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Manchester City, un prêté pour un rendu

Cette saison, Manchester City a couplé deux pratiques sur le marché des transferts : celle de recruter en affaiblissant la concurrence, et celle de prêter un joueur en prenant soin qu’il ne puisse pas jouer contre eux. Un cocktail explosif.

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Manchester City file vers le titre de Premier League. Pour ce faire, ils ont vaincu lors de la dernière journée un des deux derniers opposants à la couronne, Tottenham, au terme d’une rencontre aussi riche en intensité qu’en rebondissements dimanche dernier. « Je préfère me prendre une rouste que de perdre de cette manière » lâchera, amer, Benoît Assou-Ekotto, à la sortie du terrain. Les motifs de regrets sont nombreux du côté des supporters des Spurs. Le but de la victoire a été inscrit par Mario Balotelli, qui s’est fait justice sur penalty. L’Italien n’aurait pourtant pas dû finir la rencontre après son coup de pied dans la tête de Scott Parker 20 minutes auparavant. Surtout, avant cette dernière attaque des Citizens, les Londoniens ont eu l’occasion de remporter le morceau. Bale s’est échappé une énième fois, a attiré toute l’attention sur lui avant de glisser la balle au second. Il n’y avait qu’à pousser dans le but vide. Mais Jermain Defoe ne l’a pas fait, trop court. Sûr qu’Emmanuel Adebayor, son mètre 90 et sa saison de feu, aurait mis ce but. Mais voilà, il est prêté par City, il n’a donc pas pu disputer ce match. Il sera de retour ce soir pour affronter les autres équipes. Pour remporter le championnat, Mancini a trouvé le moyen de jouer à douze. Forcément c’est plus facile.

La jurisprudence Berlusconi

Se servir de moyens colossaux pour affaiblir la concurrence, ce n’est pas nouveau. Ce fut même une des premières stratégies de Berlusconi. Il Cavaliere avait même lancé un jour à l'une de ses recrues : « Je ne sais pas si tu joueras, faut voir avec l’entraîneur, en tout cas tu ne joueras plus contre nous » . Parfois, le système montre ses limites. Christophe Dugarry a par exemple atterri en Lombardie, juste pour avoir sorti les Rossoneri de la coupe de l’UEFA avec Bordeaux. Mais dans l’ensemble, le Milan n’a pas à se plaindre de la technique. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Bernard Tapie l’a copié à Marseille. A la recherche d’un défenseur central, il était allé trouver Papin :

« Jean-Pierre, quel est le défenseur qui te fait le plus chier ?

- Boss, quand on joue contre Auxerre, Boli ne fait que me mettre des coups. »

La suite, on la connaît. Transfert, excuses des supporters marseillais pour les insultes passées, larmes de Bari, tête, larmes de Munich. Dans le même ordre d’idée, le Bayern Munich et Lyon ont, dans les années 2000, enrôlé à tour de bras les talents qui venaient à éclore dans leur championnat. Une stratégie qui résultait avant tout de l’incapacité pour ces clubs à être attractifs aux yeux des recrues potentielles des championnats majeurs.


Aller plus loin dans le fair-play financier

Mais là, Manchester City a franchi un pas. Le club ne se contente pas d’empiler les joueurs, quitte à faire passer un match entre l’équipe une et sa réserve pour un sommet du championnat. Elle fausse la compétition puisque Adebayor flambe contre tout le monde sauf contre son ancien club (alors que c’est pourtant un exercice qu’il connaît bien). Le fait que le club prêteur intègre une clause pour que son joueur ne puisse pas jouer contre lui n’a rien de choquant. En Ligue 1 ces dernières saisons, cela a concerné Olivier Sorlin, Peguy Luyindula, Pierre-Alain Frau ou dans un avenir proche Nolan Roux face à Brest. Le problème, c’est que City a les moyens de prêter un des actuels meilleurs joueurs de Premier League. Si ça se trouve, dans 20 ans, le championnat d’Angleterre sera tout simplement la « Manchester City’s PL » . Une raison de plus pour motiver la FIFA à aller plus loin que son fair-play financier et faire en sorte que les équipes puissent toutes dépenser autant, comme en NBA.

Par Mario Durante
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