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  2. // 7e journée
  3. // Manchester City/Sunderland (3-0)

Manchester City en mode diesel

Ennuyeux en première période, bien plus convaincant en deuxième, Manchester City a pris tout son temps pour s'imposer face à Sunderland (3-0). Dans leur Etihad Stadium, les hommes de Robero Mancini ont enfin retrouvé leur jeu de l'an passé et mettent ainsi la pression sur leurs concurrents.

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Manchester City – Sunderland : 3-0
Buts : Kolarov (5e), Agüero (60e) et Milner (89e) pour les Citizens


Dans le fond, c'est bien. Très bien même. Grâce à cette victoire face à une équipe de Sunderland bien trop limitée, Manchester City fait la bonne opération et vient grimper provisoirement sur la deuxième marche du podium derrière Chelsea. Pour la forme, en revanche, les hommes de Roberto Mancini devront encore repasser. Trop prévisibles, pas tellement inspirés, voire ennuyeux en première mi-temps, les Citizens ont attendu la seconde pour accélérer et dérouler. Mieux vaut tard que jamais.

Manchester City A' - Sunderland

« Nous avons besoin de bien récupérer, car nous jouons tôt samedi, je ne comprends pas. C'est incroyable, on joue mercredi soir puis samedi midi. » Non, il n'y a pas qu'en France et qu'à Montpellier que l'on se plaint de jouer tous les trois jours. La preuve avec Roberto Mancini. Du coup, l'Italien a décidé de faire tourner. Richards, Lescott, Kolarov, Milner, Barry, Tévez et Balotelli sont alignés d'entrée. Un équipe A' qui a bien plus que de la gueule. En face, « Monsieur 100% » est bien là. Steven Fletcher, l'homme qui a inscrit tous les buts de son équipe en championnat, soit 5 pions en 4 sorties. Pas mal. Dès les premières secondes, c'est un vrai match anglais avec des duels, des coups et de l'intensité qui s'annonce.

À peine deux minutes de jeu et Carlos Cuellar vient déjà découper Carlos Tévez aux abords de sa surface. Une faute stupide qui coûte un carton jaune au défenseur espagnol, mais surtout un but à son équipe. Car, oui, un coup franc aux vingt mètres équivaut quasiment à un pénalty pour Aleksandar Kolarov. Le Serbe ne se fait pas prier et envoie une merveille de frappe dans la lucarne de Simon Mignolet. Scénario parfait pour les hommes de Mancini qui ouvrent le score dès l'entame de match. D'autant que Sunderland ne pratique pas le jeu le plus flamboyant du royaume. Les Black Cats tentent de répondre sur coup de pied arrêté. En vain. L'intensité, elle, ne baisse pas. Mario Balotelli met au supplice Craig Gardner qui lui rend la pareille en l'envoyant au tapis à la manière d'un pivot de NBA. La suite ? Des tacles, des tampons, encore des tacles, des erreurs et peu de jeu. Trop peu. Certes, les Rouge et Blanc ne sont pas dangereux, mais les Citizens ne sont guère plus inspirés. Comme depuis le début de saison, le champion en titre ne semble pas maîtriser son sujet et reste à la merci d'un contre de Stéphane Sessegnon & friends.

Balotelli boude, Agüero marque

Au retour des vestiaires, ça combine un peu mieux. Silva et Touré se trouvent enfin et la frappe de l'Ivoirien fait briller Mignolet. Ça chauffe sur la cage du portier belge. Micah Richards voit sa frappe détournée sur la ligne par Danny Rose. Ça y est, City entre dans le match. Sunderland aussi. Sessegnon se réveille enfin. C'est le moment choisi par Mancini pour faire entrer Agüero à la place de Balotelli. Déçu car plutôt remuant, Mario rentre directement au vestiaire, la tête basse et sans même un regard vers son entraîneur. Pendant ce temps-là, sur l'un de ses premiers ballons, le « Kun » , à la réception d'un centre de Kolarov, ouvre parfaitement son pied et double la mise. C'est ce que l'on appelle un coaching décisif. Les espaces se multiplient dans une défense de Sunderland à la peine. Coup sur coup, Tévez, à côté, et Silva, sur la barre, manquent d'aggraver le score. Les vagues bleues déferlent sur le but de Sunderland. Micah Richards, Zabaleta, Milner, Agüero, Tévez, Touré, bref le danger vient de partout. Chacun y va de sa petite occasion, sans succès jusqu'à ce magnifique coup franc de James Milner en toute fin de match. Les Citizens signent là le premier « clean sheet » (aucun but encaissé) de la saison, Joe Hart son cinquantième. Ça y est, on a enfin retrouvé le champion en titre.

Par Thomas Porlon
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mon Dieu quel match j'ai pris mon pied
bravo aux deux équipes pour le spectacle
HriStoichkov8 Niveau : DHR
Balotelli sait jouer au ballon, pas au foot
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