En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 1 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 6e journée
  3. // Manchester United/West Ham

Manchester United, l'enfer sur terre

Un recrutement clinquant, un coach de renommée mondiale, l'orgueil d'une bête blessée, tout semblait indiquer que Manchester United allait redresser la barre après sa dernière saison catastrophique entamée avec David Moyes sur le banc. Avant de recevoir West Ham, les Red Devils pointent à la 12e place. Malaise.

Modififié
Quand le calendrier de Premier League est tombé au cœur de l'été, les salariés de MUFC avaient la banane. Swansea, Sunderland, Burnley, QPR et Leicester en guise d'amuse-gueules. Soit deux équipes du milieu de tableau et les trois promus. Secrètement, la bande à Louis van Gaal se voyait bien faire un carton plein. Cinq journées plus tard, les Red Devils affichent cinq misérables points. Pis, David Moyes avait mieux débuté l'an dernier tout en ayant affronté Liverpool, Chelsea et Manchester City après 5 journées (2 victoires, 1 nul et 2 défaites). Difficile de parler d'effet Louis van Gaal, donc. Surtout, on s'est énormément paluché sur le recrutement estival des Mancuniens. Balancer 200 millions d'euros sur le marché, posséder une attaque Falcao-Di María-Mata-Rooney-Van Persie et en prendre cinq à Leicester, c'est très embêtant. Sans parler de la gifle reçue à MK Dons en Coupe de la Ligue (4-0).

« Il ne faut pas sacrifier notre colonne vertébrale anglaise »


On est fin septembre et MU n'a plus que deux compétitions à jouer. Embêtant. Et encore, ce n'est rien comparé à la poisse médicale qui s'abat sur le club depuis un an. Avant de recevoir West Ham, les Mancuniens doivent composer sans Jones, Evans, Smalling (tous blessés) et Blackett (suspendu). Soit quatre défenseurs axiaux. Déjà que la charnière toussait sévèrement depuis cinq journées, ça commence à devenir sacrément dangereux. Ed Woodward, monsieur mercato, a pourtant passé son été à chercher un défenseur central pour prendre la relève de Ferdinand et Vidić. On a parlé de Benatia, Hummels, Godín, Miranda ou encore Sergio Ramos. Seul Rojo est arrivé. Par défaut. Dans les colonnes du Guardian, l'ancien de la maison, Phil Neville, a d'ailleurs appuyé là où ça fait mal : « Certains postes clés de l'équipe ne sont pas pourvus : milieu défensif, joueur de débordement et, bien entendu, un défenseur central. Ils n'ont pas réussi à trouver un défenseur central de classe mondiale cet été. C'est le principal objectif des prochains mercatos, même s'il faut croire en Jones et Smalling. Beaucoup de joueurs étrangers sont arrivés, mais il ne faut pas sacrifier notre colonne vertébrale anglaise. » Une confession qui sent le malaise. Où sont passés les Britanniques de cette équipe ? Actuellement, à l'exception du capitaine Wayne Rooney, les Anglais ont du mal à s'inviter dans le onze des Red Devils. On imaginait pourtant Luke Shaw et ses 37 millions venir assez vite s'installer du côté des starters. Mais l'Anglais a pris du poids durant l'été et son état de forme est catastrophique à l'heure actuelle. Ensuite, Carrick, Fletcher, Jones, Smalling ou Evans alternent entre l'infirmerie et la méforme. Moralité, les autochtones sont devenus une espèce en voie de disparition à Old Trafford. Un comble pour un club qui remportait la C1 2008 avec cinq Britons titulaires (Ferdinand, Rooney, Brown, Hargreaves, Scholes. Giggs, Fletcher et O'Shea sur le banc). Ce revirement institutionnel porte un nom. Et même un prénom. Danny Welbeck. Vendu dans les dernières heures du mercato, l'international anglais formé au club était un enfant de MUFC. Né à Manchester, l'attaquant incarnait parfaitement la formation mancunienne. Son départ a tout changé.

Moral en berne et gentillesse


Sur les ondes de la BBC, l'ancien adjoint de Sir Alex Ferguson Mike Phelan a d'ailleurs pointé du doigt ce raté. « On a franchi un cap en laissant partir un gamin de l'academy. Bien entendu, l'argent est de plus en plus important dans le football, mais on a sans doute perdu l'âme du club en vendant le petit. United avait toujours été un club formateur. Danny avait grandi dans le système de MUFC. D'accord, ce n'était pas un buteur prolifique, mais il travaillait tellement pour l'équipe. C'est un très mauvais message envoyé aux jeunes du club. » Il faut dire que le MUFC actuel ressemble de plus en plus aux Galactiques madrilènes du début des années 2000. Une attaque de feu et une défense de DH. Mais United a poussé la comparaison encore plus loin en sabordant ses valeurs britanniques. C'est simple, aujourd'hui MU ne fait plus peur. À tel point que Nigel Pearson, le coach de Leicester, a facilement dévoilé son plan de bataille dans le Guardian, au lendemain de la victoire des siens. « En observant leurs matchs, on avait très vite compris qu'ils avaient un pouvoir offensif effrayant, mais leur milieu de terrain en diamant laissait beaucoup d'espace derrière, notamment dans le dos de leurs défenseurs. Nous avons exploité ces faiblesses. » Ou comment un promu s'amuse de Van Gaal et du club le plus titré d'Angleterre. Voilà deux ans que le problème des centraux est latent. Pourtant, personne ne l'a réglé. Récemment, des rumeurs renvoyaient Gerard Piqué du côté d'Old Trafford. Un gamin qui n'a jamais réussi à grandir dans l'ombre de la charnière Ferdinand-Vidić à la fin des années 2000. Le malaise est tellement criant que l'ancien capitaine Gary Neville n'a pas hésité à souligner ce manque sur la BBC : « Il ne fait aucun doute que le club manque de défenseur dur sur l'homme. Ils sont trop gentils. Ça va s'améliorer avec le temps, mais, pour l'instant, ils laissent trop de liberté aux attaquants adverses. Contre Leicester, la défense a perdu tous ses duels car ils étaient trop loin des Fox sur chaque duel. Ça manque d'impact physique. L'organisation défensive est une chose, mais gagner la bataille des duels, c'est une question de mentalité. Regardez Mangala sur Diego Costa ou Cahill et Terry contre City, ils y allaient. »

Terminer dans les quatre premiers


Quinze mois après son départ, Sir Alex Ferguson doit avoir du mal à reconnaître son institution. L'Écossais avait bâti MU sur des bases britanniques renforcées par des jeunes du sérail et des guerriers. Aujourd'hui, cette équipe ne ressemble plus à Sir Alex. Elle ne ressemble pas encore à Van Gaal non plus. Au vrai, Manchester United ne ressemble plus à grand-chose. Parce qu'en coller trois chez un promu avec une attaque de milliardaires pour finalement repartir avec cinq impacts dans le gilet pare-balles, ça fait désordre. On se demande également à quoi vont ressembler les matchs contre Chelsea, Manchester City ou Arsenal... Le pire dans tout ça, c'est que l'arrivée de Van Gaal avait fait naître d'énormes espoirs au sein du club. On y parlait titre. Aujourd'hui, l'objectif est simple et moins clinquant : terminer dans les quatre premiers. C'est vital. Après tout, c'est peut-être cela qui manquait au club. Se sentir en danger. Ça tombe bien, c'est le cas.

Par Mathieu Faure
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



il y a 7 heures Barton : « 50% des joueurs parient sur les matchs » 19
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 15:40 Une ex-formatrice défonce la goal-line technology (via Brut Sport) Hier à 14:28 Quand Ronaldo planquait de la bière 51 Hier à 12:50 Dupraz quitte le TFC 128 Hier à 11:55 Robinho en route vers Sivasspor 60 Hier à 08:57 Un supporter arrêté après avoir uriné dans la bouteille du gardien adverse 18