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  1. // International – Gold Cup – Trinité-et-Tobago/Haïti

Manno Sanon, fierté d'Haïti

Déjà mal embarquée dans cette édition 2013 de la Gold Cup, la sélection haïtienne n'a eu que rarement l'occasion de se montrer sur la scène internationale par le passé. En fait, ce n'est arrivé vraiment qu'une fois : en 1974, pour sa seule et unique participation à une Coupe du monde. Face à l'invincible Dino Zoff, Emmanuel « Manno » Sanon a joué les héros en marquant un but historique qui mettait fin à plus de deux ans d'invincibilité de la Squadra Azzurra. Retour sur cet exploit pas banal.

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Stade olympique de Munich, 15 juin 1974, 18 heures. Devant un peu plus de 50 000 spectateurs, l'Italie débute sa Coupe du monde face à Haïti. Une compétition qu'elle entame avec le costume de favori potentiel, quatre ans après la défaite subie en finale face au Brésil de Pelé. Aucune autre nation n'a une meilleure défense que l'Italie à cette époque. C'est bien simple, elle n'a encaissé aucun but depuis une victoire 3-1 infligée à la Yougoslavie en amical deux ans plus tôt ! Depuis, la Squadra Azzurra a disputé 12 rencontres pour un bilan de 8 victoires et 4 nuls, 19 buts marqués, 0 encaissé. Cette équipe est une machine de guerre cornaquée par le meilleur gardien de l'époque : Dino Zoff. Depuis sa finale perdue à Mexico, elle a notamment pris sa revanche sur le Brésil et battu deux fois l'Angleterre, dont une victoire de prestige remportée à Wembley. Facchetti, Mazzola, Capello, Chinaglia, Rivera, Riva… Rien n'est à jeter dans la formation du sélectionneur Ferruccio Valcareggi, en poste depuis 1966.

Pourtant, en ce 15 juin 1974, l'Italie est soucieuse. Pas pour le match du jour, non. Ça devrait être une formalité. En revanche, les deux matchs qui s'annoncent ensuite ont de quoi inquiéter. Car le tirage au sort a offert un groupe de la mort à la Squadra, le 4, qui compte par ailleurs la Pologne et l'Argentine. Du costaud. De quoi légitimement craindre pour la qualification pour le prochain tour. C'est donc l'esprit un peu ailleurs que la bande à Valcareggi débute cette première rencontre face à Haïti. Il y a de la suffisance dans le jeu italien et, après 45 minutes de jeu terne, les 22 acteurs rejoignent les vestiaires sur un score nul et vierge. Pour les Haïtiens, c'est déjà un petit exploit qu'ils tiennent là. Car, un peu comme les quasi-homonymes Tahitiens à la dernière Coupe des confédérations il y a quelques semaines, les Grenadiers – leur surnom – sont arrivés en Allemagne dans la peau du tout petit poucet. Un nain du football qui a su profiter de la défaillance du Mexique et des autres nations voisines pour décrocher le ticket nord-américain pour le Mondial allemand. Une première pour des joueurs qui évoluent quasiment tous au pays et qui ne sont donc pas du tout habitués au haut niveau.

Spinosi battu en vitesse, Zoff surpris

Cette équipe d'Haïti est solidaire et pleine de bonne volonté, mais elle n'a clairement pas le talent pour bousculer son adversaire du soir. Au retour des vestiaires, d'ailleurs, la formation italienne, certainement secouée par le sélectionneur durant la pause, se rue vers le demi-terrain des Grenadiers, bien décidée à enfin ouvrir la marque. Mais d'une solide tête, un défenseur haïtien écarte le danger à l'entrée de la surface. Le ballon atterrit dans la course d'un coéquipier, tout heureux de se retrouver sans marquage, les Italiens semblant avoir oublié leur traditionnelle application défensive. Depuis son côté gauche, l'ailier vedette de l'équipe Manno Sanon a senti la rapide contre-attaque se faire. Parti quasiment de la ligne médiane, il se lance dans un sprint fou pour récupérer la balle lancée au petit bonheur la chance par son coéquipier. Au duel avec Luciano Spinosi, le défenseur de la Juve, Sanon accélère, déséquilibre son adversaire et devance la sortie hasardeuse d'un Dino Zoff tout surpris. Du gauche, calmement, il finit le travail et offre l'ouverture du score à son équipe. La sensation est énorme, le banc haïtien explose comme si la Coupe du monde avait été gagnée. L'exceptionnelle série d'invincibilité de Dino Zoff et de l'Italie s'arrête après très exactement 1143 minutes de jeu.


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Alors, bien sûr, la suite du match est moins joyeuse pour Haïti, qui s'incline finalement 3-1 face à une Italie parvenue à éviter l'humiliation, buts inscrits par Rivera, Benetti et Anastasi. La suite de la compétition est encore plus dure pour les représentants de la zone CONCACAF, avec deux nouvelles lourdes défaites à la clé : 0-7 face à la Pologne et 1-4 face à l'Argentine, seul but haïtien de la rencontre marqué par… Sanon. Pour une différence d'un but, l'Argentine prend la deuxième place à l'Italie et accompagne le leader polonais au second tour. Un but, ce but de « Ti Mannon » comme on l'appelle au pays. Élu athlète haïtien du siècle, il a pu profiter de son Mondial allemand pour vivre l'aventure de joueur professionnel en Europe, au Germinal Beerschot en Belgique. De 1974 à 1980, il va tout de même y inscrire près de 50 buts en 142 matchs, participant activement à la conquête de la coupe nationale glanée en 1979. Sanon termine sa carrière aux États-Unis, entre 1980 et 1983. C'est en Floride, où il s'était définitivement installé, qu'il est mort d'un cancer le 21 février 2008, à l'âge de 56 ans. À Haïti, il a eu droit à des funérailles nationales, prononcées devant 10 000 personnes. Personne au pays n'a oublié sa course folle en ce soir de 1974 à Munich, à la rencontre de Zoff et de l'histoire.

Par Régis Delanoë
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