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Marcelo Bielsa et la valeur travail

À claquer des scores insensés avec une équipe incapable de mettre un pied devant l'autre la saison passée, Marcelo Bielsa vient de donner à la Ligue 1 sa première leçon.

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Le travail


Pourquoi ? Pourquoi chercher des excuses ? Pourquoi rejeter la faute ? Pourquoi invoquer le sort, puis le ciel, puis le destin quand on a décidé de le tenir entre ses mains depuis le commencement ? Pourquoi invoquer le football, puis l'arbitre, puis l'adversaire, puis ses irrégularités et son obscurantisme quand on a décidé d'y consacrer son existence ? Aucune ironie n'est possible, aucune jouissance n'est acceptable, aucune excuse n'est tolérée. Elles sont l'apanage de ceux qui trompent lourdement, de ceux qui mentent, de ceux qui jouent, de ceux qui s'amusent. Et se trompent eux-mêmes. Pas de ceux qui travaillent. Alors, lorsqu'il prend la parole, Marcelo Bielsa, tête baissée, compte chaque mot, soupèse leur signification. Et souffre à chaque seconde avec eux. « C'est un résultat juste, nous avons joué avec beaucoup de sérieux, toujours de la même manière, indépendamment du résultat, sans excès, avec beaucoup de sens du sacrifice, et contre un noble rival qui a maintenu une attitude vaillante. Ça a été un très joli match. Nous avons eu une supériorité à la fois constante et progressive. On a bien attaqué et on a bien défendu. Les larges victoires peuvent générer de l'excès de confiance, mais nous allons essayer de nous en garder. C'est bien sûr trop tôt pour parler du titre, nous devons simplement continuer sur cette voie. Ne tirons pas de conclusion sur une portion du championnat, nous jugerons à la fin » , a-t-il exprimé hier soir, après le 5-0 infligé par ses joueurs au Stade de Reims. Il n'y a pas de guerre facile pour Marcelo Bielsa, qui respecte Reims, un noble rival. Comme il n'y a pas de verbe facile. Comme il n'y a pas de phrase facile. Comme il n'y a pas d'entraînement facile. Et comme il n'y a pas de posture facile. La facilité, c'est pour les lâches. C'est le renoncement. C'est la mort. Ce qui compte, c'est la précision. C'est la justesse. C'est la vérité.

L'éthique


Que dire alors des autres ? Ceux qui ont arrêté de travailler depuis longtemps ? Les gestionnaires ? Les fonctionnaires ? Les communicants ? Ceux qui annoncent prendre une année de repos et finissent à commenter des matchs à la télévision. À donner leur avis. Ceux qui s'épanchent dans les médias, commentent, ont des opinions, sont les amis des journalistes, les amis des amis. Ceux qui passent commande avant l'été, puis se brouillent à la rentrée avec leur supérieur pour des courses incomplètes. « Il me manque un latéral. » « Je n'ai pas obtenu ce que je voulais. » « La saison va être longue, je vous l'annonce... » Ils se plaignent. Marcelo Bielsa, lui aussi, a critiqué son supérieur pour tromperie, une fois le mercato estival terminé. Mais il a refusé de s'en plaindre. Il a simplement demandé qu'on le respecte autant qu'il respecte sa tâche. Interrogé lundi sur la durée de son contrat, il s'est exprimé en des termes très clairs : « Un contrat à long terme protège plus un entraîneur que l'institution. Dans mon précédent club, c'était pareil. C'est bien un contrat de deux ans, mais avec une clause prévoyant qu'au bout d'un an, le contrat peut s'arrêter. Les deux parties peuvent la déclencher. (...) Le football est aléatoire et le prestige des entraîneurs et des clubs conditionnent la relation. J'estime que le prestige de l'OM est supérieur au mien. » Marcelo Bielsa a demandé à être jugé sur son travail. Et rien d'autre. Car la valeur suprême lorsqu'on travaille, c'est l'éthique. Alors Marcelo Bielsa retournera s'asseoir sur sa glacière, seul, et il refusera toute compromission, toute relation d'amitié, tout sourire.

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Par Antoine Mestres
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