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Mammana split

Yanga-Mbiwa suspendu, Bruno Génésio devrait vraisemblablement titulariser Emanuel Mammana, 20 ans, au sein de sa défense à trois pour contrer les attaques stéphanoises. Si cela apparaît comme un choix par défaut, l’Argentin, nommé pour le Golden Boy 2016, pourrait très bien en profiter pour montrer que sa place est plus sur une pelouse que sur un banc.

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En cette fin septembre, après deux mois de compétition officielle, le bilan de l’OL fait légèrement peine à voir. En championnat, après seulement sept rencontres, les poulains de Bruno Génésio comptent déjà trois défaites. Pas vraiment ce que l’on attendait d’un club qui a terminé deux saisons de suite juste derrière l’ogre parisien. Pourtant, le constat est là, sans appel, Lyon essaie tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau en pleine tempête. Mais le naufrage n’est pas loin. Et comme toujours dans ces cas-là, il faut bien désigner un coupable. Celui de l’OL est tout trouvé. Et ils sont plusieurs. Dans la ligne de mire des critiques : les défenseurs. Avec une attention toute particulière pour Mapou et Nkoulou, dont les prestations dans l’axe de la défense laissent à désirer. Pour parler poliment. Au sein de la défense à trois mise en place par Génésio, les deux défenseurs centraux peinent à trouver leurs marques entre fautes grossières, erreurs de placement et relances approximatives. Et alors qu’on pouvait croire à un nouveau coup dur pour le club rhodanien suite à la suspension de Yanga-Mbiwa pour le derby, il se pourrait bien que cela soit tout l’inverse. Pourquoi ? Parce que Mammana, tiens. Cantonné à un rôle de remplaçant depuis son arrivée entre Rhône et Saône, l’Argentin présente pourtant le profil d’un titulaire en puissance malgré son jeune âge. Et finalement, quoi de mieux qu’un derby pour se faire définitivement adoubé par son public et son coach ?

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Des débuts compliqués


Après la défaite lyonnaise à Dijon, Aulas a tenu à mettre un léger coup de pression à Bruno Génésio. En cause, la défense alignée par l'entraîneur : « Est-ce un problème défensif, ou plus globalement d’organisation tactique ? C’est au coach d’en décider. Je constate seulement que Mammana se morfond sur le banc. » Déçu de voir son seul investissement de l’été en CFA ou squatter les bancs de Ligue 1, le président de l’OL a semble-t-il fait entendre raison à Génésio. Contre Montpellier et Lorient par la suite, le défenseur argentin, ancien de River Plate, a enfin été aligné.


Pourtant, après deux bonnes partitions, Mammana s’est retrouvé en tribunes lors du déplacement à Séville en Ligue des champions. Si la décision paraît illogique pour les suiveurs de l’OL, le choix semble être cohérent pour le staff rhodanien. Il faut dire que l’adaptation de Mammana a été compliquée entre sa convocation refusée par le club aux Jeux olympiques, un carton rouge en CFA et quelques insultes à l’arbitre, et les mauvais résultats de son nouveau club. Et si Génésio n’hésite pas à déclarer en conférence de presse que Nkoulou « a plus d’expérience » , il apparaît en fait que le coach essaie de protéger sa nouvelle recrue. Le successeur d’Hubert Fournier a d’ailleurs affirmé ne pas vouloir « répéter la même erreur qu’avec Sergi Darder » , à savoir lancer Mammana trop rapidement dans le grand bain. Pour le derby, pourtant, il sera bien obligé de le faire. Et tant mieux, car la pression, Emanuel la connaît depuis longtemps. Et elle ne l’a jamais déstabilisé. Loin de là, même.

Un précoce dans l’âme


En 2014, pour sa première saison complète en tant que professionnel, l’Argentin dispute la finale aller de la Copa Sudamericana face à l’Atlético Nacional et devient, à dix-huit ans, le plus jeune joueur à porter le maillot à la bande rouge lors d’une finale internationale. Solide. D’autant qu’il joue le match au poste de latéral droit, lui le défenseur central de formation. Mais peu importe, Ema, comme on le surnomme en Argentine, claque un match de patron et s’attire la convoitise de tous les recruteurs européens. Une réussite loin d’être une surprise au pays du roi Diego. En effet, quelques mois auparavant, le gamin connaissait sa première sélection avec l’Albiceleste lors d’un match de préparation au Mondial brésilien contre la Slovénie. Match où il remplace d’ailleurs un certain Mascherano, à qui tous les observateurs le comparent au vu de leurs débuts de carrière similaires. C’est donc peu dire que l’Argentin a déjà cramé pas mal d’étapes. Mais sans jamais trébucher. Et si son adaptation a pris du temps - après tout il n’est jamais facile de découvrir un nouveau pays et une nouvelle culture à tout juste vingt ans - son heure vient sûrement d’arriver. Lui est prêt, en tout cas. Et qui sait, peut-être que sa grande qualité de relance et son sens de l’anticipation lui permettront de faire une Samuel Umtiti à l’Euro. À savoir mettre la concurrence dans sa poche en un match. Et gagner une place de titulaire. Définitivement.



Par Gaspard Manet et Ruben Curiel
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