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Maradona, sans peur et sans reproche

Comme en 2006, l'Argentine affronte le Mexique en huitième de finale. Et comme toujours, Diego Maradona est en grande forme. Ces derniers jours c'est Ricardo La Volpe, Juan Sebastian Veron, Walter Samuel et les journalistes qui ont fait les frais du Pibe de Oro.

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Pas de grands travaux, juste quelques rafistolages dans les rangs de l'Argentine ce soir. Nicolas Burdisso conserve sa place, en défense centrale, aux côtés de Martin Demichelis. Walter Samuel a été jugé inapte par le staff médical et Diego Maradona. «  Si tu n'est pas à 100%, tu n'aides pas tes partenaires. Je vais aligner la meilleure équipe possible, car il faut respecter ce maillot. Je n'ai jamais privilégié personne » , a lancé ce dernier lors d'une conférence de presse à laquelle a assisté...Hristo Stoichkov et Salvatore Bagni, un ex-coéquipier napolitain, désormais consultant pour la télévision italienne. El Diez n'a toutefois pas confirmé l'équipe qui débutera. Au vu des séances d'entrainement de la semaine, Nicolas Otamendi retrouverait sa place au poste d'arrière droit, afin de verrouiller une défense aux abois lorsque l'adversaire se fait plus pressant. Du coup, Jonas Gutierrez sortirait de la formation de départ pour la première fois depuis que Maradona a pris en main l'Albiceleste.

«  Respecter ce maillot »

La surprise du chef reste la mise à l'écart de Veron, métronome appliqué face à la Grèce, quoiqu'un peu court physiquement. Le poids des années à n'en pas douter.
Maxi Rodriguez, plus emprunté, a convaincu on ne sait trop comment Maradona de le reconduire pour ce huitième de finale pimenté. A moins que ce ne soit pour une question de superstition, la Fiera (le fauve) ayant inscrit il y a quatre ans en Allemagne le but de la victoire – le plus beau du Mondial, sans aucun doute – en prolongations, au même stade de la compétition. «  Ce match est gravé dans ma mémoire » , a reconnu cette semaine Maxi. Hormis ces changements, le reste de la formation ressemblera fortement à celle qui a débuté contre le Nigéria. Très critiqué ces derniers mois, Maradona sent que le vent a tourné. « C'est difficile d'avaler que ceux qui disaient que notre équipe était un désastre prétendent aujourd'hui que nous sommes une excellente sélection. Les joueurs sont les mêmes... C'est la raison pour laquelle nous poursuivons avec les mêmes idées que nous avions avant le Mondial » , a déclaré le sélectionneur des ciels et blanc, avant d'ajouter qu'il n'avait « aucune rancœur. Cela me rend juste fou que les joueurs ne soient pas respectés et que les gens ne sachent pas demander pardon. Aujourd'hui, les joueurs sont adulés en Argentine, même certains qui s'étaient fait descendre » .

La Volpe, ce «  traître »

El Diez a ensuite repris de volée son ancien coéquipier de la sélection (champion du monde en 78) et entraineur du Mexique à la Coupe du monde 2006, Ricardo La Volpe, qui souhaite que la Tricolor l'emporte. « L'Argentine sait déjà ce que c'est d'être champion du monde. Cela fait trente ans que je travaille au Mexique et j'aimerais qu'on reconnaisse que le Mexique a progressé » , avait déclaré La Volpe. « Je n'ai pas aimé ce qu'il a dit. On peut avoir du respect pour pays qui vous a donné du travail pendant longtemps, mais cela ne signifie pas qu'il faille être un « vendu de la patrie  » . Il a la mémoire courte : il a le droit d'être reconnaissant envers le Mexique, mais il ne faut pas qu'il oublie qu'il a défendu les couleurs de la Seleccion en 78. Cela me paraît inapproprié » , lui a rétorqué Maradona. L'Albiceleste, c'est sacré.

Alejandro Carbone

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