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Mandžukić/Džeko, la guerre des clones

Tous deux auteurs d’une fabuleuse saison, Edin Džeko et Mario Mandžukić se ressemblent étrangement, tant dans leur profil que dans leur parcours. Sauf que si le premier brille toujours par ses qualités de buteur, le second se distingue désormais davantage comme un joueur qui se sacrifie pour le collectif.

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Il fut une très courte période, de moins de six mois pour être précis, pendant laquelle Wolfsbourg pouvait se permettre d’aligner un duo d’attaquants atteignant 3,80 mètres en cumulé. Oui, Edin Džeko et Mario Mandžukić se sont déjà câlinés pour fêter des buts lors de leur passage en Allemagne. Retour fin 2010. Côte à côte dans le onze de départ seulement six fois durant ce laps de temps, Mandžukić participe en revanche à tous les matchs dans lesquels Džeko marque en Bundesliga cette saison-là (hormis un). Si le Croate vient juste d’arriver chez les Loups, le Bosnien, lui, est là depuis 2007 et a déjà gagné un titre de champion en 2009. Ce dernier, en pleine bourre (meilleur joueur du pays en 2008-2009, meilleur buteur de la Coupe d'Allemagne la même saison, meilleur buteur du championnat lors de la suivante), choisit alors de tenter sa chance en Premier League durant l’hiver, laissant son acolyte, qui s’adapte juste à son nouvel environnement, reprendre le flambeau avec brio. À l’époque, Edin possède un temps d’avance sur Mario. Comme aujourd’hui, pourrait-on croire. En apparence seulement.

Un profil commun de plus en plus rare


Mais avant de revenir sur leurs différences et leurs performances récentes, une question : qui n’a jamais confondu, ne serait-ce qu’une seconde, les deux hommes ? Armé du même corps (grand et plutôt maigre), jouant à l’origine au même poste (avant-centre), dégainant le même profil (pas très rapide ou explosif, mais adroit face aux buts et toujours bien placé), doté d'un parcours similaire (des débuts au pays, Wolsfbourg comme tremplin avant d’atteindre le top du top), évoluant actuellement dans le même championnat, luttant pour les même trophées... « Franchement, si j’avais à choisir entre les deux dans mon équipe, je crois que je prendrais celui qui est le moins cher !, rigole Frédéric Née, ancien attaquant de l’équipe de France et ex-entraîneur des attaquants du Stade rennais. Sincèrement, leur jeu est quasiment identique.  »


Identique peut-être pas, mais semblable, oui. Loin de Robert Lewandowski ou de Luis Suárez, ultra complets, qui peuvent créer un exploit personnel à tout moment, pas plus proche de Pierre-Emerick Aubameyang, à la rapidité supersonique, ou de Diego Costa, hyper puissant, les deux lurons privilégient la réflexion, la bonne zone, le jeu dos au but, la précision et le geste sûr. « De nos jours, on préfère la vitesse ou la puissance à ce style de footballeurs qui sait pourtant parfaitement fixer une défense, qui adore se concentrer sur l’abattage physique et se placer au bon endroit au bon moment, admire Née, aujourd’hui en charge des joueuses offensives de l'équipe de France féminine. C’est dommage, car ce sont des profils qui ont toujours leur place dans le football actuel. » Leur nombre de buts et leur importance dans leur team actuelle le prouvent d’ailleurs très bien.

Les buts pour l'un, les trophées pour l'autre


Cette saison, Džeko pointe ainsi assez largement en tête du classement des buteurs de la Botte (27 en 35 journées contre 25 pour son dauphin, Andrea Belotti, avec un seul penalty au compteur). Monstrueux avec la Roma, celui qui était arrivé de City en 2015 s’est complètement adapté à l’Italie après une année décevante à huit pions. Résultat : son bilan statistique du moment est le meilleur de sa carrière, juste devant... l’année 2008-2009 avec Wolfsbourg. Pour Mandžukić, c’est différent. Alors que son faux jumeau s’est concentré et a progressé dans la peau du serial striker, le Turinois a opté pour l’évolution. Moins buteur qu’Edin depuis toujours - dans les chiffres comme dans l’esprit -, Mario s’est définitivement sacrifié pour devenir un réel soldat du collectif, quitte à laisser toute la lumière aux autres. À tel point que Massimiliano Allegri en a fait son élément indispensable sur l’aile gauche de son quatuor offensif. Impensable quand on se souvient de ses qualités premières, mais finalement logique quand on se rappelle son sens du partage. Surtout, il en est récompensé puisqu'il s’apprête à remporter la Serie A après en avoir déjà gagné une, et jouer une finale de Ligue des champions après en avoir déjà gagné une, quand le Romain court toujours après ces deux objectifs.


Dans tous les cas, l’un comme l’autre devraient jouir d’un peu plus de considération selon Frédéric Née : « On peut clairement dire qu’on a affaire à deux attaquants sous-estimés. Pourquoi ? Parce qu’on les oublie un peu vite quand on parle des attaquants de haut niveau. Or, Džeko comme Mandžukić sont des joueurs décisifs et primordiaux pour leur équipe. Au-delà de leur efficacité devant le but, ils permettent d’offrir des solutions alternatives face à des défenses regroupées. » Des constats communs... même si l’un des deux préfère encore se servir que servir.



Par Florian Cadu Propos recueillis par FC
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