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Manchester réveille Old Trafford

Un peu plus d'une semaine après la déroute face à Southampton, Manchester United a renoué avec son public ce soir en battant facilement Stoke City (3-0). Le tout avec une performance complète, un Mata des grands soirs, un Rooney patron et un Martial en transe. Comme quoi.

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Manchester United 3-0 Stoke City

Buts : Lingard (14e), Martial (23e) et Rooney (53e) pour Manchester United

Et le temps s'est arrêté. Le temps d'une poignée de secondes. Ils sont 75 000 en écharpes rouge et blanc à assister, sans bruit, à une scène encore inimaginable depuis plusieurs mois. Sous leurs yeux, tout va vite, très vite, trop vite. La sensation est similaire pour la défense adverse qui ne peut résister à la vague. Comme une gifle. La scène n'a duré qu'une dizaine de secondes. En cinq passes, avec quatre héros. D'un côté, un gosse, Jesse Lingard, 23 ans à peine. Le gamin décale son meneur de jeu, Juan Mata, plus habitué à la chaleur du banc depuis plusieurs rencontres, qui trouve Wayne Rooney, capitaine ressuscité depuis le changement d'année. Le captain lève la tête et décale un autre gamin. Lui est français, il n'a que vingt ans. On joue depuis une vingtaine de minutes quand tout à coup, le génie. Un enroulé du droit, sans détail, envoyé dans la lucarne opposée d'un Jack Butland qui suit le ballon du regard. Une scène comme Old Trafford n'en avait plus connu depuis des semaines et des mois. Car ce soir, Manchester United a joué, vraiment, et a gagné avec la manière (3-0) face à un Stoke City dépassé. Comme si l'ennui habituel avait disparu. Pour combien de temps ?

La banane de Martial


Louis van Gaal le savait. Une semaine de début février, à Manchester, est forcément particulière. C'est une question d'histoire, celle d'un souvenir particulier autour d'une catastrophe vieille de 58 ans. Car ce soir, Old Trafford fêtait la mémoire de la catastrophe de Munich devant le chapeau vissé de Sir Bobby Charlton et avec un message déployé : « We'll never die » . Plus que ça, le Pélican jouait encore une fois une partie de son avenir à Manchester United, un peu plus d'une semaine après une nouvelle sortie de route à domicile face à Southampton. Van Gaal décide alors de faire confiance à l'ossature victorieuse en coupe du côté de Derby County (3-1) à l'exception de Carrick, titulaire pour la première fois depuis plus d'un mois, et de Darmian, préféré à Varela. Stoke, de son côté, arrivait avec un peu plus de confiance après une victoire facile à l'aller face aux Red Devils (2-0). Reste que Mark Hughes doit toujours composer sans Ryan Shawcross, pilier de sa défense et blessé au dos pour encore plusieurs semaines.

United conforte sa place de dauphin contre Stoke

Manchester attaque bizarrement très offensivement la rencontre avec un quatuor offensif Lingard-Mata-Martial-Rooney en feu. D'entrée, le Français pousse sur son côté gauche et sert Mata en retrait qui est tout proche d'ouvrir le score. Stoke peine à entrer dans son match, et Rooney alerte une nouvelle fois Butland, bien placé sur la frappe du capitaine mancunien. United joue et réveille un Old Trafford probablement surpris par l'entrain de ses joueurs. Une surprise qui va rapidement se transformer en soulagement lorsque, sur un centre de Borthwick-Jackson, Jesse Lingard n'a plus qu'à pousser le ballon au fond (1-0, 14e). Oui, on peut aussi voir des buts en première mi-temps à Old Trafford. On peut même en voir plusieurs, car huit minutes plus tard, Martial achève Stoke sur une contre-attaque éclair (2-0, 22e). Les hommes de Hughes tentent de réagir, mais ni Afellay, encore très en jambes ce soir, ni Walters n'arrivent à faire frémir De Gea. Pire, Philipp Wollscheid est obligé de laisser sa troupe sur blessure, compliquant encore un peu plus la tâche des Potters. D'autant qu'en face, le pressing est étouffant, Mata illumine le jeu de United, et Old Trafford chante, enfin, de nouveau. Au point de se lever à la pause.

Rooney, la trentaine riante


De l'autre côté de la ligne, Mark Hughes semble chercher des solutions qu'il n'a pas forcément. Manchester United continue d'imposer son pressing haut et une pression offensive intense. Rooney livre une première alerte sur un but refusé, avant de tripler définitivement le score sur une action à trois magnifique entre Mata, Martial et son pied droit (3-0, 53e). Soit le 99e pion du capitaine à Old Trafford. Toujours plus proche du record du club, lui qui ne cesse de marcher sur l'eau depuis le début de l'année 2016. Ce soir encore, Wayne Rooney a été partout, portant les offensives de son équipe, décrochant sans cesse dans une attaque qui a enfin eu la bonne idée de multiplier les permutations. Le tout avec une défense solide, bloquant avec autorité la volonté et les grosses cuisses de Marko Arnautović.

Au point de revoir des sourires. Sur le visage de Van Gaal – oui, ça arrive – et sur ceux des supporters, se levant aux sorties de Martial et Fellaini. Rarement de telles scènes avaient été aperçues du côté de Manchester cette saison alors que Hughes affiche sa moue et que Memphis Depay est tout proche de participer à la fête. La fin de match n'est qu'une formalité dans une saison si éprouvante pour les nerfs. Manchester United retrouve donc le sourire, le temps d'une soirée au moins, à cinq jours d'un déplacement à Londres face à Chelsea. Stoke, qui ne compte toujours qu'une seule victoire en 2016 en championnat, lâche du terrain dans la course à l'Europe. Et Van Gaal, lui, souffle. Un peu.

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    Par Maxime Brigand
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