Swann Borsellino
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Dans cet article

The Chosen One Niveau : CFA2
Marcelo c'est Samba, c'est beau, c'est esthétique. C'est technique, Il a 8 poumons, et qu'est ce qu'il est fort. Je l'aime je l'aime je l'aime

Mais car il y a toujours un mais, Il défend pas et quand il défend Il le fait mal. Apres Il a Une super relance mais ses replacements défensifs laissent à désirer et Zidane va finir par lui dire " Marcelo t'es latéral gauche pas numéro 10"

On a l'exemple avec Carjaval qui fait tout bien, attaquer et défendre

Marcelo compense ses errements défensifs par une activité offensive de tous les instants et d'une qualité exceptionnelle

Il monte pas juste pour monter et Il est bien plus technique qu'un certain Roberto Carlos
Trifon Ivanov Niveau : CFA2
En fait tu as dit ce que je voulais dire mais en avance et en plus clair. Bref en mieux. Je te fais donc part de mes meilleurs sentiments.
The Chosen One Niveau : CFA2
Après ce que tu nous as fait un soir du 17 novembre 1993, tu me dois bien tes meilleurs sentiments

Si on pouvait inverser, que j'écrive un commentaire sans queue ni tête et qu'on aille à la coupe du monde 1994 je signe tout de suite
Aller à la coupe du monde 94 et ne pas enclencher le cycle de celle de 98? Non merci.
Comme vous deux, je reconnais son talent au petit Marcelo (plus technique que R.Carlos je l'avoue), mais de là à dire qu'il faut remettre le règne de Roberto Carlos en question, il faut quand même pas exagérer. Que ce soit les coups francs et les buts d'anthologie, son placement défensif plus que correct en règle général, sa bonhomie, son mental d'acier, son influence sur le foot mondial de son époque et même son palmarès avec la sélection du Brésil, Roberto Carlos est quand même au dessus, et de loin ...

Et puis des latéraux gauche qui apportaient offensivement tel un second ailier (en anglais on les appelle Wing-back), il y en a depuis 60 ans, les fameux Nílton Santos puis Junior (du Brésil 82 et Flamengo), l'argentin Silvio Marzolini du Boca des années 60, l'italien Giacinto Facchetti, le hollandais Ruud Krol, l'allemand Paul Breitner en début de carrière, Alan Kennedy du Liverpool des années 70/80 etc.

Donc parler de "latéral moderne", c'est encore un mythe ...
Don't mess with Tonygoal Niveau : CFA2
J'ai toujours eu un peu de mal avec Roberto Carlos. Certes le mec était une mobylette infatigable et son CV parle pour lui, mais je suis désolé mais ça n'ai pas un grand tireur de coup franc. C'est juste l'OVNI qu'il a envoyé contre la France qui a lancé ce mythe mais à chaque fois c'était une minasse dans le mur en espérant que celui-ci se disloque et que ça passe. D'ailleurs vous pouvez fouiller sur Youtube vous en trouverez très peu. Pendant la Coupe du Monde 2006 quand certaines fois c'était lui qui tirait les tirait alors que Juninho était sur le terrain c'était un tel gâchis. Quand au placement défensif il y avait quand même quelques ratés qui font tâche comme le soir de 2006 où il a préféré refaire son lacet plutôt que de garder son marquage sur Thierry Henry...

Par contre pour ce qui est du latéral droit "moderne" je pense qu'il en est le principal contributeur. Même si je ne connais que le nom de ceux que tu cites sans les avoir vu à l'oeuvre, c'est vraiment à partir de lui que cet énorme apport offensif des latéraux s'est répandu.
6 réponses à ce commentaire.
Trifon Ivanov Niveau : CFA2
Je reconnais que c'est un joueur fantastique, technique et puissant, absolument déroutant. Par contre il ne m'épate pas défensivement, loin de là même (et c'est quand même la base pour un défenseur il me semble). De plus je le trouve plutôt débile dans sa manière de jouer entre son placement approximatif sur les phases de possession adverse et ses mauvais choix parfois très cons (genre l'assist pour CR7 après son action formidable, faire une passe alors que l'autre est clairement hors-jeu c'est totalement con). Au Real ça ne se voit pas de trop car l'équipe gagne tout de même (ils en prennent deux ou trois mais en général ils en marquent 4 voire 5 ou 6) mais lorsqu'il joue avec le Brésil, ça le fait tout de suite moins.
enzo-l'idole_de_zizou Niveau : District
Mes respects à tryphon et ses cigares. Bien que je sois d'accord avec vous les gars sur sa défense plus qu'approximative, sa technique et son toucher de balle soyeux ne compense pas tout ça selon vous? Moi c'est surtout pour des mecs comme ça que je paye pour du foot.

Carvajal il défend bien mais il me fout pas la trique. Alors oui on ne fait pas une equipe avec 11 Marcelo sinon c'est beau mais ça gagne pas souvent, mais la magie qu'il degage sur le terrain balle au pied et son sourire toujours affiché moi ça me fait rêver.
The Chosen One Niveau : CFA2
On est d'accord

Ce mec fait rêver, il a toujours eu du potentiel mais là il est juste bandant

sacré joueur de foot
Trifon Ivanov Niveau : CFA2
Ok mais alors il se coupe les cheveux.
Pas vraiment d'accord sur Carvajal. Les saisons s’enchaînent et il est de plus en plus intéressant surtout que maintenant comme Marcelo il hésite pas à rentrer dans l'axe pour frapper.(Cf l'arrêt incroyable de Neuer)

Arès c'est sur il est pas aussi technique que Marcelo mais il est très loin d'être une chèvre absolue balle au pied.
The Chosen One Niveau : CFA2
Carjaval est sacrément fort aussi bien offensivement que défensivement

Il apporte énormément offensivement et il très technique, super centreur

Et défensivement il est là et il est très costaud au duel
5 réponses à ce commentaire.
Pearson Specter Niveau : Loisir
Il est infatigable sans doute la clé la plus importante pour la dernière ligne droite en LDC/Liga pour le Real 29ans l'age de la "forme" pour un joueur de foot !
Ce commentaire a été modifié.
mauriston Niveau : CFA2
C'est un peu le Sakai brésilien en fait.
Une comparaison qui fait froid dans le dos (double mauvais jeu de mots).
1 réponse à ce commentaire.
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
Aux rédacteurs de "so foot" qui essayent de faire du style, et foirent lamentablement : "exercice", c'est moche comme mot, et ce n'est pas un synonyme de "saison". Le terme appartient au champ sémantique de la comptabilité, du budget, de la fiscalité...
... du sport. On peut aussi en parler quand on parle de devoirs à l'école ou quand on "exerce" quelque chose (une pression, un métier).
La langue française est une langue vivante, avec des mots dont les significations évoluent au cours du temps, même si ça s'éloigne parfois de la signification initiale du mot. Aujourd'hui, le mot exercice est utilisé par des consultants/des specialistes du foot, et tu comprends sa signification.
Petit message d'amour pour la langue française et sa complexité en cette période de tensions.
En fait le mot exercice renvois au mot latin exercitium, qui définissait les manoeuvres militaires, les tactiques collective de combat.
Il a ensuite été utiliser utilisé par déformation pour désigner les activités physiques des soldats (entrainement) puis des athlètes.

Voilà voilà
zinczinc78 Niveau : CFA
 //  15:28  //  Supporter de Bordeaux
Note : 4
Tu devrais te détendre et un sortir un peu de chez toi faire un peu d'exercice..
DoumbiarboLalegende Niveau : DHR
Tellement compliqué cette langue... Tu me rappelles mes débuts avec cette langue ou chaque jours je reprenais tout le monde sur la signification d'un mot que je venais d'apprendre, mais qu'au final j'avais toujours tord.
4 réponses à ce commentaire.
 //  14:35  //  Hooligan du Népal
Note : 1
Difficile de trouver mieux, si ce n'est James Milner <3
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
J'ai du mal à comprendre cette généalogie du latéral moderne. La modernité de ce rôle ne commence pas avec Roberto Carlos; loin de là.
Note : -1
Un nom?
Cafu crème Niveau : Ligue 2
 //  14:49  //  Ultra de l'AS Rome
Note : 3
Nilton Santos au hasard.
Ce commentaire a été modifié.
Je ne pense pas me tromper en citant Fachetti, Amoros, Santos, Carlos Alberto, Angloma, Brehme, Breitner même si certains d'entre eux pouvaient jouer à d'autre poste.
Je les ai cité plus haut, des Wing-back gauche ultra offensif, il y en a depuis 60 ans, les fameux Nílton Santos puis Junior (du Brésil 82 et Flamengo), l'argentin Silvio Marzolini du Boca des années 60, l'italien Giacinto Facchetti, le hollandais Ruud Krol, l'allemand Paul Breitner en début de carrière, Alan Kennedy du Liverpool des années 70/80 etc.
Sans oublier l'allemand Hans-Peter Briegel et le soviétique Anatoli Demyanenko du Dynamo et l'URSS de Lobanovski.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  15:52  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Pour les latéraux gauches brésiliens hyper offensifs, je rajouterais Marinho Chagas dans les 70's, mais sinon d'accord sur toute la ligne ! ;)
Aneffé. Juste avant il y avait Cafu (le vrai, pas le romanista du forum). Et avant Cafu il y avait amoros chez nous. Et avant amoros il y avait....(to be continuée par vous)
Cafu crème Niveau : Ligue 2
 //  14:55  //  Ultra de l'AS Rome
Present.

On peut rajouter Djalma Santos évidemment pour compléter la lignée bresilienne ou Carlos Alberto Torres.

Pas de ma génération mais Brehme, Vogts et Amoros sont souvent cités parmi les machines de guerre du poste.
Carlos Alberto, Vogts et Amoros jouaient coté droit, donc pour citer les Wing-back coté droit, il ne faut pas oublier les brésiliens Djalma Santos, Nelinho du Cruzeiro des années 70 et Leandro du Brésil 82, le chilien des années 60 Luis Eyzaguirre, le tchécoslovaque Karol Dobias, l'argentin Jorge Olguín, les anglais Phil Neal et Viv Anderson, le belge Eric Gerets, l'allemand Manfred Kaltz, le soviétique Vladimir Bessonov. Moins connu aussi, l'allemand des années 30 Paul Janes et le suédois des années 50 Orvar Bergmark.
Sans oublier Josimar du Brésil 86 ou encore le roumain Dan Petrescu.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  15:51  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Pas grand chose à rajouter au com de Zizou...
Rien que chez les Brésiliens, si on prend les latéraux gauches, on a : Nilton Santos, le mythique latéral des Seleçao 58-62 et de Botafogo, le premier à franchir régulièrement la ligne médiane... Ensuite, Everaldo en 70 aura un positionnement plus défensif (pour compenser les montées de Carlos Alberto sur le flanc droit), mais cette évolution vers un rôle de latéral/ailier sera poursuivie par Marinho Chagas, le superbe latéral gauche du Brésil 74 (tombé malheureusement à la mauvaise période de sa sélection), puis Junior avec le Brésil 82 et le grand Flamengo des 80's. Marinho Chagas et Junior ont tous deux poussé encore plus loin cette tendance à balayer tout le couloir.
Même constat pour les latéraux droits brésiliens : Djalma Santos à la base, puis le légendaire Carlos Alberto du Brésil 70 et Santos, Nelinho avec Cruzeiro et la Seleçao à la fin des 70's (Mondial 78), Leandro, l'alter ego de Junior avec le Brésil 82 et Flamengo, la comète Josimar au Mondial 86, Jorginho en 94, et bien sûr Cafu...
Tous ont contribué à définir cette nouvelle façon de voir le poste au Brésil.

Pour les autres pays, à gauche : les Italiens Facchetti et Cabrini, l'Argentin Marzolini et à un degré moindre ses compatriotes Carrascosa et Tarantini, les Péruviens Fuentes et Diaz, l'Allemand Brehme...
Et à droite : les Allemands Berti Vogts et Kaltz, l'Ecossais McGrain, le Chilien Eyzaguirre, le Soviétique Bessonov, Manu Amoros...

Enfin bref, mon post est un peu confus mais tout ça pour dire que le latéral moderne n'est pas né avec Roberto Carlos, loin de là !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  15:54  //  Aficionado de l'Argentine
@ ZizouGabor, j'avais pas vu ton dernier com, du coup le mien est un peu inutile et répétitif, désolé.
Non non c'est très bien et concernant les brésiliens c'est archi détaillé, bravo !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:34  //  Aficionado de l'Argentine
Nos posts se complètent bien du coup. ;)
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:00  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
Sorry je m'auto-cite encore mais vu le sujet, je poste ma prose sur les latéraux brésiliens moins souvent cités que le quinté Nilton Santos/Djalma Santos/Carlos Alberto/Cafu/Roberto Carlos :

-JUNIOR
Dans le top 3 des meilleurs arrières gauche brésiliens de l'histoire (avec Nilton Santos et Roberto Carlos), digne représentant de la grande école des latéraux brésiliens, aussi à l'aise en phase offensive qu'en phase défensive, excellent à la récupération et formidable contre-attaquant. Un latéral avec une technique de numéro 10, jouant quasiment comme un meneur de jeu excentré ! Junior fut l'une des stars de l'inoubliable Brésil 82 (nommé dans l'équipe-type du tournoi), auteur d'un but magnifique contre l'Argentine, et joueur emblématique du grand Flamengo des 80's, triple champion du Brésil (1980, 1982, 1983), vainqueur de la Copa Libertadores et de la Coupe Intercontinentale 1981, où le club carioca surclasse Liverpool 3-0 ! Parti ensuite au Torino, il se reconvertit en milieu de terrain, à sa demande – c'est à ce poste qu'il avait débuté le foot. Durant ses trois saisons à Turin, Junior s'impose comme le patron des Granata, aussi bien dans l’entre-jeu que dans les vestiaires, au point d'être élu meilleur joueur de Serie A 1984-1985 par la presse sportive, dès sa première saison en Italie ! Pas un mince exploit dans un championnat où évoluaient à l'époque des joueurs du calibre de Maradona, Platini, Zico, Falcao, Rummenigge, Boniek, Conti, Altobelli, Rossi, Zoff ou Scirea... Après un bon Mondial 1986 et deux dernières saisons italiennes à Pescara, Junior boucle la boucle, aidant Flamengo à glaner un nouveau titre de champion en 1992, avant de mettre un terme, à 39 ans, à une carrière longue de 19 ans. Amoureux du beau jeu, il enchaîne ensuite sur une carrière dans le beach soccer, où il excelle là aussi (sacré cinq fois de suite champion du monde), pour finalement se reconvertir, avec succès, comme commentateur télé.

-LEANDRO
Telê Santana disait de lui : « Leandro a été le meilleur latéral droit que j'ai vu jouer dans toute l'histoire du football brésilien. » Sachant que le mythique technicien brésilien a vu évoluer des légendes du poste comme Djalma Santos, Carlos Alberto ou Cafu, cela suffit à situer le niveau du bonhomme ! S'il est impossible de départager ces quatre monstres sacrés, nul doute que Leandro fait partie de la même caste, celle des plus grands latéraux droits de l'histoire du foot brésilien et même mondial. Un constat partagé par Jorginho, son successeur à Flamengo et en sélection : « Leandro était la référence ultime. Bien que j'ai été champion du monde, je crois que j'étais très loin d'avoir ses qualités. » Inoubliable latéral droit du Brésil 82, à seulement 23 ans, il était l'arme secrète de la Seleçao et faisait quasiment office d'ailier droit avec ses montées incessantes. Énorme techniquement, hyper élégant, grand dribbleur, doté d'une superbe qualité de centre, endurant... Leandro était aussi fort en phase offensive que défensive. En club, il fit toute sa carrière à Flamengo durant la période dorée du club carioca, qui régna sur le Brésil, l'Amérique du Sud et le monde au début des 80's. Une équipe fabuleuse (Leandro et Junior sur les côtés, Mozer en défense centrale, Andrade et Adilio au milieu, Zico en n°10 et maestro, Tita et Nunes devant...) qui trusta tous les titres possibles : quatre titres de champion du Brésil entre 1980 et 1985, la Copa Libertadores 1981 contre les Chiliens de Cobreola et, l'apothéose, la Coupe Intercontinentale 1981 qui vit Flamengo donner une leçon de football (3-0) au Liverpool de Paisley et Dalglish. Leandro aura beau manquer le Mondial 1986 par solidarité avec son partenaire Renato Gaucho, exclu par Telê Santana, il restera une idole éternelle de Flamengo et de la Seleçao !

-MARINHO CHAGAS
Magnifique arrière gauche du Brésil 74, élu meilleur latéral gauche de la Coupe du monde 1974 (le seul Brésilien à figurer dans l'équipe-type du Mondial) et 2e footballeur sud-américain de l'année (derrière Figueroa), Marinho Chagas fut l'un des plus grands spécialistes du poste dans les 70's et l'un des meilleurs latéraux gauches de l'histoire du foot brésilien – bien que moins connu et surtout moins titré que les Nilton Santos, Everaldo, Junior et Roberto Carlos. Sa crinière blonde, ses tenues bariolées, son goût pour les Beatles et les Rolling Stones et ses folles nuits passées dans les bars et cabarets lui ont valu le surnom de ''Hippie de Natal'' (du nom de la ville du Nordeste dont il était originaire). Mais au-delà de sa vie de bohème, Marinho Chagas était surtout un superbe joueur, très technique, véloce, grand dribbleur, excellent frappeur, ainsi qu'un formidable contre-attaquant : véritable pionnier du poste, il fut sans doute l'un des premiers latéraux brésiliens à jouer quasiment comme un ailier, poussant à son paroxysme l'évolution entamée par Nilton Santos, Djalma Santos et surtout Carlos Alberto. Il assuma d'ailleurs la succession du premier nommé à Botafogo dans les 70's. Malheureusement, le club alvinegro était alors en pleine traversée du désert, après les glorieuses décennies 50 et 60 : si Marinho Chagas en devint une idole, glanant deux ''Bola de Prata'' (distinguant le meilleur joueur de l'année à chaque poste), il ne put y garnir son palmarès. Il évolua ensuite dans de nombreux clubs brésiliens – dont Fluminense et São Paulo où il remporte le championnat paulista en 1981 – et même nord-américains, côtoyant Carlos Alberto et Beckenbauer au New-York Cosmos. Marinho Chagas s'est éteint en 2014, victime d'une hémorragie digestive.

-NELINHO
Latéral droit du Brésil lors des Mondiaux 1974 et 1978, Nelinho fut l'un des meilleurs spécialistes du poste dans les 70's et le digne successeur des mythiques arrières droits de la Seleçao, Djalma Santos et Carlos Alberto. Il était surtout réputé pour son extraordinaire frappe de balle, aussi bien dans le jeu que sur coup-franc. Son sublime extérieur du droit dans un angle impossible, qui trouva le petit filet d'un Dino Zoff médusé, lors de Brésil-Italie 1978, reste encore aujourd'hui considéré comme l'un des plus beaux buts de l'histoire des Coupes du monde ! Un but à la trajectoire aussi folle que celle d'un certain Roberto Carlos deux décennies plus tard... En club, si Nelinho a également porté le maillot du grand rival de Belo Horizonte, l'Atletico Mineiro, dans les 80's, il fut surtout le joueur emblématique du grand Cruzeiro du milieu des 70's. Dix ans après la fameuse équipe des Tostão, Dirceu Lopes et Piazza, championne du Brésil face à Santos, Cruzeiro va ainsi écrire l'une des plus belles pages de son histoire en 1976, remportant sa première Copa Libertadores contre River Plate en finale. Et Nelinho est l'un des grands bonhommes de cette triple confrontation face au Millonarios en inscrivant deux buts. La Raposa manquera de très peu le doublé, ne s'inclinant qu'aux tirs aux buts face à Boca, en match d'appui de la finale de Libertadores 1977 - avec encore un but de Nelinho au retour. Pas étonnant que ce dernier ait glané quatre ''Bola de Prata'' (récompensant le meilleur joueur brésilien de la saison à chaque poste) entre 1975 et 1983 !

-EVERALDO
Champion du monde 1970, l'un des meilleurs latéraux gauches de l'histoire du foot brésilien et même mondial. Avec le Brésil 70, il est un titulaire indiscutable, disputant cinq matchs (seulement remplacé par Marco Antonio contre le Pérou). Petite particularité : contrairement à son glorieux prédécesseur Nilton Santos et à ses successeurs Marinho Chagas, Junior, Roberto Carlos ou Marcelo, Everaldo n'était pas un ''latéral-ailier'' passant son temps dans la moitié adverse. Par souci d'équilibre de l'équipe, il devait en effet compenser les montées de Carlos Alberto sur le flanc droit et restait plus souvent derrière, venant régulièrement prêter main forte à Brito et Piazza dans l'axe de la défense. Lors de ses 24 sélections entre 1967 et 1972, il s'est presque affirmé comme un talisman de la Seleçao, ne connaissant qu'une seule défaite. Outre le maillot auriverde, Everaldo est également devenu une légende sous celui de Gremio, remportant quatre championnats d'Etat avec le Tricolor. Le peuple gaucho l’idolâtre – il était le seul représentant de l'Etat au sein de la Seleçao – et exprime sa colère quand Zagallo ne le convoque pas pour un tournoi, en 1972. Cela se manifestera quelques semaines plus tard lorsqu'une sélection du Rio Grande do Sul accueille en amical son homologue brésilienne à Porto Alegre, devant 110 000 spectateurs, dans une ambiance hostile. Le match se finit sur un 3-3 épique, avec une énorme prestation d'Everaldo. Mais ce dernier, frustré par son éviction, va commettre l'irréparable à la fin 1972 : pourtant réputé pour son calme, il donne un coup de poing à l'arbitre lors d'une rencontre du Brasileirão. Écarté des terrains durant six mois et démotivé par le football, il décide de se reconvertir dans la politique. Une expérience qui tournera court : le 27 septembre 1974, Everaldo décède dans un accident de voiture. Il n'avait que 30 ans...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:02  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Suite :

-JORGINHO
Champion du monde 1994, Jorginho fut un digne représentant de la glorieuse lignée des latéraux droits brésiliens. Moins reconnu que d'autres illustres Auriverdes à ce poste, le Carioca d'origine fit incontestablement partie des meilleurs latéraux au monde dans les années 90. Doublure de Josimar à la Copa America 1987, Jorginho est titularisé sur le flanc droit de la Seleçao à partir de la Coupe du monde 1990, avant de connaître la consécration quatre ans plus tard. Titulaire indiscutable lors du Mondial américain, il dispute les sept matchs du Brésil et signe deux passes décisives, dont celle offrant à Romario le but vainqueur contre la Suède, en demi-finale. Sa sortie sur blessure en finale, au bout de 20 minutes, ne l'empêche pas d'être élu dans l'équipe-type du tournoi. Technique et rapide, Jorginho se signale - comme tous les grands latéraux brésiliens – autant par ses qualités offensives que défensives et sa capacité à enchaîner les allers-retours sur son côté. Révélé au sein du grand Flamengo de Zico, Bebeto, Leandro, Leonardo, Andrade et Renato, sacré champion du Brésil en 1987, il évolue ensuite durant six saisons en Bundesliga : trois ans au Bayer Leverkusen puis trois ans au Bayern Munich avec, à la clé, un titre de champion d'Allemagne en 1994. Il suit ensuite les pas de Zico aux Kashima Antlers, devenant ainsi l'un des premiers joueurs brésiliens à tenter l'aventure de la J-League japonaise. Une expérience aussi concluante sur le plan collectif (deux titres de champion) que personnel (élu meilleur joueur du championnat en 1996). Après trois saisons au Japon, Jorginho rentre finir sa carrière au Brésil. Il fait notamment partie, aux côtés du jeune Juninho et des stars Romario et Edmundo, du superbe Vasco 2000, champion du Brésil et finaliste du Mondial des clubs (battu par les Corinthians aux tirs aux buts) après avoir infligé une leçon de football mémorable à Manchester United (3-1), en phase de poules.

Et focus sur Silvio Marzolini, l'immense latéral gauche de l'Albiceleste et du Boca des 60's :

-SILVIO MARZOLINI
Légende de Boca et de l'Albiceleste dans les années 60, reconnu quasi unanimement comme le meilleur latéral gauche de l'histoire du foot argentin, élu dans l'équipe-type de la Coupe du monde 1966... Le ''Zanetti des 60's'' mais côté gauche : mêmes classe et élégance, même solidité défensive, même talent de contre-attaquant, même finesse technique, même professionnalisme, même fidélité à un club... Un vrai seigneur ! Du Milan au Real en passant par la Fiorentina et la Lazio, plusieurs grands clubs européens ont tenté de recruter celui qui passait pour l'un des meilleurs latéraux gauches de la décennie. Sa réponse fut toujours identique : il n'était fait que pour un seul club (bien que formé à Ferro Carril Oeste), Boca Juniors, avec qui il remporta en douze saisons cinq titres de champion d'Argentine et une Copa Argentina. Silvio Marzolini fit également partie de la fameuse génération boquense finaliste de la Libertadores 1963, perdue face au Santos de Pelé. Preuve de sa fidélité et longévité, il est le joueur de Boca ayant participé au plus grand nombre de Superclásicos, avec 29 rencontres face à River Plate. Il fut malheureusement moins heureux avec l'Albiceleste, malgré des performances toujours impeccables et deux Coupes du monde disputées, en 1962 et 1966 – il vécut également le traumatisme national de la défaite face au Pérou, lors des éliminatoires du Mondial 1970. Adulé par les hinchas argentins de tous bords, Silvio Marzolini fait aujourd'hui partie des huit idoles xeneizes (avec Maradona, Riquelme, Bianchi, Palermo, Rojitas, Rattin et Schelotto) à avoir sa statue au musée de Boca Juniors.
Et Branco ?

Bien que ne l'ayant jamais vu jouer, je m'en étais fait une idée totalement fantasmée... Il était comment ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:51  //  Aficionado de l'Argentine
Désolé Pelusa, j'avais pas vu ton com.
C'est vrai que Branco est un peu trop souvent occulté dans la hiérarchie des latéraux gauches brésiliens, sans doute parce qu'il a eu la malchance de passer entre l'immense Junior et le non moins légendaire Roberto Carlos. Il n'avait peut-être pas les mêmes qualités de contre-attaquant que ces deux-là, ni la technique de Junior ou la percussion de Roberto Carlos.
Pourtant, n'oublions pas qu'il fut très bon durant le Mondial 86 (alors qu'il était assez jeune et grand espoir de Fluminense) et qu'en 94, lorsqu'il redevient titulaire après l'expulsion de Leonardo contre les USA, il se montre ultra-décisif en inscrivant l'un des buts les plus célèbres de l'histoire de la Coupe du monde : ce fameux coup-franc face aux Pays-Bas !
Sa frappe de balle, c'était quelque chose ! A ce titre-là, Branco s'inscrit dans la tradition des plus grands canonniers brésiliens, à l'image d'autres latéraux comme Nelinho et Roberto Carlos ou des ailiers gauches Pepe et Eder...
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Note : 1
le meilleur 10 en activité
gourcuff est bien meilleur ...

quand il joue xDDD
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Jamais vu un latéral aussi fort techniquement et très facile avec le ballon! Il m'agace parfois avec ces errements défensifs mais c'est le prix à payer tant offensivement c'est un élément de poids pour le Real.

C'est simple, il y a le Real avec lui et un rentre sans, entre les deux, c'est le joueur et la nuit. C'est assez révélateur de l'importance qu'il a dans cette équipe.

Défensivement ce sera jamais Maldini, mais il revient à Casemiro de combler le vide qu'il laisse derrière lui et il le fait intelligemment.

Cette saison il est à 13 passes décisives, des stats "Messiesques", c'est assez impressionnant!
Effectivement techniquement et au niveau vision de jeu c'est très très fort.

Lahm est passé de latéral à milieu défensif, Marcelo pourrait passer de latéral à numéro 10 !
Edit: Un Real avec lui, et un Real sans*

Saloperie de correcteur automatique!
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Carvajal (ou Dani Alves au meilleur de sa forme) est plus dans le style Roberto Carlos. Rapidité, puissance, endurance. Marcelo c'est vraiment autre chose qu'un latéral moderne comme dit l'article. C'est la technique à l'état pur (peut-être le plus technique du Real avec Isco). Il a inventé le latéral milieu de terrain offensif. Evidemment, ça signifie que les défenseurs centraux mais aussi les autres milieux de terrain doivent passer leur temps à couvrir les trous à gauche. Mais quand il prend la balle, que ça fait mal à l'adversaire! Dommage qu'il rate encore trop souvent la dernière passe.
Il n'y a à mon avis que Zidane qui a pleinement réussi à tirer le meilleur rendement des caractéristiques de Marcelo.
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
Marcelo n'a pas une technique de "numéro dix". Il a une immense technique, il est brillant, inventif, intense, coloré, arlequin, mais sa technique n'est pas celle d'un dix. On doit ce rapprochement à da Fonseca (si je ne me trompe pas.
floyd pink Niveau : CFA
Ben si.
Il a la technique d'un 10, ça ne veut pas dire que c'est un 10 ou qu'il pourrait jouer 10, mais balle au pied il est aussi habile (bill) qu'un numéro 10 de grand niveau.
sauf qu'un vrai 10
se doit d'avoir une vision de jeu ...

sinon t'es un vulgaire Nasri ou BenArfa
= on te fou sur une aile parce que dans l'axe, t'assure pas suffisament.

or Marcelo en ayant jamais été aligné dans l'axe,
on sait pas trop si il a une vision "horizontale" du jeu
il déborde, dribble
mais regarde toujours dans le même sens (vers sa droite)
c'est rarissime qu'il frappe du droit et repique en vrai hein.
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
Je ne vais pas discuter avec un amateur et perdre mon temps. Un conseil : observe un moment la conduite de balle d'un dix, son rapport au ballon, serait plus juste, et puis celui de Marcelo. La technique, c'est un tout : le rapport au ballon, les mouvements du corps, les courses, les arrêts, les accélérations et les ralentis, les relations au terrain, à l'adversaire, au coéquipier...
Le soucis dans votre "débat" (je mets des guillemets parce que pour moi c'est plus une incompréhension qu'un débat) c'est la signification du nombre 10. Est ce que vous parlez du milieu offensif central dans sa globalité ? Du 10 à l'ancienne ? Du 10 moderne ?
Ben Arfa et Nasri sont autant des 10 que l'étaient Platoche, Zidane ou Pirlo au-début de sa carrière.
Seulement, le foot a évolué, et le poste de numéro 10 avec, au point que les 10 "à l'ancienne", qui dictaient le jeu à coup de passes, qui avaient une vision de jeu bien bien supérieure aux autres se retrouvent parfois un cran plus bas.
Le 10 moderne doit avoir de façon presque obligatoire, des qualités de percussion, et pas forcément une vision du jeu aussi poussée que le 10 à l'ancienne.
Marcelo est en quelques sortes un 10 moderne (je sais bien qu'il joue latéral gauche les gars), mais en tant que 10 à l'ancienne, difficile de juger si il en a les capacités (je pencherais plus pour le non)

Voilà, j'ai fait ça très vite, possible qu'il y est des petites erreurs (j'aime pas non plus forcément les termes "à l'ancienne" et "moderne", mais c'était pour que ce soit plus facile à comprendre)
Je me souviens avoir proposé, il y a de cela un an ou deux, quand Bale éprouvait de réelles difficultés à se fondre dans le collectif madrilène, d'échanger son poste avec celui de Marcelo.

Autant Bale, arrière gauche de formation, n'aurait sans doute eu aucun problème à s'adapter, autant je pense que Marcela aurait pu faire lui aussi d'énormes ravages en faux ailier droit... Mais j'imagine que le Gallois a coûté trop cher pour être aligné en défense.
5 réponses à ce commentaire.
Vu qu'il y'a un article sur Casemiro, on peut faire un lien entre le niveau de Marcelo cette saison et l'activité de Casemiro, qui le couvre dans ces montées ?
Je n'aime pas etre absolu mais il s'agit tout simplement du meilleur latéral gauche (voire latéral tout court) du monde actuellement (n'en déplaise aux fans d'Alaba)!
Je me souviens quand il venait de débarquer et qu'on l'annoncait comme le nouveau Roberto Carlos comme si une légende comme lui pouvait etre remplacée au pied levé...bah il l'a fait le con et quand tu le voyais les 2 premières saisons, c'était pas gagné! Merci pour tes errances defensives, elles valent largement le coup vu ce que tu fais balle au pied!
Javi Martinez Niveau : District
Alaba apporte aussi beaucoup offensivement met des coup francs defend très bien et est plus intelligent malgré le fait qu'il ai un peu régressé depuis 2013
Javi Martinez Niveau : District
mais marcelo est magique je ne le nie pas hein
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
C'était une pique à la con Javi (en gros je m'en était pris plein la gueule pour avoir une fois ironisé sur la possibilité de voir Alaba comme back up de Marcelo au Real agrandissant ainsi son banc deja inutilement hors norme sauf que depuis, les perfs des 2 me donnent raison), détends toi, sur les 5 dernières saisons, Marcelo, Alaba et Filipe Luis sont les réferences à leur poste!
Je ne pense pas d'ailleurs qu'Alaba ait regressé depuis 2013, il est différent, plus polyvalent (grace ou à cause de Guardiola) et comprend donc mieux le jeu, il devrait très vite redevenir flamboyant!
3 réponses à ce commentaire.
C'est quand même étonnant pour un insoumis de gauche, de repiquer naturellement dans l'axe
TEENAGE FANCLUB Niveau : DHR
Marcelo l'insoumis votera-t-il Macron ?
1 réponse à ce commentaire.
"Amoureux de l’axe"
je ne suis pas du tout d'accord.


remettre le règne d'un champion du monde en question?
vous avez fumer quoi ?

le 7-1 il en est un des grands artisans hein ...
point de vu brésilien, ses exploits avec le Real
c'est un peu comme pour Messi et les siens barcelonais
je pense ... ça leur fait une jambe aux auriverde !
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
J'ai le sentiment que beaucoup ici ne savent pas ce qu'est un 10. Ce n'est pas un hasard, cela n'existe pratiquement plus.

Un 10 doit être technique, mais sa technique, ce n'est pas celle d'un avant, celle d'un ailier...c'est une technique déterminée, très précise, difficile à qualifier. Platini disait que le geste essentiel au foot, c'est le contrôle. C'est une bonne approche du 10. Platini n'avait pas une technique affolante, spectaculaire, il était très loin des rois du maniement de balle. Mais il avait quelque chose, le contrôle, au sens fort du mot. Quand le 10 a le ballon, t'es rassuré, tu sais qu'il y a un pilote dans l'avion, et une âme dans la machine.

La technique du 10 est une technique de vision. Je vais m'expliquer; je note d'abord ceci : Il y a des mecs qui ont une immense technique, mais qui ne voient rien, ou pas plus loin que le bout de leur nez : par exemple, un certain Ben Arfa.

La technique du 10 est au service d'une vision. Elle est même essentiellement une affaire de vision. Une manière, un style. Une vision au sens où l'on parle de la vision d'un artiste ou d'une vision du monde. Le 10, c'est pas le mec qui voit mieux, qui voit plus vite, c'est le gars qui voit autrement, le mec qui voit autre chose. C'est le mec dont le regard construit une réalité invisible et qui la rend visible quand il touche le ballon. Faites attention à la manière dont tout devient clair, évident, à la manière dont l'espace et le temps se donnent à voir et à sentir quand un vrai 10 touche le ballon... Il n'a besoin de rien faire. Il n'a besoin de rien faire, et le monde se métamorphose. Il change de disposition, de rythme, de configuration.

Un 10, c'est une capacité à construire le rythme d'un match, à varier ses vitesses et ses lenteurs...
Un 10, c'est le rythme, la vision panoptique et les agencements collectifs, la construction de rapports, entre le proche et le lointain.

Vitesse et lenteur, mouvement et repos; c'est ça le domaine du 10.

On est loin de ça avec Marcelo; beaucoup de vitesse et d'intensité, de puissance et de gestes magnifiques, mais très peu de sens du rythme et de la modulation.. Son jeu manque de respiration, et de halte; d'harmonie. Il affole les matchs, plus qu'il ne le rythme.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Tout ca parce que certains pensent que BALLE AU PIED il a la technique d'un 10? Raccourci évident pour dire milieu offensif...
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
D'autant plus que balle au pied, il n'a pas la technique d'un 10. La technique d'un 10 balle au pied, c'est un Riquelme, un zidane, un platini, et cela n'a rien à voir avec Marcelo. La technique d'un 10, c'est une technique-vision, c'est une technique chef d'orchestre, une technique panoptique...
The Chosen One Niveau : CFA2
Le 10 parfait c'est Zidane, la meilleure première touche du football, sur son 1er contrôle il se retrouve face au jeu et il élimine déjà le milieu de terrain défensif forcément le central à sortir de l'axe = BOOOM décalage

Zidane c'est les deux pieds, un sens de la passe et de la passe dans le bon TEMPO et c'est ça le plus important. Et surtout de savoir se situer sur le terrain et prendre la bonne décision, dribbler quand il faut, accélérer ou ralentir quand il faut, frapper ou la donner quand il faut

Quand les gens disent que Marcelo a la technique d'un 10, il parle de l'aisance technique et de la facilité balle au pied propre à ce poste et ça Marcelo les a

enzo-l'idole_de_zizou Niveau : District
Exactement ! Le 10 parfait c'est Zizou.
Valdano avait dit a propos de Zizou:

"C'est un joueur fabuleux car il oxygène le jeu, si le jeu est compressé d'un coté, il suffit de donner le ballon à Zidane pour que, tout d'un coup, le jeu respire."
Cafu crème Niveau : Ligue 2
 //  18:45  //  Ultra de l'AS Rome
Et surtout une protection de balle de cochon apte à faire baver un milieu entier pendant 90 min le Zidane.
floyd pink Niveau : CFA
Dis moi @Khaldoun, tu serais pas constamment de mauvaise foi voire même chiant dans vie ?
Arrete un peu de faire de la démago sur chacun de tes commentaires.
Marcelo joue arrière gauche et ça sera toujours son poste, car c'est dans cet exercice qu'il est le meilleur. Personne n'a dit que c'était un 10, ou alors c'était de l'ironie pour, justement, souligné sa technique qui, que tu le veuilles ou non, est supérieur à la moyenne d'un arrière gauche et qui donc se rapproche de la technique d'un numéro 10, c'est tout.
pour ce qui est du tempo du match
(gestion temps forts/faibles avec ou sans ballon)

c'est pas que l'affaire "du passeur"
(qui en jouant court horizontal temporise et en jouant en profondeur vertical dès la relance accélère le jeu)

le dribbleur qui est à ses côtés (le 8)
a un rôle tout aussi important, entre choisir quand il faut provoquer et chercher à créer le surnombre face aux défenseurs

et quand patienter un peu en se promenant horizontalement (passer entre le 10 et le 6, faire de la possession pour faire monter le bloc défensif).
floyd pink Niveau : CFA
Et toi
Frenchies

Est ce que cette manière
que tu as d'écrire

c'est pour accélerer le
débat ou pour le

ralentir. Ou c'


est juste que tu es en
recherche d'identité ?
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Romansochaux Niveau : Ligue 2
 //  17:43  //  Amoureux de Sochaux
Note : -2
Excellent commentaire Ibn. Le 10 c'est le mec qui sait, qui sait où doit aller le jeu, où doit aller la balle et où ses coéquipiers doivent se mouvoir.
Le 10 parfait pour moi c'est Zizou ou Riquelme.
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
Merci : et cela n'a rien à voir avec Marcelo. On est d'accord.
12 réponses à ce commentaire.
un latéral, ce doit d'être un bon défenseur
car dans une équipe, si t'as 2 marcelo (un de chaque côté) t'es quand même pas bien hein ..


ça ne l'oubliez pas trop.
sa limite, elle est là.
aussi doué soit il avec le ballon
(il a juste l'ADN brésilien en la matière)


la question est plutôt:
serait il un très bon "purement ailier gauche" ?

ça j'en ai l'impression !!

bien que ce soit quand même pas du tout le même poste.
entre celui qui "déborde/centre" tout bêtement, en 2 contre 2 normalement (en arrivant lancé)
et celui qui sert de relais au latéral et a nettement plus de dribble que de sprint au programme (et qui est un attaquant au sens, doit apporter des solutions à l'avant centre).
J'avoue que j'aimerais bien voir Marcelo milieu gauche, ca pourrait lui convenir et il n'aurait plus à faire semblant d'en avoir quelque chose à foutre de défendre! C'était d'ailleurs déja un peu le cas quand le Real jouait en 3-5-2 et ca passait!
oui c'est bien vrai

mais quand t'es en 3-xxx
t'as alors derrière 3 "axiaux"

si marcelo est au milieu, faut voir qui est le milieu droit
mais si c'est un défenseur de métier aussi
t'es pratiquement dans un 5-XXX en vrai.
C'était Carjaval et vues les velléités offensives des 2 lascars, difficile de voir ca comme une défense à 5 en vrai...
un mec derrière son PC Niveau : Ligue 1
 //  16:12  //  Supporter de l'Marseille
Je crois me souvenir que Marcelo n'était pas du tout à l'aise dans ce rôle de milieu gauche, selon lui il partait de trop haut pour pouvoir pleinement s'exprimer. Ce peut se comprendre, car en plus de taquiner la balle, il aime aussi combiner avec son ailier, aspirer son adversaire et l'éliminer par un une-deux etc
Et comme le dit l'article, il aime aussi repiquer dans l'axe, et pour ça, il lui faut de l'espace, donc ne pas jouer avec 5 milieux et 2 attaquants
4 réponses à ce commentaire.
Même si je lui préfère Dani Alves (c'est vrai c'est pas le même coté mais ça reste un latéral) par sa présence défensive, Marcel m'impressionne surtout par son endurance. Le mec est capable de se taper un rush en prolongations après avoir gambadé durant 110 min sans perdre sa lucidité.

Ou bien c'est un Lance Armstrong bis. (c'est de l'humour)
En fait il est juste plus fort que Matuidi...
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
"Technique d'un 10" : il faut décidément tout expliquer à ceux qui ne connaissent rien ni à leur langue ni au foot...La technique d'un 10, c'est la technique qui fait un 10, la technique que possède un 10... elle doit être la sienne, produite par lui, inventée par lui, comme un tableau de cézanne est un tableau de Cézanne...Cette technique n'existe pas en soi, elle n'existe qu'actualisée, mise en oeuvre par un 10, par tel ou tel numéro 10...Dire que Marcelo a une technique de numéro 10, c'est ne rien piger à des évidences logique, de sens, et au foot.
Je crois que tout le monde a compris ton point de vue, pas la peine d'écrire le même post tous les 10 commentaires.
Je vais pas débattre plus que ça, tu dois sûrement beaucoup trop souffrir des "10" actuels pour que je rentre en contradiction avec toi moi aussi
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
Ce n'est pas mon point de vue, c'est juste l'explication de l'expression "technique d'un numéro 10". Une définition. Rien de plus. Qui ne pige pas ça, ne pige rien à ce qu'il dit. La technique d'un 10 c'est la technique d'un 10 comme le sourire de Mona lisa est le sourire de Mona Lisa. Simple.
Sauf que le poste de 10 a évolué (la majorité des 10 que tu décris ne jouent plus réellement 10 en plus, mais reculé), et que tout le monde se tord le cul (pardonnez l'expression) à t'expliquer que quand on parle de Marcelo en tant que 10, on parle de conduite de balle, percussion etc.
Des qualités qu'un 10 moderne se doit de posséder.
C'est évident qu'on ne parle pas de vision de jeu, de dicter un tempo et tout le reste, personne ici a dit que Marcelo ferait un excellent 10, bien qu'il ait quelques qualités (j'ai dis "quelques", ne ressort pas un pavé pour m'expliquer toutes les qualités du 10) pour ce poste
Il y a d'ailleurs très peu de 10 tels que tu les décris, 2 ou 3 par génération pas plus, donc t'imagines bien que personne ne mettrait Marcelo au niveau de ces quelques génies du ballon rond.

Si tu peux pas comprendre que personne ne met Marcelo au niveau des grands 10 qui ont marqué le foot, je peux rien pour toi.
3 réponses à ce commentaire.
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