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  2. // 27ème journée

Manchester en pole mais...

Week-end important en Premier League avec la prise de pouvoir de Manchester United et le retour d'Arsenal à hauteur de Chelsea. Avec un bémol toutefois : les Blues ne jouaient pas en championnat, FA Cup oblige où il s'est passé des choses très intéressantes...

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Faudrait dire à Laurent Blanc d'arrêter de se plaindre de son calendrier. Car en Angleterre, c'est du grand n'importe quoi depuis plusieurs semaines et franchement, il faut faire preuve d'une belle acuité pour arriver à suivre ce qui se passe vraiment. Les journées s'étalent sur plusieurs semaines et pour une fois, le poncif des footballeurs “On fera les comptes à la fin” prend ici tout son sens. Mais pour l'heure, c'est bel et bien Manchester United qui prend les commandes du championnat. A première vue, ce leadership retrouvé confirme la montée en puissance des Red Devils (un seul revers depuis le 19 décembre). Mais sur le pré, l'affaire est loin d'être aussi évidente. Car la difficile victoire à Wolverhampton (1-0) a étalé au grand jour la faiblesse du triple champion sortant : sans Wayne Rooney, il n'y a plus grand-chose. Heureusement, le vieux Paul Scholes veillait au grain, buteur providentiel (100e pions en PL) et peut-être le seul à évoluer à son niveau samedi après-midi. D'ailleurs, sir Alex Ferguson a vite saisi le danger qui guette les siens en taclant assez durement à Rooney, coupable selon lui de s'être blessé en match amical avec sa sélection mercredi : « Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Il ne sait pas dire non » . Fergie est d'autant plus furibard que son attaquant vedette pourrait bien manquer le huitième de finale retour face à l'AC Milan (3-2 à l'aller) qui n'avait capitulé que devant la classe de l'international anglais (doublé à San Siro). Sans lui, l'histoire pourrait bien être différente. Car pour ceux qui guettaient une éventuelle prise de relais de la part de Berbatov, le constat est sans appel : le lymphatique Bulgare n'a pas le dixième du talent de l'intenable Rooney. Une tuile quand on sait que Michael Owen est out jusqu'à la fin de la saison. Oui, c'est bizarre, MU est de retour au sommet mais au-dessus de celui-ci, les nuages noirs s'amoncellent.



Arsenal, tout au mental



Derrière les Red Devils, Arsenal est l'autre grand vainqueur de la journée. Donnés pour morts au lendemain de leur déroute face à Chelsea, qui faisait suite à une leçon prise face à Manchester (1-3) et un nul usant chez Aston Villa (0-0), les Gunners ne se sont pas laissé démonter en engrangeant le maximum de points (4 victoires en 4 matches) et profitant ainsi à plein de la baisse de régime de Chelsea. Face à Burnley, Arsenal a encore dû puiser dans ses réserves (3-1), un peu à l'image de la partie précédente à Stoke (3-1). Bon, cette fois, personne n'est revenu avec la jambe en kit et la bande à Wenger n'a pas dû attendre les arrêts de jeu pour prendre l'avantage. Il n'empêche, il a quand même fallu recourir au coaching et l'entrée décisive de Walcott (buteur sur une action perso) et d'Arshavin (auteur d'une cacahuète des familles dans le temps additionnel) pour éviter le fiasco. Certes, l'opération comptable est bonne mais ces succès à l'arrachée face à des “underdogs” rassurent autant sur leur mental qu'ils inquiètent sur leur qualité de jeu actuelle. Mardi soir, face à Porto, mental ou pas, toute absence signifiera la sortie.



Terry, retour en grâce ?



Enfin, petit détour par la Cup où John Terry, dans l'œil du cyclone depuis quelques semaines, a peut-être fait un premier pas vers la rédemption. Buteur et passeur décisif face à Stoke City (2-0), le capitaine des Blues a mis fin à une incroyable série de matches catastrophiques qui ont largement plombé l'élan des siens, tant en championnat qu'en Ligue des Champions. Au vrai, c'est peut-être bien mercredi avec l'Equipe d'Angleterre face à l'Egypte que Terry a entamé sa rédemption. Destitué de son brassard, le Londonien craignait un lynchage de la part de Wembley. Mais non ! Le public anglais, peut-être sensible à l'appel au calme et à la solidarité lancé par Rooney (de plus en plus une âme de leader celui-là), a soutenu son ancien capitaine. Et qui sait si ce n'est pas tout Chelsea qui va profiter de ce soutien aussi salvateur qu'inespéré en cette fin de saison. Comme quoi, avis à Ferguson, les matches amicaux internationaux ne sont pas qu'une usine à emmerdes. Enfin, juste pour la bonne bouche, à signaler le doublé de Frédéric Piquionne qui envoie Portsmouth en demi-finale. Alors Laurent Blanc, ça, c'est pas ce qu'on appelle un vrai bazar ?

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"l'entrée de theo walcott..." Ok on l'a pas vu en 1ere mais theo était là au coup d'envoi..

Mention spéciale à Bendtner qui a réussi un improbable coup du chapeau de paille; trois buts tous faits, aucun au fond.
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