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Marcelo l'insoumis

Autrefois pointé du doigt pour ses errements défensifs, Marcelo a su imposer son style de jeu atypique pour un latéral, même moderne. Amoureux de l’axe, à l’aise avec son mauvais pied, Marcelo crée tout, même l’impossible : remettre le règne de Roberto Carlos en question.

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La question a longtemps gêné les trentenaires. Ils osent désormais se la poser, et c’est un petit exploit. Souvenir impérissable de pralines supersoniques, de déboulés flamboyants et de buts en pagaille à ISS Pro, Roberto « Larcos » Carlos et ses cuisses à faire passer Jupiter pour un anorexique étaient la référence au poste de latéral gauche. Mais depuis quelque temps, un joyeux luron pointe le bout de sa touffe et essaye tant bien que mal de remettre en cause le règne de son aîné. Marcelo Vieira da Silva Júnior, 28 piges, a libéré le Real Madrid ce week-end face à Valence (2-1), une dizaine de jours après avoir marché sur le Bayern Munich. Des prestations impressionnantes de plus en plus habituelles pour l’ancien de Fluminense, qui réalise le tour de force d’amener les plus nostalgiques à enfin formuler cette interrogation : Marcelo est-il plus fort que le mythe Roberto Carlos ?

Roberto Carlos et le fameux « latéral moderne »


Les supporters du Real Madrid sont des enfants gâtés. Ils ont eu le droit à neuf années de Roberto Carlos, tandis que Marcelo entamera la saison prochaine son dixième exercice au sein de la Maison-Blanche. Finalement, à eux deux, les Brésiliens assurent la gauche forte du Real depuis 1997. Le temps pour les fans des Merengues de ramasser des titres et de voir le football évoluer, et avec lui le rôle du latéral. Employée à tort et à travers, l’expression « latéral moderne » est sortie des cuisses de Roberto Carlos, l’un des pionniers en la matière. Avaler les kilomètres en collant la ligne, être une force offensive dans la verticalité, centrer – coucou Zizou –, prendre les espaces, être capable de marquer si besoin, le tout en arrivant à répéter les efforts. Pas emmerdé par le ballon, Roberto Carlos a – dans un imaginaire collectif également influencé par la Super Nintendo puis la PS1 – été le premier latéral ultraoffensif sans pour autant être systématiquement remis en cause défensivement, ce qui a longtemps été le cas de Marcelo, notamment sous Bernd Schuster, puis Juande Ramos. Une différence qui s’explique aisément.

Marcelo, le centre gauche


Si Manuel Pellegrini, puis José Mourinho se sont attelés à inculquer un peu de tactique défensive et à faire de Marcelo un joueur capable d’apporter des deux côtés du terrain, les carences de l’homme à la touffe s’expliquent facilement : s’il est aisé de faire le parallèle avec les nouveaux latéraux qui arrivent, souvent plus portés vers l’offensive que vers le repli, Marcelo ne mange pas de ce pain-là, il n’est pas ce que l’on appelle un « latéral moderne » . Ou alors il est un latéral « ultramoderne » . En effet, contrairement à Ivanović ou Lahm avant, ou Mendy et Meunier aujourd’hui, le jeu de Marcelo est impressionnant, car il ne s’inscrit pas seulement dans la verticalité. Marcelo ne mange pas la ligne de touche et ne joue pas exclusivement sur son pied fort. À l’aise avec le pied droit et surtout dans son élément dans l’axe où sa vista fait mouche, Marcelo apporte également une solution horizontale au jeu du Real Madrid. Avec sa technique de numéro dix, il ne donne pas seulement des solutions dans la profondeur de son couloir, mais vient faire des relais et des percées dans l’axe du terrain. Un apport incroyable, mais un risque supplémentaire défensivement, que le Real accepte volontiers. Au fond, la question n’est donc pas de savoir si Marcelo est plus fort que Roberto Carlos. Il a simplement su sortir du rôle moderne créé par son prédécesseur. Et quand on voit ce que ça donne sur le terrain, ce ballet de vitesse et de maîtrise, le tout avec un immense sourire aux lèvres, on en redemande. Et on a hâte de voir qui prendra la suite.

Par Swann Borsellino
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