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Maradona : « Moi, des buts de la main, j’en ai inscrit beaucoup »

Diego Maradona, qui fête aujourd'hui ses cinquante-six ans, a attendu le trentième anniversaire de la victoire de son équipe au Mundial 86 pour revenir sur le sommet de sa carrière. En mode Inside with Diego, le capitaine de l’Argentine se raconte à la première personne, sans fard et sans détour. Pour balancer quelques punchlines bien senties, mais aussi pour régler quelques comptes. Comme toujours avec Diego. On ne commentera pas ses écrits. Pas de blasphèmes. « El 10 » , on le cite.

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En préambule, Diego explique le pourquoi de son bouquin Ma vérité : «  Pour la première fois depuis bien longtemps, nous avons passé Noël tous ensemble, à la fin de l’année 2015, dans la maison familiale de Villa Devoto. (...) Ce soir-là, quelqu’un, et je ne me souviens plus qui, m’a offert une copie de la Coupe du monde. Ce trophée, je pouvais à nouveau le prendre dans mes bras, le bercer comme un bébé. (...) Et je me suis dit que ce bonheur fou était certainement le plus beau cadeau que j’avais offert à mes parents. Le plus beau des cadeaux. Pour eux et pour tous les Argentins. (...) Des années et des années plus tard, trente ans pour être plus précis, je me rends compte qu’être heureux, c’est rendre heureux les autres. Et je pense que les Argentins ont été heureux de ce qu’on a accompli au Mexique. (...) Dans ce livre, je vais vous raconter toute cette histoire. À ma manière, qui n’est pas celle d’un autre. » Ça, on s’en doutait. Sur les terrains comme sur le papier, Diego cultive sa différence.

« Je me prenais pour un président »


La victoire de cette Coupe du monde par l’Argentine de Maradona commence en amont lorsqu’il s’empare du brassard de capitaine : « J’avais vingt-quatre ans, mais je me sentais fait pour cette fonction. J’avais les épaules suffisamment larges pour ce genre de responsabilité. Et dans ce rôle, je remplaçais Passarella, qui avait été un capitaine historique de la sélection. Mais mon tour était arrivé. » Il ne restait plus qu’à définir quel serait son credo avec le brassard autour du bras : « La première chose que je me suis dite, après avoir exaucé mon rêve, c’était qu’il fallait installer une idée forte : jouer avec le maillot de la sélection sur le dos, c’était la chose la plus importante du monde. Tandis que jouer avec le maillot d’un club européen, ça te permettait de gagner beaucoup d’argent. »

Et pour mener à bien sa mission et montrer l’exemple en équipe nationale, le meneur de jeu du Napoli va devoir affronter des ennemis inattendus. Par exemple au moment de participer aux éliminatoires qui conduiront l’Argentine au Mexique : «  Le dimanche 5 mai (1985), quelques heures avant le match contre la Juve, j’ai donné une nouvelle conférence de presse. Je me prenais pour un président, car je donnais des conférences tous les jours. Mais là, j’étais vraiment furieux, j’étais chaud comme la braise, parce que la Fédération italienne avait envoyé, le vendredi, un télex aux clubs – au Napoli pour moi et à la Fiorentina pour Passarella – pour leur dire qu’il nous était interdit de voyager et de rejoindre notre sélection avant la fin de notre championnat. Ils menaçaient même de nous suspendre. Passarella a préféré jeter l’éponge. Moi ? Jamais de la vie. » Comme souvent, Diego la joue cartes sur table et sans filtre. Et quand il a une idée en tête...

Passarella ? « Un monstre, une tête de lard, un égoïste »


Passarella, justement. L’ancien et le nouveau capitaine de l’Argentine s’affrontaient alors en Serie A. En sélection, il ne devait en rester qu’un. Diego revient sur le moment où le rapport de force s’est inversé, à un mois du Mondial mexicain : « Le clash nous pendait au nez. Parce qu’il y avait un malaise avec Passarella. (...) Il ne savait pas, non plus, que quelqu’un avait réussi à se procurer la liste des appels internationaux passés depuis notre téléphone avant de me la donner. On devait tous payer, alors qu’il n’y avait que lui qui passait des coups de fil. J’ai décidé d’aborder ce problème et de l’attaquer une nouvelle fois, de front : "Écoute Passarella, si tu regardes bien la facture, tu vas te rendre compte qu’il n’y en a que pour toi. Il n’y a que des coups de fil que tu as passés. Je n’ai pas téléphoné une seule fois à Naples, il n’y a pas un seul coup de fil de Valdano à Madrid. Et d’ailleurs, il n’y a pas d’autres coups de fil, à part les tiens." J’ai senti que le vent avait tourné. Mes coéquipiers étaient avec moi. On était face à un monstre qui touchait plus de deux millions de dollars par an, et qui voulait maintenant qu’on lui paie son téléphone. Un monstre, une tête de lard, un égoïste. Et là, il n’y avait plus de match entre les maradonistes et les passarellistes, puisque j’avais gagné par K.O.  »

« J'ai brisé le mythe Platini. Je l'ai tué »


Cette Coupe du monde 1986, Diego la résume à un duel de « 10 » franco-argentin, une prolongation du championnat italien qui fait à l’époque office de référence européenne et mondiale : « Il faut bien dire la vérité, celui qui avait l’image de vainqueur, celui qui gagnait tous les titres, c’était bien Platini. Moi, j’étais le jogolieri, celui qui faisait le spectacle avec mes petits ponts, mes coups du foulard, mes coups du sombrero, mais moi, je ne faisais pas de tours d’honneur. Je ne gagnais pas de titres. Ce que je voulais maintenant, c’était gagner des titres. (...) Et c’est ce qui s’est finalement passé : je me suis battu, battu et battu et finalement, j’ai brisé le mythe Platini. Je l’ai tué. » Même si le fond du problème ne se limite pas qu’au sportif selon le capitaine de l’Albiceleste : « Si tu regardes bien, celui qui a enlevé son short pour se mettre une cravate, c’est Platini, le fameux Platini, le pire de tous. Il y a trente ans, je le voyais, le Français, tout parfumé, très light... C’est quoi son problème à Platini ? Platini, il a toujours joué un double jeu, il a toujours été des deux côtés du comptoir : il aimait manger du caviar et boire du champagne, mais il voulait également se montrer avec les joueurs, avec ceux qui essayaient de lutter contre le système, ceux qui étaient prêts à faire grève si ça avait était nécessaire. Lui, il portait les deux maillots. Il était des deux cotés. Ou en tout cas, il voulait être des deux côtés. »

« Dans le fond, je voulais être le Che »


Bien sûr avec Maradona, il y a toujours des digressions. Quand l’ex-sélectionneur de l’Argentine (pour la Coupe du monde 2010) se rêve en pape du foot, cela donne ça : « Moi, je trouve ça top, mais vraiment top, que ce pape s’occupe enfin de ses affaires et de ceux qui en ont le plus besoin. (...) Le pape, il fait au Vatican ce que j’aimerais faire à la FIFA, il faut en finir avec les pots-de-vin, avec cette maudite manie d’acheter les Mondiaux. Si le pape se préoccupe et s’occupe de ceux qui ont faim, les dirigeants du football devraient de préoccuper de ceux qui jouent et de ceux qui regardent.  » L’occasion aussi de nous confier son secret le plus profond dans sa lutte face à l’ogre de la FIFA depuis cette Coupe du monde 1986 : « Moi, dans le fond, je voulais être le Che. Mes armes étaient mes jambes et les cartouches, le ballon. »

Bon et sinon ce Mondial, cette montée en puissance des Argentins jusqu’à la finale. Que retenir ? Cette « mano de Dios » , forcément. Un geste assumé, comme tous les autres : « Moi, des buts de la main, j’en ai inscrit beaucoup. Aux Cebollitas, à Argentinos, à Boca ou au Napoli. (...) Avec le Napoli, j’en ai également inscrit un de la main contre l’Udinese (...) Zico s’est approché de moi sur le terrain et m’a dit : "Si tu n’avoues pas que tu l’as marqué de la main, tu es vraiment malhonnête." Je lui ai serré la main et je lui ai répondu : "Enchanté, Zico. Je m’appelle Diego Armando 'Malhonnête' Maradona." » Mais il ne faut pas s’arrêter à une seule explication avec Diego. Pour revenir à l’origine de l’appellation de ce but, le capitaine argentin nous replonge dans le contexte historique de la guerre des Malouines entre l’Angleterre et son pays quatre ans auparavant : «  Je ne savais pas vraiment comment j’allais pouvoir gérer la conférence de presse d’après-match. Et j’ai dit, en pensant à tous ces gamins qui étaient morts, que c’était la main de Dieu qui m’avait permis d’inscrire ce but. En pensant à tous ces gamins disparus aux Malouines... Et c’est ce que je continue de penser, de ressentir, trente ans plus tard. »

Pour Peter Shilton, sa victime anglaise sur cette action, il réserve un tacle bien appuyé dont il a le secret : «  Shilton, lui, ne s’en est jamais vraiment remis. Il est toujours en colère, comme tout bon gardien de but. De vraies têtes de lard... Il a même dit : "Je n’inviterai pas Maradona à mon jubilé..." OK. Mais, dites-moi, qui a envie de participer au jubilé d’un gardien de but ? Et en plus, celui de Shilton ? Shilton, l’homme aux amortisseurs cassés. Vous n’avez jamais vu comment il marche ? Regardez, vous allez voir. Il a vraiment besoin de changer ses amortisseurs. » Une punchline comme une autre extraite d'un bouquin de 272 pages de cet été mexicain 1986 totalement maradonesque. Du début à la fin.

Par Benjamin Laguerre Maradona, Ma vérité chez Hugo Sport (traduction d’Alexandre Juillard), mai 2016, 18 euros.
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J'ai lu le livre. Et comme souvent quand Maradona parle, on est déçu.
Le problème de Maradona, c'est qu'on ne peut pas le croire. Jamais.
C'est le plus grand joueur de tous les temps, mais il ne peut pas s'empêcher de mentir, d'en faire des caisses pour se donner le bon rôle. À chaque fois, il place un petit mensonge par-ci, un petit mensonge par-là afin de retomber sur ses pattes.
Il zappe volontairement le contexte, la vérité, pour que l'on croit ses propos, pour qu'on aille dans ce sens et se dire "putain mais quel bonhomme ce Diego !!!!".
Forcément, si on l'a pour idole, on tombe dans la panneau. Mais si on se penche précisément sur le dossier, ba on découvre rapidement la supercherie.
Le truc sur Platini par exemple, c'est juste naze. Quand Maradona commence à gagner des titres, Platini est "mort" pour le football. Il ne l'a jamais tué. C'était juste que Platini était terminé pour le ballon rond. Il a pris le relais quoi.
C'est comme si Messi disait "j'ai tué le mythe Zidane" : ba non, t'es juste arrivé au sommet quand il a arrêté quoi.
C'est marrant de ressortir tous ses mensonges, il y en a tellement.

Et puis, il y a ce côté anti-système que veut se donner Maradona alors qu'il est le système par excellence. Le Anelka argentin en somme.
Il crache sur Platini maintenant, mais pour aller à son jubilé, il était là le Diego.
Il dit que les journalistes sont tous des merdes et que le capitalisme US c'est une honte, mais pour prendre 7M de francs pour une pige lors de Argentine/Roumanie il est là le Diego.
Pelé, Blatter, Platoche, tous des cons sauf quand on ramasse le trophée de joueur du siècle.
Bref, le joueur était unique. L'homme est un guignol.
Je ne pense pas que Diego soit un saint loin de là et il ne prétend pas cela d'ailleurs mais dire qu'il ment sans apporter des preuves du mensonge je pense que c'est un peu de mauvaise foi. Ce qu'il dit du système est vrai et il a pas besoin de refuser de prendre les trophées qui lui sont décernés parce que le système est corrompu non plus...
J'ai toutes les preuves sur ses mensonges.
Madridista joven Niveau : District
On aurait vraiment l'impression que le Kaiser Franz réponde :), je ne suis pas assez vieux pour savoir tout ca mais ton discours est très cohérent.
clap-clap, tout à fait, le coté rebelle sonne très faux. Première fois que je vois son tacle sur Platini (je ne suis pas un spécialiste de Maradona) et c'est tout à fait ce que tu décris. J me demande d'ailleurs si avec le temps il n'est pas devenu plus un problème pour la sélection argentine qu'autres choses. Un genre de boulet inconscient.
4 réponses à ce commentaire.
Maradona soit on l'aime soit on le déteste mais il est pas et ne sera jamais malhonnête. C'est un gars qui dit CR qu'il pense et à haute voix, je crois qu'il exagère un peu sur certains passages mais en somme il dit vrai. Ce qu'il dit sur Platini par exemple comment ne pas lui donner raison ?
Maradona pratique le jugement sur autrui afin de se mettre en avant.
À chaque fois, il minimise ceux qui peuvent lui contester le titre officieux de "meilleur joueur de l'histoire" afin de s'auto congratuler.
Il n'a pas tué le mythe Platini pour plusieurs raisons :
1/ Platini a remis sur la carte du monde un pays de football (la France) mort pendant 20 ans.
Maradona lui a été la continuité d'un pays champion du monde.
2/ Maradona a explosé pendant que Platini chutait. Jamais les deux joueurs n'ont été à leur prime en même temps.
Platini pourrait très bien dire "j'ai éteint le buzz Maradona" en parlant de sa période 1982-85, ça serait tout aussi ridicule.
Le Platini Euro 1984, désolé mais il peut discuter tous les jours avec Maradona.
Le Platini Serie A 1982-85, désolé mais il peut discuter tous les jours avec Maradona.
Le Platini coupe d'Europe, désolé mais il peut fermer tous les jours le clapet à Maradona.
Oui Maradona fut meilleur que Platini, c'est indéniable. Mais en aucun cas il n'a "tué un mythe". En Italie, tout le monde sait et connaît la valeur de Platini aka celui qui a dominé le Calcio pendant 3 ans.
3/ Maradona, par toutes ses déclarations, veut diminuer l'impact des autres grands joueurs sur l'histoire. Il fait parti de ces gens qui pensent que parce qu'il a fait mieux ou plus fort, ça permet à autrui d'effacer tout ce que les autres ont fait avant lui.
Maradona, il peut avoir gagner la CDM, une UEFA et deux Scudetti; ça retire en rien ce que Platini a fait avant lui.
Il faut vraiment ne rien comprendre au ballon pour avaler de telles bêtises.

Et à titre personnel, j'adore Maradona le joueur. Il fait parti de mon top 5-10 personnel. Mais son personnage a pris trop le dessus, il est franchement pathétique (voir ce qu'il dit sur Messi par exemple).
Disons que Maradona réécrit l'histoire pour se donner le beau rôle, mais vu qu'il tient objectivement l'un des beaux rôles d'un point de vue du jeu, tout n'est pas erroné ou exagéré. Je pense que là dessus on est d'accord.

Ceci étant je pense qu'au moins une saison, ils ont évolué tous les 2 à leur sommet :1985. Je me souviens d'un journal (style Onze Mondial mais c'était un titre qui n'existait plus) que j'avais retrouvé dans la chambre de mon grand frère en 1995. Il datait de 1985 ils y faisaient un classement des meilleurs joueurs du monde: Maradona était premier et Platini second.
C'est un peu comme si tu disais que Kaka et Ronaldo n'ont jamais cohabité au sommet. Si mais une seule saison 2006-2007. Le Brésilien éclipsant notamment le Portugais lors de la demi-finale de C1.
Cristiano est pas à son prime en 2006-07.
2007-08, c'est là où il atteint son pic de forme.
La demi Milan/MU, elle est marquante car les Red Devils avaient impressionné vs la Roma en quart avec un CR7 étincelant. Au final, Milan les corrige au retour et Cristiano est pas bon.
Enfin c'est un débat sans fin qui nous sort du sujet de Maradona. Mais en 2006-2007 il est à la fois meilleur jeune et meilleur joueur d'un PL autrement plus compétitive que maintenant. Il finit 2ème du ballon d'or qui se joue sur ce match. Si les Reds avaient été en finale, le Ballon d'or était pour lui.
Oui, mais en 2007-08 il est plus buteur, plus clutch et MU est plus dans la Cristiano dépendance. Il est soulier d'or, meilleur buteur de LDC, etc.
Même son exercice 2008-09 c'est plus fort que 2006-07, malgré sa blessure. Vrai gros clutch.

Après toute façon pour moi, une rivalité ça ne se juge pas sur un match ou même une saison. C'est quand les mecs sont au prime pendant 4-5ans qu'on peut juger et vraiment débattre : Cruyff/Beckenbauer, Gerrard/Lampard, Henry/Sheva, Messi/Cristiano.
À la limite, le vrai rival de Maradona ça serait plus Matthaüs vu les affrontements, la forme et la période.
Pour "Platini remet le foot français sur la carte du monde", j'ai quand même un peu l'impression que tu fais peu de cas du fait que Trésor ou Giresse (entre autres) aient fait une Coupe du Monde 82 de meilleure facture que Platoche.

Celui qui a remis le foot français sur la carte du monde, c'est Michel Hidalgo, et ce grace à une génération formidable, dont Platini était il est vrai le représentant le plus talentueux.
Effectivement Giresse fait une plus belle compétition que Platini en 1982 , même si on sait que le meilleur joueur dans l'absolu c'est Platoche. Un peu comme Thuram ( qui par son poste se rapproche néanmoins plus de Trésor) en 1998 meilleur que Zidane sur l'ensemble de la compétition.
Je parle en terme de leadership, et ça commence dès 1978 pour moi (d'ailleurs en 1982, Platini j'le trouve bon sans plus).
Trésor, Giresse (j'suis fan), c'était lourd. Mais sans Platini, ya jamais tout ce qui s'est passé.
La France se vautre en permanence en qualifs, Platoche arrive et hop CDM direct. Il a influencé le jeu et la tête de ses partenaires.

Après pour Hidalgo, ouais si tu veux. Je ne partage pas cet avis, mais ça se défend.
1998, Desailly et Petit sont monstrueux aussi.
Pas autant que Thuram qui endosse le rôle du héros face à la Croatie. Le but de Petit en finale est anecdotique et presque oublié désormais. Desailly finit sa compétition sur un rouge...
Petit, son grand match, c'est l'Italie.
Le Kaka de la Ligue des Champions 2007 était monstrueux, j'ai rarement vu un joueur à un niveau comme ça sur autant de matchs, il marchait sur loin. Après c'est peut-être une impression mais ce sont mes souvenirs.
12 réponses à ce commentaire.
Pour donner un exemple parlant de mes propos sur Maradona, voilà un copier-coller d'un extrait de mon livre (la flemme de tout réécrire).
C'est sur la Coupe du monde 1990.

« Lors du Mondial italien, la sélection argentine jouait à trois heures de l'après-midi, pendant que l'Italie jouait à neuf heures. On avait moins d'heures pour récupérer et surtout on jouait avec 15 degrés de plus ». La version Maradonienne de la Coupe du monde 1990 diffère de la réalité.
Diego maîtrise l'art de convaincre, sait tourner les choses à sa sauce et retombe toujours sur ses pattes. Banaliser la théorie du complot pour mieux effacer une défaite plus que méritée, c'est la méthode d'El Diez. Mais au final, les faits restent et ils sont implacables.
L'Argentine a disputé sept matchs durant le Mondiale, et uniquement trois ont eu lieu en fin d'après-midi. Seule la phase de poule fut déterminée à l'avance, et la Selección fut programmée deux fois en soirée. Si jouer en fin d'après-midi posait problème à Diego, il ne fallait pas gagner en 1986 afin d'être exempt du match d'ouverture (18h contre le Cameroun)...
Côté récupération, Maradona se garde bien de dire que sa sélection a eu une journée de plus que l'URSS et la Roumanie lors de leurs affrontements. Puis deux supplémentaires que le Brésil en huitième, malgré une troisième place de groupe. Rebelote en quart de finale face à la Yougoslavie, ce qui aide bien quand on va en prolongation (0-0, 3-2 t.a.b). Ajoutons aussi les 24h de repos en plus par rapport à la RFA pour la finale, histoire de bien confirmer les fabulations.
Niveau ambiance, les gros méchants de la FIFA ont fait jouer à l'Argentine deux matchs de poule à Naples, dans un stade de San Paolo totalement acquis à la cause de leur héros. Si les hommes de Bilardo avait terminé premiers de leur groupe (ce qui semblait logique avant le tournoi), ils auraient joué leur huitième et leur quart de finale près du Vésuve. On a connu mieux comme conspiration.
Puis il y a le terrain, ce qui prime sur tout au final. Et de ce côté-là, El Pibe de Oro oublie comme toujours ce qui l'arrange.
Pas un mot de sa main sur la ligne de but qui fut non sifflée contre l'URSS, empêchant les Soviétiques d'ouvrir le score et qui aurait dû valoir un carton, en plus d'un penalty.
Silence radio sur la bouteille d'eau transmise à Branco, en huitième de finale, qui contenait des somnifères.
Mieux, pour expliquer la défaite en finale contre la RFA, Maradona enfile le costume de victime qui lui va si bien : « L'arbitre Codesal doit être satisfait, il a rendu heureux les Italiens et les Allemands. Ces derniers ont mieux joué que nous, mais ils n'arrivaient pas à marquer. Alors ils ont pensé à Codesal pour résoudre le problème ». Une référence au penalty généreux accordé à Rudi Völler et que transforma Andreas Brehme (1-0, 85e).
Par contre, aucun commentaire sur le fait que ce même Codesal zappa deux penaltys aux allemands, pourtant évidents : le premier pour une double faute de Pedro Monzón sur Jürgen Klinsmann (57e), le second suite à une intervention ratée de Sergio Goycochea sur Klaus Augenthaler (58e). Mais pour évoquer la faute oubliée sur Gabriel Calderón dans la surface (78e), on peut compter sur Maradona... celui qui décide ce qui est important ou non, celui qui se permet d'appuyer là où il veut, toujours proche de SA vérité.

Des excuses, encore des excuses. Aucune remise en question, c'est plus simple.
Pourquoi ne pas parler du marquage impeccable de Guido Buchwald qui annihila le numéro 10 argentin ? Pourquoi ne pas dire que cette Albiceleste était d'une pauvreté footballistique affligeante ? Sept rencontres, cinq buts inscrits, vingt-trois cartons jaunes, trois expulsions ; et ça ose pleurnicher ?
Jamais un finaliste n'avait aussi peu marqué pour atteindre l'ultime match. L'Argentine 1990 restera pour toujours le premier finaliste de l'histoire à ne pas avoir fait trembler les filets. Attendre les tirs au but pour gagner était la seule chance de l'Argentine en finale, et heureusement que la RFA a remporté cette édition. Pour le bien du football, et pour mieux faire ressortir les multiples mensonges de Maradona.
Le problème c'est que le pénalty accordé à la Rfa est litigieux alors que celui qui peut être sifflé en faveur de l' Argentine ne l' est bien évidemment pas.
Ajouté à cela,l' hymne argentin conspué,des expulsions records,la bienveillance autour d' une Allemagne en phase de réunification;on ne peut pas dire que l' Albiceleste n' a pas de quoi se plaindre.
Ce n'est pas parce qu'une équipe joue salement qu'on doit lui interdire la victoire.
Les camerounais ont joué très dur en ouverture mais tout le monde s'est pris d' affection pour la sélection africaine et Roger Milla.
Et puis François Oman-Byik.
Je ne dis pas que l'Argentine n'avait pas le droit de gagner la CDM 1990 en jouant de cette façon. Je dis simplement qu'après avoir sorti 6 matchs de merde sur 7, en ne proposant quasiment rien en terme de football, en priant pour que la chance soit de son côté et aller vers les t.a.b, tu peux pas venir pleurnicher quand tu te prends le retour du bâton.
Si la logique sportive (j'aime pas ce terme mais c'est pour l'idée) était respectée, l'Argentine 1990 sautait au 1er tour.
Pour avoir connu cette coupe du Monde en direct, je peux dire que cette Argentine reste l'équipe moderne la plus honnie par le monde du football, pour des raisons certes compréhensibles : tricheurs, mauvais état d'esprit, jeu frustre, Maradona qui ajoute de l'huile sur le feu... Moi même je les détestais. Que dans un tel contexte Maradona soit paranoïaque et se sente persécuté, rien d'étonnant. Les commentaires de l'époque trouvaient quand même le pénalty discutable, et dommageable qu'une Coupe du Monde déjà très triste se dénoua ainsi. Ceci n'empêchait pas que tout le monde souhaita la victoire Allemande hormis peut-être en Argentine et très probablement aux Pays-Bas.
Relis l'édito de Jacques Thibert (France Football) après la victoire de la RFA, c'est limite si c'est pas un scandale que l'Argentine n'ai pas remporté cette CDM.
Au niveau des supporters, tu as raison pour Argentine et Pays-Bas.
Mais côté journalistes, j'me souviens parfaitement que c'était très partagé (déjà les Allemands dans l'Hexagone...).
Encore aujourd'hui, ce pitre de Roustan crie au scandale en citant notamment le carton jaune de Caniggia en demi (qui le suspend vs RFA) genre c'est un vol, une machination de la FIFA, ça a tout changé pour la finale blah blah
Le mec fait main volontaire pour contrôler le ballon après avoir simulé et mis des coups tout le match, et faudrait pas lui mettre un avertissement ahahahaha
C'est pas la première fois que je le remarque, mais je tenais à te dire Franz que tu es sans doute le forumeur le plus interessant du site.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
C'est pas faux, je me souviens qu'à l'époque, j'étais l'un des seuls (parmi mes potes et ma famille) à souhaiter la victoire de l'Argentine. Après je suis honnête, même en tant que fan inconditionnel de l'Albiceleste, cette Argentine 90 est de loin la plus dégueulasse que j'ai vu jouer... et pourtant elle a atteint la finale, à l'inverse de certaines des équipes suivantes (94, 2002, 2006), superbes à voir jouer mais perdantes.
D'ailleurs, la seule vraie action argentine de classe du Mondial 90 reste ce slalom de Diego dans la défense brésilienne pour glisser cette fameuse passe décisive à Caniggia...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Je répondais à Aerton mais je me suis un peu emmêlé les pinceaux avec la fonction répondre...
Je ne dis pas que tu dis que l' Argentine n' avait pas le droit de gagner.
Quant à ta logique sportive,tu n'es pas pour mais tu utilises l' idée tout de même.
Et tu ne réponds pas sur le Cameroun.
Tout ceci est dit dans le but d' échanger,seulement.
Je te sais aussi vif en réaction à la critique que tu peux être précis dans la rédaction de tes posts.
Sûrement qu'en 1990, l'Argentine ne "méritait" (expression assez débile) sa finale mais alors 1994, 1998, 2002 et 2006, l'Argentine jouait bien et/ou avait une très grosse équipe sur le papier et il y avait pas scandale si ils allaient plus loin. D'ailleurs en 2014, ils sont pas flamboyants du tout. C'est la magie du football pour qu'on continue de discuter et de ne pas oublier toutes ces magnifiques subtilités hors du résultat.
Je te trouve un peu dur, la CDM 90 est reconnu par tout le monde comme la plus terne de l'histoire, Argentine, RFA ou qui tu veux personne n'aurait fait un beau champion du monde. Les deux seules choses à retenir de ce mondial sont les lions indomptables et le compte de fée Toto Schilacci.
11 réponses à ce commentaire.
Diego qu'on l'aime ou pas il reste le meilleur joueur de l'histoire après au moins il dit ce qu'il pense pas comme 90% des êtres humains qui disent ce que les autres veulent entendre, lui a le courage de ses opinions.
C'est bien d'avoir le courage de ses opinions.
C'est encore mieux de les mettre en application, et avec Maradona on peut pas dire que ce soit le cas.
Il n'a aucune opinion. Il change d'avis en permanence, le tout en étant vulgaire et dans le faux.
Son seul moyen d'exister actuellement, c'est de cracher sur tout ce qui bouge.
Quand il critique Messi, il ne le pense même pas. C'est simplement une tactique pour faire parler de lui.
Maradona, tu t’assoies à une table avec lui, après deux minutes de conversation, tu te dis "mais quel vieux con aigris putain".
4 réponses à ce commentaire.
Respect pour Roustan stp. Il a participé à mon éducation footballistique au début des 90's; il a toujours été pro Sud Am et surtout pro Maradona et gauchiste. Remember le syndicat des joueurs né suite à l'exclusion de Maradona en 1994.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Ahah pareil pour moi, ce bon vieux Didier a beau être un peu lourd parfois, je ne peux pas m'empêcher de le trouver sympathique et d'apprécier sa fraîcheur et son originalité qui dénotent bcp aujourd'hui dans sa professsion. Un vrai journaliste sportif à l'ancienne quoi, qui dispose d'une culture foot bien supérieure à la plupart de ses confrères actuels (d'ailleurs j'aime bien ses petites vidéos sur lequipe.fr, il s'enflamme et en fait des tonnes mais tu sens vraiment le côté passionné et connaisseur du mec) !
Je l'aime bien aussi, il dénote et a une bonne culture foot.
Oui je l'aime beaucoup ses vlogs sont priceless.
4 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
C'est sûr que l'homme Maradona est un paradoxe ambulant à lui seul et je peux pas m'empêcher de voir dans toutes ses déclarations et sorties une sorte de cirque et de jeu avec les médias.
Du coup, je préfère ne garder que le souvenir du Maradona joueur, peut-être le footballeur le plus fort et doué que j'ai eu la chance de voir évoluer : j'ai eu la chance de commencer à suivre le football lors de la CDM 86 et depuis, aucun joueur ne m'a autant impressionné ! Le Maradona du Mondial mexicain a atteint un niveau de jeu quasi inégalable et inégalé (que je n'ai voir depuis qu'avec Ronaldo première version, au Barça et à l'Inter, et Messi) ! Et que dire de son passage au Napoli, passé en grande partie grâce à lui, d'un club moyen de Serie A à un grand club italien et européen (sur la période 87-90)... Alors c'est vrai que les Careca, Carnevale, Alemao et Giordano étaient aussi de sacrés joueurs mais sans Diego, jamais le Napoli n'auraient pu concurrencer à ce point les "trois rayées" du Nord.
Bref, je me rends compte que je viens de sortir des banalités (qui ne font pas bcp avancer le débat) mais tout ça pour dire que je préfère garder l'aspect sportif, le reste n'ayant finalement que peu d'importance...
JuanSchiaffino Niveau : Ligue 2
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