Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 2 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Bordeaux-Strasbourg

Mangane-Koné, les sous-doués

Après avoir vécu des fortunes diverses et subi des moqueries acerbes chacun de leurs côtés à des endroits différents de la planète, les deux éléments de la charnière centrale strasbourgeoise forment aujourd’hui un duo insolite en Alsace. À la grande satisfaction du promu.

Modififié

Il fut un temps où ils avaient déjà failli se croiser. Mais en toute logique, la normalité était revenue au galop en cet été 2011 et son pote le destin avait empêché d’associer ces deux ovnis du football dans la même équipe. À l’époque, l’Olympique lyonnais cherchait à recomposer son arrière-garde (amputée des blessés Cris et John Mensah) et avait ciblé Kader Mangane, alors à Rennes, comme priorité. Quelques semaines plus tard, et alors que Bakary Koné s’engageait pour deux millions d’euros en provenance de Guingamp, le club français laissait tomber sa piste numéro un. Ouf. Ou dommage. Qui sait ce que le binôme aurait apporté aux Gones ?

Locks et Wikipedia


Six ans plus tard, voilà les deux lascars réunis à Strasbourg. Déjà installé à la Meinau depuis une année, Mangane a vu Koné débarquer de Málaga, en prêt, pour composer une charnière centrale insolite. Car contrairement aux apparences physiques (le premier, large tignasse dreadeuse sur le crâne, rend dix kilogrammes et six centimètres au second à la coiffure plus classique), Kader et Bakary ont quelques points communs. D’abord, ils ont, à un moment donné, été considérés comme des futurs cracks. Ensuite, ils n’ont absolument pas tracé la carrière qu’on pouvait leur prêter. Conséquences directes, ils ont subi tellement de brimades et de moqueries que Nicklas Bendtner pourrait s’estimer épargné, Koné ayant même été victime de piratage Wikipedia à maintes reprises. Enfin, ils ont su profiter de leur exil pour revenir replanter leur tente dans l’Hexagone et choisir une écurie qui correspond très bien à leurs aptitudes actuelles.


Ainsi, Mangane a oublié ses drôles d’aventures anglaises (deux matchs à Sunderland), turques (à Kayseri Erciyesspor) et saoudiennes (à Al-Hilal) post-rennaises (où il était bon et capitaine) pour revenir dans le game français, en passant par la Corse (GFC Ajaccio) avant d’atterrir au RCS. Koné, lui, a zappé les insultes récoltées à Lyon liées à ses performances décevantes en allant se ressourcer un an en Espagne (sept rencontres avec Málaga) pour rebondir au Racing. Pour un résultat globalement positif : avec 21 titularisations à eux deux (en seize journées), la doublette fait le taf et apporte sa vaste expérience à un promu qui en a bien besoin. Certes, l'association n’est pas non plus monstrueuse, et sa capacité technique ne fait sans doute peur à personne, il n’empêche qu’elle constitue pour l’instant la seule charnière centrale de Ligue 1 – avec celle de Montpellier – à avoir empêché le Paris Saint-Germain de faire trembler les filets à outrance. Pas une mince affaire.

Des échecs qui s'expliquent


S'il paraît assez surprenant, ce retour au premier plan n'étonne pas tout le monde. « Le retour en forme de Bako est logique, il avait besoin de trouver un climat de confiance, un endroit où on lui montrait qu'il était important et qu'on comptait beaucoup sur lui. Strasbourg est ce genre de club humain et affectif, affirme par exemple Stéphane Trévisan, qui a fréquenté Koné à Guingamp entre 2007 et 2010. Bako avait le niveau pour Lyon... Seulement, les choses sont allées trop vite. Il avait besoin d'un temps d'adaptation lié à l'exigence quotidienne, à la pression du résultat, à l'enchaînement des matchs de très haut niveau. Il avait les qualités pour assumer, mais pas aussi vite. Il a des qualités physiques hors norme (détente, puissance, vitesse). » Après une solide période bretonne, sa moitié alsacienne s'est quant à elle essoufflée en raison de choix de carrière pour le moins étranges. Comme quitter le Stade rennais dans la force de l'âge (29 ans) pour Al-Hilal.


Qu'à cela ne tienne : les conneries terminées, Mangane & Koné veulent retrouver leurs muscles d'antan. Trévisan : « Je pense que cette charnière Mangane-Koné va durer. Et même être de plus en plus performante car Bako devait retrouver du temps de jeu pour être meilleur, tandis que Mangane a été blessé. Les deux vont avoir encore plus de complicité. Ce sont deux joueurs qui aiment défendre, ils sont forts dans le duel, et, avec Jean-Eudes Aholou devant eux, c'est solide dans l'axe.  » Toujours assez pour résister à une triplette Neymar-Kylian Mbappé-Ángel Di María lorsque les planètes sont alignées.

Guides, grands frères et patrons


Du haut de ses 63 piges et 265 rencontres de Ligue 1 au compteur, le duo offre un certain leadership et une (relative) expérience des gros événements à un effectif dont les membres ne connaissent pas forcément tous les rouages de l’élite. Avec Koné-Mangane dans ses rangs, aucune chance de s’enflammer. « Celui qui va se griser, il va vite dégriser. Le groupe n'est pas dans ce style-là. Il y a des anciens, comme Kader Mangane et Baky Koné, qui sont là pour jouer les guides et un peu les grands frères, et donc faire comprendre aux joueurs qu'il va falloir faire attention » , a d’ailleurs rappelé Thierry Laurey, l’entraîneur strasbourgeois, en conférence de presse après la victoire surprise des siens devant Paris. Le constat est simple : en prenant activement part au défi maintien d’un club qui les apprécie pour ce qu'ils font, les deux bonhommes s’offrent une petite revanche. À ce titre, l’énorme partition du Burkinabé face au club de la capitale pourrait ressembler à un doigt d’honneur balancé à tous ceux qui s’amusaient à ne pas croire en lui dans le Rhône. De son côté, le Sénégalais n’a plus rien à prouver, si ce n’est montrer qu’il lui suffisait d’un projet sérieux pour (re)devenir important. On doutait de leurs capacités ? Ils ont en tout cas trouvé le moyen de réussir. Pas au sommet ? Vrai, mais pas tout en bas non plus.

Par Florian Cadu Propos de ST recueillis par FC
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article