Angleterre - Premier League - 9e journée - Chelsea/ManUnited (2-3)
Par Simon Capelli-Welter
Manchester peut remercier l'arbitre
Un match de très haut niveau, mais quelques boulettes défensives. Un match on ne peut plus intense, mais un arbitre on ne peut plus idiot. Ou comment gâcher la fête, aider ces diables de Manchester (3-2) et accentuer le Blues de Chelsea.
Joie de Wayne Rooney
Chelsea - Manchester United : 2-3
Buts : Mata (44e) et Ramires (53e) pour les Blues. David Luiz (4e csc), Van Persie (12) et Chicharito (75e) pour les Red Devils.
Des Rouges bienheureux, des Bleus meurtris, et un homme en noir à oublier. Pourtant, tout avait très bien commencé, et plutôt vite. Pas le temps de tergiverser. Quatre minutes de jeu, et Wayne Rooney est lancé sur le côté droit. Le roux centre en retrait pour Van Persie, qui trouve le poteau, lenteur de David Luiz, but contre son camp pour le sosie officiel de Tahiti Bob. Manchester United ouvre le score en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Tant mieux. Maintenant que Chelsea est vraiment obligé de jouer pour marquer, le match peut commencer. Les Blues cherchent donc à revenir au plus vite, Wayne Rooney est contraint de défendre dans sa propre surface, et Manchester peut contrer. Bim bam boum, et un deuxième but pour Manchester United, très (trop sans doute au goût de Di Matteo) semblable au premier : nouvelle accélération de Valencia, centre depuis la droite de l’Équatorien qui passe entre les jambes de David Luiz, reprise de Van Persie au point de pénalty. Goal. Et 2-0 après douze minutes de jeu. Ce coup-ci, ce n’est plus le match qui commence pour Chelsea, mais la menace d’une déculottée.
Manchester plus vite que l’éclair
Si les deux animations se ressemblent (surtout au vu du placement de Rooney, évoluant tel un meneur de jeu, peut-être même plus qu’Oscar dans les rangs d’en face) dans ce duel entre le 4-2-3-1 de Chelsea et le 4-4-1-1 de Manchester, le résultat est loin d’être le même. Avant tout parce que les ailiers de Manchester prennent régulièrement le dessus sur les latéraux de Chelsea quand, en face, Hazard et Mata ne sont pas encore passés une seule fois et qu’Oscar sucre encore les fraises. Bref, rien ne va pour Chelsea, et les Blues n’ont tout simplement aucune solution, non seulement contre le flanc droit de United, mais également contre le pressing mancunien. Le travail défensif assez énorme de la part des hommes de Sir Alex Ferguson continue et Chelsea est franchement mal barré. Les Reds Devils les attendent et les pressent au bon moment pour mieux les contrer.
Avant la mi-temps, Chelsea décide tout de même de tout faire afin de revenir au score et de se donner ainsi le droit d’y croire. Ainsi, plus approche la pause, plus la pression des Blues se fait pressante. Alors ça commence avec deux bonnes grosses alertes devant les buts de Manchester, d’abord avec Evans qui passe à deux doigts et quelques centimètres de marquer contre son camp, puis avec cette tête de Cahill, sauvée un peu n’importe comment sur sa ligne par De Gea. Ensuite, l’ancien portier de l’Atlético, à la 42e, sort une tête de son ex-coéquipier, Fernando Torres, tête qui semblait pourtant destinée à prendre le chemin des filets. La roue tourne, et Manchester est maintenant en train de prendre salement l’eau face aux attaques des préférés de Damon Albarn. Dernier coup franc de Mata avant la mi-temps. On attend que l’arbitre donne à l’Espagnol l’autorisation de le frapper. C’est fait, et Mata d’enrouler magistralement son ballon dans le petit filet opposé. Une merveille. Une pure merveille. À peine le temps de s’en remettre que, sur une sale relance de De Gea, Mata manque de doubler la mise. Preuve que le match a définitivement basculé : la pause arrive à point pour Manchester. Bon, et un peu aussi pour Fernando Torres, tout rouge et à bout de souffle.
Chelsea revient, l’arbitre dérive
Comme souvent dans ces cas-là, on se dit que la deuxième mi-temps sera forcément plus sage. Que l’orage est passé, que les coachs vont faire des ajustements, que Manchester va fermer la boutique. Que dalle. 53e minute de jeu. Ouverture dans l’axe vers Mata, qui rate un peu son contrôle, mais a la lucidité de ne pas frapper sans angle, de continuer à jouer, de se retourner, de centrer pour Oscar qui remet pour Ramires qui marque de la tête. Non seulement Chelsea est revenu, mais les Blues ont maintenant complètement confisqué le momentum de la rencontre. Et Hazard n’est pas loin de coller le troisième dans la foulée, sur un nouveau placement farfelu de la défense mancunienne. Si ce match est d’un très bon niveau et carrément spectaculaire, il convient tout de même de souligner qu’avec des défenseurs moins enclins à la bourde, le score n’en serait pas là. Il faut dire que le rythme de cette rencontre typique de Premier League et à sa frénésie que les défenseurs (et les gardiens), constamment sollicités, accumulent justement les boulettes. À l’image d’Ivanović, très mal placé au départ, qui reprend Ashley Young à la course, mais fait faute dans la foulée. L’arbitre voit rouge, ce qui est assez incompréhensible. Plus encore à la vue du ralenti. Dommage qu’un tel match finisse en queue de poisson à cause d’un plongeur de première et du zèle d’un arbitre abusé.
Chelsea à dix, Ferguson en profite pour faire entrer Chicharito à la place de Cleverley. Rooney joue milieu central et les Reds Devils passent en pur 4-4-2. Di Matteo, lui, sort Oscar pour Azpilicueta et s’apprête à faire entrer Sturridge en jeu. Pendant ce temps, Torres se fait accrocher par Evans, légèrement certes, mais au moins autant que Young par Ivanović. L’arbitre siffle, s’approche et sort un jaune à l’Espagnol. Pour simulation. Sauf qu’il s’agit du deuxième pour Fernando, et Chelsea se retrouve maintenant à 9. L’arbitre a complètement détruit une rencontre jusque-là aussi intense qu’intéressante et priver tout le monde de la fin dont il rêvait. Le match s’achève, et seuls les supporters de United sont contents. Ils peuvent ainsi admirer Van Persie accumuler les dribbles avant de frapper dix mètres au-dessus, puis Chicharito marquer en profitant d’une position de hors-jeu, et enfin M. Mark Clattenburg coller un nouveau carton jaune à Obi Mikel. Malgré une grosse banane de Ramirès, ce match n’a plus aucun intérêt, hormis celui de ressasser les regrets ou de célébrer une victoire indigne pour les supporters de United. Ce n’est pas de leur faute, d’autant que Chelsea semblait bien parti pour avoir le dernier mot, mais ainsi tronqué, le plaisir n’a pas le même goût. Reste qu’avant cet après-midi, Manchester n’avait pas battu Chelsea à Stamford Bridge depuis 10 ans. Comme quoi, les séries sont faites pour s’arrêter. Même n’importe comment.
Buts : Mata (44e) et Ramires (53e) pour les Blues. David Luiz (4e csc), Van Persie (12) et Chicharito (75e) pour les Red Devils.
Des Rouges bienheureux, des Bleus meurtris, et un homme en noir à oublier. Pourtant, tout avait très bien commencé, et plutôt vite. Pas le temps de tergiverser. Quatre minutes de jeu, et Wayne Rooney est lancé sur le côté droit. Le roux centre en retrait pour Van Persie, qui trouve le poteau, lenteur de David Luiz, but contre son camp pour le sosie officiel de Tahiti Bob. Manchester United ouvre le score en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Tant mieux. Maintenant que Chelsea est vraiment obligé de jouer pour marquer, le match peut commencer. Les Blues cherchent donc à revenir au plus vite, Wayne Rooney est contraint de défendre dans sa propre surface, et Manchester peut contrer. Bim bam boum, et un deuxième but pour Manchester United, très (trop sans doute au goût de Di Matteo) semblable au premier : nouvelle accélération de Valencia, centre depuis la droite de l’Équatorien qui passe entre les jambes de David Luiz, reprise de Van Persie au point de pénalty. Goal. Et 2-0 après douze minutes de jeu. Ce coup-ci, ce n’est plus le match qui commence pour Chelsea, mais la menace d’une déculottée.
Manchester plus vite que l’éclair
Avant la mi-temps, Chelsea décide tout de même de tout faire afin de revenir au score et de se donner ainsi le droit d’y croire. Ainsi, plus approche la pause, plus la pression des Blues se fait pressante. Alors ça commence avec deux bonnes grosses alertes devant les buts de Manchester, d’abord avec Evans qui passe à deux doigts et quelques centimètres de marquer contre son camp, puis avec cette tête de Cahill, sauvée un peu n’importe comment sur sa ligne par De Gea. Ensuite, l’ancien portier de l’Atlético, à la 42e, sort une tête de son ex-coéquipier, Fernando Torres, tête qui semblait pourtant destinée à prendre le chemin des filets. La roue tourne, et Manchester est maintenant en train de prendre salement l’eau face aux attaques des préférés de Damon Albarn. Dernier coup franc de Mata avant la mi-temps. On attend que l’arbitre donne à l’Espagnol l’autorisation de le frapper. C’est fait, et Mata d’enrouler magistralement son ballon dans le petit filet opposé. Une merveille. Une pure merveille. À peine le temps de s’en remettre que, sur une sale relance de De Gea, Mata manque de doubler la mise. Preuve que le match a définitivement basculé : la pause arrive à point pour Manchester. Bon, et un peu aussi pour Fernando Torres, tout rouge et à bout de souffle.
Chelsea revient, l’arbitre dérive
Comme souvent dans ces cas-là, on se dit que la deuxième mi-temps sera forcément plus sage. Que l’orage est passé, que les coachs vont faire des ajustements, que Manchester va fermer la boutique. Que dalle. 53e minute de jeu. Ouverture dans l’axe vers Mata, qui rate un peu son contrôle, mais a la lucidité de ne pas frapper sans angle, de continuer à jouer, de se retourner, de centrer pour Oscar qui remet pour Ramires qui marque de la tête. Non seulement Chelsea est revenu, mais les Blues ont maintenant complètement confisqué le momentum de la rencontre. Et Hazard n’est pas loin de coller le troisième dans la foulée, sur un nouveau placement farfelu de la défense mancunienne. Si ce match est d’un très bon niveau et carrément spectaculaire, il convient tout de même de souligner qu’avec des défenseurs moins enclins à la bourde, le score n’en serait pas là. Il faut dire que le rythme de cette rencontre typique de Premier League et à sa frénésie que les défenseurs (et les gardiens), constamment sollicités, accumulent justement les boulettes. À l’image d’Ivanović, très mal placé au départ, qui reprend Ashley Young à la course, mais fait faute dans la foulée. L’arbitre voit rouge, ce qui est assez incompréhensible. Plus encore à la vue du ralenti. Dommage qu’un tel match finisse en queue de poisson à cause d’un plongeur de première et du zèle d’un arbitre abusé.
Chelsea à dix, Ferguson en profite pour faire entrer Chicharito à la place de Cleverley. Rooney joue milieu central et les Reds Devils passent en pur 4-4-2. Di Matteo, lui, sort Oscar pour Azpilicueta et s’apprête à faire entrer Sturridge en jeu. Pendant ce temps, Torres se fait accrocher par Evans, légèrement certes, mais au moins autant que Young par Ivanović. L’arbitre siffle, s’approche et sort un jaune à l’Espagnol. Pour simulation. Sauf qu’il s’agit du deuxième pour Fernando, et Chelsea se retrouve maintenant à 9. L’arbitre a complètement détruit une rencontre jusque-là aussi intense qu’intéressante et priver tout le monde de la fin dont il rêvait. Le match s’achève, et seuls les supporters de United sont contents. Ils peuvent ainsi admirer Van Persie accumuler les dribbles avant de frapper dix mètres au-dessus, puis Chicharito marquer en profitant d’une position de hors-jeu, et enfin M. Mark Clattenburg coller un nouveau carton jaune à Obi Mikel. Malgré une grosse banane de Ramirès, ce match n’a plus aucun intérêt, hormis celui de ressasser les regrets ou de célébrer une victoire indigne pour les supporters de United. Ce n’est pas de leur faute, d’autant que Chelsea semblait bien parti pour avoir le dernier mot, mais ainsi tronqué, le plaisir n’a pas le même goût. Reste qu’avant cet après-midi, Manchester n’avait pas battu Chelsea à Stamford Bridge depuis 10 ans. Comme quoi, les séries sont faites pour s’arrêter. Même n’importe comment.
Par Simon Capelli-Welter
En direct : Chelsea/Manchester United (2-3)

















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Sérieux, l’arbitre aurait pu essayer de dissimuler un peu. Là, ça c’est un peu vu quand même.
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We love United we do, United we love you
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il sait très bien que l'arbitre l'a bien aidé et au lieu de la joueur sobre, il se pavane sur tous les terrains d'Angleterre avec son put*ain de sourire qui dit " on vous a encore bien niqué*, merci l'arbitre "
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- le rouge sur Ivanovic est sévère mais se justifie par sa position de dernier défenseur.
- Le rouge sur Torres est scandaleux car il est touché au passage par Evans (sans discussion possible. si ivanovic prend un rouge evans doit prendre son jaune)
- le troisième but hors jeu est vraiment évident mais à ce moment là l'arbitre sait déjà qu'il passera ses 4 prochaines années en division 4 anglaise
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Pauvre arbitre par contre vu toutes les mauvaises décisions je sens que les médias anglais vont pas être tendre ha !
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Carton à Torres qui a vraiment été très bête sur ce coup là!
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Donc plutôt content de voir le vent tourner, même si à mes yeux les 2 rouges sont justifiés:
- rien à dire sur celui d'Ivanovic, c'est rouge 100 fois sur 100.
- Torres ne tombe pas à cause du "coup" d'Evans, il tombe parce qu'il simule. D'ailleurs, il a aucune conviction sur sa percée, il ne cherche que la faute de A à Z sur son accélération.
Chicharito est hors-jeu sur le but, oui. Sur les ralentis, on le voit quand l'image s'arrête. Mais le problème, c'est qu'à peine un dixième de seconde après, il y a 4 mecs alignés! Personne ne souligne que c'est hyper chaud à voir en live!
D'ailleurs, Chelsea se fait voler mais on oublie vite le péno non-sifflé pour la main et la "De Jong" dégueulasse de Torres sur Cleverley en 1ère mi-tps. Il prend d'ailleurs son jaune là-dessus, mais aussi vite ça aurait pu se transformer en rouge...
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Ivanovic prend doucement la jambe de Young qui fonçait vers le but et il était le dernier defenseur. Dans les règles du jeu c'est faute, point.
Idem pour Torres. Il fait une simulation sur l'intervention d'Evans, c'est clairement visible au ralenti. Evans ne fait que l'effleuré et le touche a peine, Torres réussi a passer, si il tombe par la suite c'est uniquement parce qu'il "veut" tomber et pas parce qu'Evans le touche.
Pour le but hors jeu, l'action se déroule beaucoup trop vite avec plusieurs joueurs bloquants la vue de l'arbitre de touche, dans ces conditions une erreur de jugement peut très vite arrivée et c'était le cas ici en l’occurrence. Rien a voir donc avec une quelconque "aide" des arbitres...
Rappelons aussi que si Manchester perd le titre en 2010 en faveur de Chelsea, c'est uniquement sur deux buts lors des matchs aller et retour de Drogba qui était clairement hors jeu sur les ralenti.
Ce sont des choses qui arrivent tout les weekend, un jour c'est en votre faveur et le suivant ca vous désert... C'est le foot et il faut l'accepter et arrêter de voir des complots d'arbitres partout.
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