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Marcelino sur la route de Pellegrini

Débarqué à Villarreal avec le costume de pompier, Marcelo squatte toujours le banc du Madrigal deux ans et demi plus tard. Une période durant laquelle il s'est imposé comme l'un des meilleurs entraîneurs de Liga. Désormais, ne lui reste plus qu'à reprendre le flambeau de Manuel Pellegrini.

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Les victimes de Radamel Falcao peinent à se renouveler. Inoffensif et passif depuis son départ de l'Atlético de Madrid, le Colombien conserve ses meilleurs souffre-douleur en Espagne. Villarreal et ses aficionados ne s'en rappellent que trop bien. Dans l'histoire du sous-marin jaune, la silhouette du Tigre renvoie irrémédiablement vers cette 88e minute de l'ultime journée de la saison 2011/12. Un cauchemar qui prend la forme d'un penalty transformé par le natif de Santa Marta, synonyme de descente en Liga Adelante. L'héritage de Manuel Pellegrini, parti deux ans plus tôt pour le Real Madrid, encaisse alors un coup considéré, à l'époque, comme fatal. Avec sa deuxième place acquise en mai 2008 et sa demi-finale de Ligue des champions de 2006, l'entraîneur chilien fait office de gourou du Madrigal. Un statut de semi-dieu qui semblait inaliénable à la suite de la rétrogradation du club il y a de ça trois ans. Et ce, jusqu'au 14 janvier 2013, date de l'arrivée d'un coach à l'allure rigoureuse et au style de jeu entraînant. Car sous l'égide de Marcelino Garcia Toral, Villarreal espère retrouver sa splendeur chilienne.

Marcelino, ou le magicien des montées


Dès sa nomination suite au limogeage de Julio Velazquez, l'entraîneur asturien interpelle la nébuleuse du sous-marin jaune. Son diagnostic se veut implacable : « Passer de la Ligue des champions à la lutte pour le maintien t'emmène dans une spirale négative. La relégation te laisse, elle, en état de choc. En Seconde Division, surtout s'il jouait il y a quelques années l'Europe, le joueur sait qu'il est supérieur, mais il doit le démontrer pendant 90 minutes. » Un discours, plus sévère qu'alarmiste, qui réveille ses poulains. Septièmes au moment de cette reprise en main, ils enchaînent les scores fleuves et grappillent, une par une, les places offrant un accès direct vers la Liga. Cinq mois plus tard, la cerise et le gâteau reprennent le chemin d'un Madrigal qui s'apprête à retrouver les cimes nationales. Marcelino Garcia, pour sa part, ne fait que se répéter. Et pour cause : lors de ses expériences antérieures, il avait déjà connu deux montées - en 2006 avec le Recreativo de Huelva, puis en 2009 avec le Real Saragosse. Celle avec Villarreal relève de la mission accomplie : reste à ne pas s'en gausser.

Travailleur acharné et éternel insatisfait, il entame une relation idyllique avec Fernando Roig, président amoureux de son Villarreal. Justement, cet homme d'affaires aux formes rondelettes entend donner les clés du camion sportif à Marcelino. Si bien que lorsque Cani, idole du Madrigal et symbole de l'aficion, commence à exprimer quelques critiques, il est prié de partir en prêt à l'Atlético de Madrid. Non prolongé, il évolue aujourd'hui au Deportivo La Corogne… Une fin d'histoire d'amour qu'avait connue Riquelme en son temps. En bisbille avec Manuel Pellegrini, lui aussi avait été invité à quitter le navire. Entier et sans concession, Marcelino mène sa barque à son gré et profite de la cantera pour approvisionner son effectif. Une touche maison qui ne fait que renforcer sa cote de popularité auprès de sa direction et de ses supporters. C'est d'ailleurs l'une des rares différences qui l'opposent à Manuel Pellegrini : il n'active que peu la fibre sud-américaine si chère à Villarreal. Les exceptions Musacchio, Vietto et Gabriel Paulista mises à part, les figures émergentes de son sous-marin jaune renvoient à des noms des plus espagnols.

« Encore plus fort que l'Atlético en contre »


Pour sa troisième saison en Liga avec Villarreal, Marcelino entend bien poursuivre la progression affichée depuis le come-back en Primera. Un défi qui, à défaut d'être impossible, reste compliqué. Sixième en 2013/14 et en 2014/15, le sous-marin jaune entend bien titiller Valence, Séville et Atlético. Pour ce, il peut compter sur un bloc homogène qui ne fait pas de la possession son dada. Victor Muñoz, actuellement à la tête du Real Saragosse, n'hésite pas à faire de la bande à Marcelino « une équipe encore plus dangereuse que l'Atlético lors des phases de contre ou d'attente » . Un constat qui, ajoutez au recrutement estival sur mesure, promet de belles soirées au Madrigal. Pour ce qui est de l'acquis, Marcelino peut déjà se targuer d'être le second entraîneur le plus capé de Villarreal. Malgré sa centaine de feuilles de match, il reste encore loin des 190 matchs de Manuel Pellegrini sur le banc jaune. Plus que des records, c'est bien d'épopées européennes ou de surprise en Liga dont rêve l'antre du Submarino Amarillo. Dépasser le maître chilien n'a donc rien d'une tâche aisée.

Par Robin Delorme, à Madrid
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article tres intéressant merci!

ps: 2 articles sur milan/inter et idem pr villareal/grenade, cool mais aucun sur ajaccio/monaco? ou meme sur le match que tout l'ouest attend: nantes/ rennes!
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