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  3. // Schalke/Manchester (0-2)

Manchester entrevoit Wembley

Au terme d'un match aller à sens unique malgré Manuel Neuer (2-0), Manchester prend une belle et logique option pour la finale. Giggs et Rooney ont joué le rôle des buteurs.

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Schalke 04 - Manchester United : 0-2


Buts : Giggs (67e) et Rooney (69e) pour Man Utd.

Même s'il y a déjà eu deux Real-Barça, cette demi-finale entre Manchester United et Schalke est quand même clairement le choix numéro 2. Au moment de se poser dans son canapé, on est tenté de lui dire qu'il vibrera plus demain, parce que c'est là que ça compte vraiment. Un peu la configuration de la Ligue des Champions 2002, quand il y avait déjà un Clasico Real –Barça au même stade, promis à retrouver les Red Devils en finale, qui étaient eux opposés à la surprise de la compét, le Bayer Leverkusen. Oui, des Allemands, déjà.

Le technicien écossais restait pourtant confiant. Il avait clairement affiché ses intentions : avec un 4-4-2 où Giggs faisait office de milieu défensif, la décision devait se faire à l'aller. Et tant pis pour les supporters de Schalke 04, qui ont rempli l'arène de Gelsenkirchen, chantant comme si on était à Glasgow des heures avant la partie. La première période montre quand même clairement que le parcours des Bleus va prendre fin. L'écart entre les deux équipes est énorme. Quand Manchester est dans cette forme là, seuls les deux grands de Liga peuvent l'égaler. Man U, ce n'est pas une question de tactique, c'est juste du mental. Des mecs dans la forme de leur vie qui enfoncent leur vis-à-vis. La stratégie, en fait, c'est devant. Javier Hernandez joue à la limite du hors-jeu en permanence alors que Rooney décroche dans toutes les zones du terrain pour faire le surnombre. En 45 minutes, les Rouges ont donc une demi-douzaine d'occasions franches. Mais Neuer, le portier allemand dont on parle tant, a décidé de faire son jubilé. Lorsque l'arbitre renvoie les équipes au vestiaire, le stade applaudit son portier, conscient que sans lui, ils seraient déjà chez eux.

Mais Schalke ne pouvait décemment pas tenir un match. Il faut être coaché par Mourinho pour être asphyxié dès la vingtième minute et bien le vivre. Les seules tentatives des locaux dans le camp adverse se sont à chaque fois terminées dans la même manière : soit un mauvais contrôle, soit un choix pas assez risqué. Il aurait fallu guetter une erreur de l'adversaire. Valencia avait bien mis un tampon qu'on accepte qu'en Premier League peu après la demi-heure de jeu mais ce n'était pas évident. Alors à la 67e, Rooney fait une ouverture dont on se masturberait encore si elle était faite par Xavi ou Iniesta, pour Giggs qui convertit à ras de terre (0-1, 67è). Deux minutes plus tard, le goret anglais est cette fois-ci à la réception d'un service-caviar de Chicharito pour doubler la mise contre un Neuer soudain ordinaire (0-2, 69è). Derrière, plus rien, Ferguson fait rentrer Scholes et Anderson pour baisser le rideau.

Les joueurs de Schalke le savent, à la fin, ils vont saluer leur public comme pour les remercier de cette campagne. Parce que Manchester est déjà en finale. Et déjà favori?

Par Romain Canuti.

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Pourquoi nous balancer les deux équipes de LIGA à tout bout de champs?
Vous êtes corrompus par Nike comme les gens de Canal?
Guardiola est un tacticien médiocre, Sir Alex est un génie, je ne vois pas le Real battre ManU, le Barça , oui!
Mu monte en puissance ; chapeau ! Et ça m'écorche la gueule de dire ça (toujours eu un profond mépris pour ce club ; ça doit être mon adolescence seventies ; les Punks étaient fan de City, et crachaient sur les bourgeois de Mu. Mais bon, c'est de l'histoire ancienne). Mu mérite largement sa victoire ; rien à dire. Espérons une finale contre le Barça,contre les bouchers charcutiers du bétonneur Mou (son père était-il maçon ?), ce ne serait vraiment pas très sexy...
Un grand MU ce soir, sans nueur ca aurait été très lourd.
Même pas l'impression de voir un match de coupe d'europe, encore moins une 1/2 de C1, tellement il n'y a pas eu de match.
Comme souvent Manchester donnait l'impression de marquer quand bon leur semblait, pourvu qu'ils y missent un minimum de conviction.
Comment une équipe moyenne comme Shalke a-t'elle pu rouster deux fois l'Inter, champion d'Europe en titre?
Pour ceux qui ne comprennent pas, c'est du foot et le parcours de Schalke représente la glorieuse incertitude d'un sport où les € aident mais ne font pas tout.
C'est vrai que MU c'est moins flamboyant qu'avant, mais qu'es ce que c'est costaud. Shalke m'a fait penser au Werder d'il y a 3/4 ans, tout pour l'attaque et démerdez-vous derrière. Quelqu'un sait si Darren Tullet a retrouvé son ouïe ?
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