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  2. // 9e journée
  3. // Chelsea/ManUnited (2-3)

Manchester peut remercier l'arbitre

Un match de très haut niveau, mais quelques boulettes défensives. Un match on ne peut plus intense, mais un arbitre on ne peut plus idiot. Ou comment gâcher la fête, aider ces diables de Manchester (3-2) et accentuer le Blues de Chelsea.

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Chelsea - Manchester United : 2-3
Buts : Mata (44e) et Ramires (53e) pour les Blues. David Luiz (4e csc), Van Persie (12) et Chicharito (75e) pour les Red Devils.

Des Rouges bienheureux, des Bleus meurtris, et un homme en noir à oublier. Pourtant, tout avait très bien commencé, et plutôt vite. Pas le temps de tergiverser. Quatre minutes de jeu, et Wayne Rooney est lancé sur le côté droit. Le roux centre en retrait pour Van Persie, qui trouve le poteau, lenteur de David Luiz, but contre son camp pour le sosie officiel de Tahiti Bob. Manchester United ouvre le score en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Tant mieux. Maintenant que Chelsea est vraiment obligé de jouer pour marquer, le match peut commencer. Les Blues cherchent donc à revenir au plus vite, Wayne Rooney est contraint de défendre dans sa propre surface, et Manchester peut contrer. Bim bam boum, et un deuxième but pour Manchester United, très (trop sans doute au goût de Di Matteo) semblable au premier : nouvelle accélération de Valencia, centre depuis la droite de l’Équatorien qui passe entre les jambes de David Luiz, reprise de Van Persie au point de pénalty. Goal. Et 2-0 après douze minutes de jeu. Ce coup-ci, ce n’est plus le match qui commence pour Chelsea, mais la menace d’une déculottée.

Manchester plus vite que l’éclair

Si les deux animations se ressemblent (surtout au vu du placement de Rooney, évoluant tel un meneur de jeu, peut-être même plus qu’Oscar dans les rangs d’en face) dans ce duel entre le 4-2-3-1 de Chelsea et le 4-4-1-1 de Manchester, le résultat est loin d’être le même. Avant tout parce que les ailiers de Manchester prennent régulièrement le dessus sur les latéraux de Chelsea quand, en face, Hazard et Mata ne sont pas encore passés une seule fois et qu’Oscar sucre encore les fraises. Bref, rien ne va pour Chelsea, et les Blues n’ont tout simplement aucune solution, non seulement contre le flanc droit de United, mais également contre le pressing mancunien. Le travail défensif assez énorme de la part des hommes de Sir Alex Ferguson continue et Chelsea est franchement mal barré. Les Reds Devils les attendent et les pressent au bon moment pour mieux les contrer.

Avant la mi-temps, Chelsea décide tout de même de tout faire afin de revenir au score et de se donner ainsi le droit d’y croire. Ainsi, plus approche la pause, plus la pression des Blues se fait pressante. Alors ça commence avec deux bonnes grosses alertes devant les buts de Manchester, d’abord avec Evans qui passe à deux doigts et quelques centimètres de marquer contre son camp, puis avec cette tête de Cahill, sauvée un peu n’importe comment sur sa ligne par De Gea. Ensuite, l’ancien portier de l’Atlético, à la 42e, sort une tête de son ex-coéquipier, Fernando Torres, tête qui semblait pourtant destinée à prendre le chemin des filets. La roue tourne, et Manchester est maintenant en train de prendre salement l’eau face aux attaques des préférés de Damon Albarn. Dernier coup franc de Mata avant la mi-temps. On attend que l’arbitre donne à l’Espagnol l’autorisation de le frapper. C’est fait, et Mata d’enrouler magistralement son ballon dans le petit filet opposé. Une merveille. Une pure merveille. À peine le temps de s’en remettre que, sur une sale relance de De Gea, Mata manque de doubler la mise. Preuve que le match a définitivement basculé : la pause arrive à point pour Manchester. Bon, et un peu aussi pour Fernando Torres, tout rouge et à bout de souffle.

Chelsea revient, l’arbitre dérive

Comme souvent dans ces cas-là, on se dit que la deuxième mi-temps sera forcément plus sage. Que l’orage est passé, que les coachs vont faire des ajustements, que Manchester va fermer la boutique. Que dalle. 53e minute de jeu. Ouverture dans l’axe vers Mata, qui rate un peu son contrôle, mais a la lucidité de ne pas frapper sans angle, de continuer à jouer, de se retourner, de centrer pour Oscar qui remet pour Ramires qui marque de la tête. Non seulement Chelsea est revenu, mais les Blues ont maintenant complètement confisqué le momentum de la rencontre. Et Hazard n’est pas loin de coller le troisième dans la foulée, sur un nouveau placement farfelu de la défense mancunienne. Si ce match est d’un très bon niveau et carrément spectaculaire, il convient tout de même de souligner qu’avec des défenseurs moins enclins à la bourde, le score n’en serait pas là. Il faut dire que le rythme de cette rencontre typique de Premier League et à sa frénésie que les défenseurs (et les gardiens), constamment sollicités, accumulent justement les boulettes. À l’image d’Ivanović, très mal placé au départ, qui reprend Ashley Young à la course, mais fait faute dans la foulée. L’arbitre voit rouge, ce qui est assez incompréhensible. Plus encore à la vue du ralenti. Dommage qu’un tel match finisse en queue de poisson à cause d’un plongeur de première et du zèle d’un arbitre abusé.

Chelsea à dix, Ferguson en profite pour faire entrer Chicharito à la place de Cleverley. Rooney joue milieu central et les Reds Devils passent en pur 4-4-2. Di Matteo, lui, sort Oscar pour Azpilicueta et s’apprête à faire entrer Sturridge en jeu. Pendant ce temps, Torres se fait accrocher par Evans, légèrement certes, mais au moins autant que Young par Ivanović. L’arbitre siffle, s’approche et sort un jaune à l’Espagnol. Pour simulation. Sauf qu’il s’agit du deuxième pour Fernando, et Chelsea se retrouve maintenant à 9. L’arbitre a complètement détruit une rencontre jusque-là aussi intense qu’intéressante et priver tout le monde de la fin dont il rêvait. Le match s’achève, et seuls les supporters de United sont contents. Ils peuvent ainsi admirer Van Persie accumuler les dribbles avant de frapper dix mètres au-dessus, puis Chicharito marquer en profitant d’une position de hors-jeu, et enfin M. Mark Clattenburg coller un nouveau carton jaune à Obi Mikel. Malgré une grosse banane de Ramirès, ce match n’a plus aucun intérêt, hormis celui de ressasser les regrets ou de célébrer une victoire indigne pour les supporters de United. Ce n’est pas de leur faute, d’autant que Chelsea semblait bien parti pour avoir le dernier mot, mais ainsi tronqué, le plaisir n’a pas le même goût. Reste qu’avant cet après-midi, Manchester n’avait pas battu Chelsea à Stamford Bridge depuis 10 ans. Comme quoi, les séries sont faites pour s’arrêter. Même n’importe comment.

Par Simon Capelli-Welter
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