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Maoulida, des rires, des plaies et des bandelettes

C’est l’histoire d’un type sympathique et d’un vrai footballeur. D’un type pas assez brillant sur la durée pour être constamment sous les feux des projecteurs mais suffisamment bosseur pour être, à 33 ans, le quatrième meilleur buteur de Ligue 1 en activité. Faite d’allées et venues, de bobos et de bandelettes, cette histoire, c’est celle de Toifilou Maoulida.

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« Toifilou de Kani-Kéli  » , c’est d’abord un nom. Alors à une époque où, outre-Atlantique notamment, certains pères donnent des noms farfelus à leurs mômes pour qu’ils créent le buzz dans leur sport – c’est le cas du joueur de basket universitaire américain Shabazz Muhammad, et il n’est pas le seul – on peut dire que Toifilou Maoulida, né à Mayotte, a eu du bol. Si c’est à Marseille que l’insulaire a grandi et touché ses premiers ballons, c’est sur une autre île, celle de Beauté, que l’attaquant de 33 ans s’éclate comme un marmot. Toujours là, toujours souriant et, surtout, toujours buteur, Maoulida réalise un bon début d’année 2013. Auteur d’un doublé samedi soir, lors de la victoire bastiaise à Valenciennes (3-4), l’attaquant corse alterne tranquillement entre buts, bonne humeur et expérience pour aider le Sporting à maintenir le cap vers le maintien. Il faut dire que 16 ans après ses débuts en Division 1 avec Montpellier, le lascar en a vu d’autres.

Bandelettes, Secret Story et Matt Houston

Oui, c’est en 1997 que Toifilou a foulé pour la première fois une pelouse de première division. Une époque faste où Stéphane Guivarc’h, David Trézéguet et Victor Ikpeba se tiraient la bourre en tête du classement des buteurs et où le RC Lens de Wagneau Eloi et de Vladimir Smicer régnait sur la France du foot. De cette époque lointaine où trainaient quelques attaquants racés - quel joueur, ce Nicolas Goussé - et un simple Bruno Rodriguez, Toifilou a gardé un certain panache. Et parce qu’une victoire de Carlos Sastre sans tétine est aussi amère qu’un but de Pauleta sans l’aigle, Toifilou Maoulida a décidé, le 26 février 2006, face à Nice, de sortir sa première bandelette. Le début d’un mythe. Un simple « I’m back  » , une pensée pour la maman, les potes, la famille ou, ce samedi, le dernier album des PSY4 de la rime, Toifilou a révolutionné le monde de la célébration de but et a adopté l’élastoplaste. Et le pire, c’est que ça marche. La bandelette, on l’attend toujours après un pion de Toifilou.

Et des buts, Toifilou en a mis un paquet. Pas forcément connu pour être un buteur prolifique – il n’a dépassé que 4 fois la barre des dix buts en 16 ans de carrière, dont deux fois en Ligue 2 – le Bastiais compense avec une force mentale importante et une bonne qualité de passe. En effet, si ses appels tranchants font souvent la différence et qu’il ne compte qu’une passe décisive cette saison au Sporting, Maoulida n’a jamais refusé de distiller les caviars et ça, les supporters de l’OM s’en souviennent. Car il faut bien le dire, Toifilou Maoulida a pas mal valdingué. Montpellier d’abord, puis Rennes, Metz, Monaco, Marseille, Lens, Auxerre et donc Bastia. Un joli Tour de France, avec des hauts, pas mal de bas et des relations fortes nouées avec certains entraîneurs, Jeannot Fernandez en tête. Oui, Toifilou est un mec qui marche à l’affectif, mais dans la limite du raisonnable. « Nous n’avons pas couché le premier soir » , confiait sereinenement Angie à Public, ancienne candidate de Secret Story et récente conquête du Corse. Peut-être bien que Toifilou a plus la cote en dehors que sur le terrain. Il faut dire que le lascar, métrosexuel sans le mascara d’Adil Rami, ne se refuse que rarement une petite combo « casquette – lunettes de soleil – boucles d’oreilles brillantes » dans un style très R&B 2 Rue de Matt Houston, qui fleure bon le début du siècle.


Thauvin l’héritier ?

Mais ça, c’est comme tout : Toifilou le fait avec passion. La même passion qui l’a mené aujourd’hui à être, avec 71 buts, l’un des attaquants en activité les plus prolifiques de la Ligue 1 et à être un joueur relativement sous-coté. À 33 ans, on ne changera plus l’homme, qui est un brin superstitieux. «  Je n’avais pas prévu deux bandelettes, car je n’en prévois jamais deux. C’est quelque chose de très spécial pour moi. Je vais essayer d’en amadouer un dans l’équipe  » , avouait-il à RMC à la sortie de la rencontre. Et en ce début d’année, l’héritier est tout trouvé : il s’appelle Florian Thauvin. Auteur de 75% des buts du Sporting en 2013 avec tonton Toifilou, le futur Lillois peut reprendre l’affaire sereinement, avec autant de panache, plus de talent et pourquoi pas, des bandelettes en anglais ou en italien. Dans ce futur lointain, Toifilou de Kani-Kéli, lui, aura rangé l’élastoplaste depuis longtemps. Une retraite bien méritée.

Swann Borsellino
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