1. // Trophée des Champions
  2. // OM/PSG

Manuel Amoros : « Ca peut lancer une saison »

Figure emblématique du club, Manuel Amoros reste un fan de l'OM. A l'approche d'un Trophée des Champions qui a de la gueule, entre un OM enfin de retour au sommet et le PSG, il se charge de l'avant-match.

Modififié
0 0
Allez-vous regarder le match ?

Bah oui, bien sûr !

Nombreux sont ceux qui se moquent du Trophée des Champions, ce genre de trophée a-t-il vraiment un intérêt ?

Oui, ce n'est pas rien, une victoire est toujours bienvenue et ça peut faire un trophée en plus, avec le morale qui suit. C'est un match de préparation très utile. Bien mieux qu'un amical, c'est une vraie compétition, avec plus d'engagement, plus d'intensité, plus de pression. Un premier titre, même mineur, peut lancer une saison. Et puis c'est un match contre le rival. C'est quand même une meilleure affiche que Bordeaux – Guingamp... Ce sera un match bien plus intéressant.

Les Marseillais seront loin d'être au complet. Dans quelle mesure vont-ils être handicapés par les absences ?

Ce n'est pas vraiment un problème, non. Niang est suspendu, les mondialistes ne seront pas là ou pas encore en forme, mais ce n'est pas grave. De toute façon, sur une saison, tout le monde doit jouer. Les remplaçants auront un rôle fondamental et devront être au top le moment venu. Tous les joueurs doivent être compétitifs, et ceux qui sont rarement titulaires devront montrer quelque chose.

Que pensez-vous de cette délocalisation en Tunisie ?

Ça n'apporte absolument rien, et je dirais même que c'est stupide. On empêche des gens en France de pouvoir aller au match. Et puis surtout, le problème est le prix des places. Elles sont beaucoup trop chères. Imaginez, il n'y aura personne alors que l'OM fait toujours le plein. Là, en plus, on sort de la Coupe du Monde, les gens n'ont peut-être pas envie de payer si cher pour voir un match. Avec des prix plus attractifs, on aurait du monde, des familles, etc... Ce trophée devrait être une sorte de fête.

Avec l'affaiblissement de Bordeaux, il semblerait qu'il ne reste plus que Lyon pour empêcher l'OM de conserver son titre. Franchement, les Marseillais sont favoris à leur propre succession, non ?

On ne peut pas vraiment dire ça. Ce n'est jamais facile. On peut toujours parler, mais encore faut-il remporter les matchs. Après, ce qui est sûr, c'est qu'on fait confiance à Didier (Deschamps). Il transmet aux joueurs son envie et sa hargne, il leur inculque sa culture de la victoire. Et puis de toute façon, on ne parle jamais du second.

Un point enfin sur votre situation personnelle. Vous êtes devenu sélectionneur des Comores, pourquoi ce choix ?

C'est venu par l'intermédiaire d'un ami, qui m'a demandé si je pouvais aider. Oui, c'est un challenge énorme. Pour comparer, d'une certaine manière, je suis comme Laurent Blanc (rires) : je dois aussi repartir de zéro. Mais c'est beau, non ? C'est une nation nouvellement inscrite à la FIFA, et c'est la première fois qu'elle dispute des qualifications pour la CAN. Ce ne sera pas facile avec la Zambie, le Mozambique et la Libye, mais tout est possible. Et puis si le football peut apporter un peu à ce pays très pauvre et rassembler les gens, c'est toujours ça de pris.

Thibault Françon

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 0