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Manchester City se métamorphose

Plus encore que le fait de gagner 5 à 1 sur la pelouse d'un outsider, Manchester City a secoué le Royaume dimanche par sa façon de jouer. Du jamais vu jusqu'à présent.

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Aujourd'hui, Nasri la ramène un peu dans les colonnes de France Football, s'en prenant à la gestion de son cas par Laurent Blanc. S'il fait le serment solennel de s'occuper de l'équipe nationale de la même manière qu'il gère ses débuts dans son nouveau club, les pancartes « Blanc dégage » pourraient rapidement fleurir au Stade de France. On exagère, hein, mais quand même... A voir son premier match avec Manchester City, il est dur de ne pas choisir de le camp de Nasri. En 90 minutes, « le petit prince de Marseille » , comme les commentateurs se remettent à l'appeler, n'a pas seulement régalé de trois passes décisives, il a également - et surtout - transformé City. Jamais l'équipe de Mancini n'avait proposé un football aussi attractif. Ce week-end, les amateurs comme les détracteurs des Citizens ont vu évoluer une équipe de milliardaire, certes, mais une formation complète, au collectif solide et audacieux. Enfin, serait-on tenté de souffler.


Parce que dans un peu moins de quatre mois, cela fera tout de même deux ans que Roberto Mancini a repris l'équipe de Manchester. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que jusqu'à la semaine dernière, il était encore possible de douter de son réel apport. Au mieux, il était l'entraîneur bon copain, un peu cool à la Keegan, l'ancien joueur dont les séances d'entraînements se composent de mini-oppositions. Au pire, il n'était qu'un mec qui savait soigner les apparences en mettant des costumes sur-mesure et l'écharpe aux couleurs du club. C'est dur à dire, mais sa troisième place et le gain de la Cup la saison dernière n'ont pas convaincu ceux qui ne se contentent pas des résumés de matchs. «  Ils étaient vraiment trop inconstant. Toutes leurs victoires se basaient sur des exploits individuels de garçons comme Tevez, Silva ou Adam Johnson, enfonce Patrick Ferri, qui commente régulièrement les rencontres de City*. Avec les joueurs dont il dispose désormais, ceux que l'on voyait comme une faiblesse chez Mancini devient un atout. Les joueurs de devant ont une grande liberté, que ce soit Nasri, Aguero, Silva et Dzeko » . Et c'est d'autant plus dur à suivre pour les défenseurs adverses que les trois premiers cités peuvent aussi bien bouffer de la ligne de touche que jouer dans l'axe. Au vrai, ce n'est pas l'arrivée de Nasri qui change fondamentalement tout. Mais avec le recrutement d'un joueur de ce calibre, Yaya Touré doit se résoudre à reculer d'un cran. Et elle est là, la bonne nouvelle. Car l'an dernier, avec un milieu De Jong – Barry - Touré, les Citizens avaient une fâcheuse tendance à ne pas se sortir les doigts. Désormais, ils sont deux pour trois postes, et il y a bizarrement moins de réticences à être rigoureux sur les tâches défensives.


L'autre symbole de ce nouveau City, c'est Edin Dzeko, auteur d'un quadruplé de grande classe dimanche face aux Spurs. Alors qu'il en faisait douter plus d'un lors de l'exercice précédent quand, esseulé devant, il devait contrôler la balle, il semble parti pour faire péter ses records de Wolfsburg dès le mois de février. Peut-être parce que, cette fois, il a effectué toute la préparation avec l'équipe. Peut-être aussi parce qu'il a perdu du poids - de quoi faire naître un espoir dans le sud de la France -. Surtout, le Bosnien n'est plus livré à lui-même dans la boîte adverse, obligé de se démener pour gratter un ballon ou se procurer l'esquisse d'une occasion. Non, désormais, au coup d'envoi, Dzeko sait qu'avec des joueurs comme Nasri ou David Silva derrière les attaquants, il n'a plus qu'à passer la majorité son match dans les six mètres de l'adversaire, là où les ballons de but risquent de pleuvoir cette saison - en témoignent ses trois premières réalisations ce week-end -. La confiance retrouvée de Dzeko symbolise, quelque part, le renouveau de cette équipe bleue ciel au groupe si étoffé. Fini le temps où chacun voulait (devait) prouver à tout prix pour mériter sa place dans une équipe où la hiérarchie semblait floue et où l'on pouvait se retrouver à la cave, ou presque, à jouer l'Europa League. Aujourd'hui, même ces têtes de mules de Tevez ou Balotelli affichent la banane quand ils sont confinés au banc de touche. En fait, en finissant troisième du championnat au printemps dernier, Mancini a peut-être fait le plus dur ...


Romain Canuti

* Patrick Ferri participera ce soir à The Specialist, la nouvelle émission de Canal + Sport

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