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Manchester City, rouage essentiel de l’empire économique émirati

Solidement implantés depuis bientôt dix ans en Angleterre par le biais de Manchester City, les Émiratis nourrissent l’ambition de réhabiliter une partie de la ville, étendant ainsi leur empire économique au-delà du simple aspect sportif.

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À quelques encablures de l’Etihad Stadium, théâtre des exploits réglés comme du papier à musique de la bande à Guardiola après une saison d’apprentissage, un autre chantier bat son plein. Mais, contrairement aux riverains d’Anfield ou à la famille Crosthwaite du côté de Stamford Bridge, nul n’est ici menacé d’expropriation pour accroître la capacité d’un stade. Bien au contraire. Autrefois terre d’accueil privilégiée d’immigrés italiens ou irlandais, les quartiers d’Ancoats & New Islington, situés dans l’est de Manchester, connaissent une profonde métamorphose. Progressivement, logements de brique bon marché et usines de traitement de coton laissés à l’abandon se muent en résidences de choix. Une initiative signée Manchester Life, joint-venture composée du conseil municipal de Manchester et du fonds souverain Abu Dhabi United Group (ADUG), propriétaire de Manchester City FC depuis 2008.

Une politique gagnant-gagnant


« Nous écrivons un nouveau chapitre en transformant une zone industrielle par le passé prospère en un quartier résidentiel dynamique  » , peut-on lire sur le site web du projet pourtant financièrement irréalisable pour une ville apercevant le fond du tiroir-caisse. Irréalisable jusqu’à ce qu’en 2014, ADUG ne se porte volontaire pour mettre la main à la poche, tel le génie sorti de la lampe, et ce, au lendemain même d’un discours du ministre des Finances insistant sur la nécessité d’une puissance économique dans le nord de l’Angleterre. À terme, 10 000 nouveaux logements et une surface de 27 000 m² de commerces verront le jour d’ici 2027 pour la modique somme d’un milliard de livres sterling. Le tout saupoudré de bonnes intentions, comme la construction de terrains de football accessibles à tous au sein même de la flambant neuve City Football Academy, ou d’une école primaire astucieusement appelée Connell Sixth Form, en hommage au fondateur de Manchester City.


« Le club possède une longue tradition d’engagement auprès de sa communauté. La perpétuer rassure des supporters très attachés à cette identité » , assure Sir Richard Leese, député-maire du conseil municipal et élément-clé du projet, avant d’ajouter que les Émirats arabes unis croient au « potentiel économique de ces quartiers ainsi qu’au besoin d’entretenir la fan base locale du club. Tout le monde est gagnant » . Tant et si bien que le propriétaire de ces terres désormais décontaminées, Loom Holdings selon le registre du commerce britannique, appartiendrait à... ADUG, à en croire une enquête du très sérieux Guardian.

Au détriment des résidents les plus démunis


Car seuls les plus candides penseront qu’Abu Dhabi s’est entiché de la grisaille de Manchester au point d’investir à perte. «  Le sport sert aux Émiratis à avoir de l’emprise en connaissant les élites locales et nationales. C’est une suite du projet Falcon, dont le but est de permettre une plus grande proximité avec les élites britanniques, mais aussi à avoir accès aux opportunités immobilières, économiques et financières avant les autres » , analyse Jean-Baptiste Guégan, auteur de Géopolitique du Sport, une autre explication du monde. Dans le cas de Manchester, «  on prend un quartier en piteux état, délinquant, à l’écart, mais en restant dans une zone où le foncier coûte cher dans l’une des trois villes les plus importantes du Royaume-Uni. L’intérêt est donc de spéculer là-dessus, soit en achetant le terrain, soit en l’aménageant et en en tirant tous les revenus possibles avec l’accord des élites locales. » Une politique à long terme laissant augurer une palanquée de belles saisons à venir pour les supporters des Citizens.


Pour les Émirats arabes unis, l’enjeu n’est pas de gonfler pour le fun des comptes en banque déjà bien garnis, mais d’anticiper la fin des hydrocarbures tout en conservant ensuite le même niveau de vie. Au détriment des résidents les plus démunis d’Ancoats & New Islington, grands perdants de cette gentrification, les premiers appartements mis en vente ou en location étant au mieux abordables pour les classes moyennes. « En comparaison d’autres projets immobiliers possédant de bien meilleurs atouts spatiaux et environnementaux, Manchester Life est d’une indéniable qualité » , se targue Sir Richard Leese. Une bonne nouvelle pour la famille Crosthwaite qui, si elle venait à subir le même sort que les expropriés d’Anfield, pourra toujours trouver un pied-à-terre dans l’est de Manchester, à condition d’en avoir les moyens, tenue des Sky Blues sur le dos.

Dans un football n’échappant pas à la globalisation, ADUG, de par sa franchise City Football Group, sème les graines de revenus potentiels sur d’autres continents. Pour Jean-Baptiste Guégan, « les Émiratis ne construisent pas par hasard leurs clubs dans des villes comme Melbourne ou New York. Ce sont des grandes villes dans des pays partenaires et avec un football en voie de développement  » . De quoi inspirer un émirat implanté en France, injectant de l’oseille à tire-larigot dans un club de foot et concerné par les mêmes problématiques ? Definitely maybe.

Par Grégory Sokol Tous propos recueillis par GS
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