En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 1 Résultats Classements Options
  1. // Euro 2012
  2. //
  3. // Liste des Bleus de Ligue 1

Mamadou Sakho, l'espoir puis le néant

On le pressentait, Laurent Blanc l'a officialisé. Mamadou Sakho n'ira pas à l'Euro. C'est une certitude. Le Parisien ne figure pas dans la pré-liste établie par le sélectionneur national. A 22 piges, l'ancien capitaine du PSG va devoir se relever.

Modififié
« Mamadou Sakho, c'était la logique. Le seul problème, c'est que depuis plusieurs semaines, il connaît une situation plus que difficile dans son club. Une situation personnelle, d'ailleurs, qui va l'amener à une grande réflexion. Ce n'était pas la meilleure des choses pour lui de l'appeler dans cette liste-là. » Les mots sortent de la bouche de Laurent Blanc. Hier, la rumeur n'en était plus une. Le numéro 3 du PSG n'a pas été retenu par le sélectionneur national pour le prochain Euro. Le "Président" lui a préféré Mapou Yanga-Mbiwa, le néophyte héraultais. Présenté comme le défenseur de demain il y a encore un an, Sakho n'entre même plus dans les choix du sélectionneur. A ses yeux, "Kirikou" n'est que le sixième défenseur central du pays. Derrière Mexès, Rami, Koscielny, Kaboul et Yanga-Mbiwa ; et encore, on ne parle pas de Varane. Juin 2011, Sakho sort pourtant d'une saison titanesque avec son club et se retrouve titulaire en bleu contre la Biélorussie. Il se rate. Salement. Le début de la fin. Dans la tronche du joueur, le doute a pu s’installer, tranquillement.

Depuis, le PSG a basculé dans une autre dimension. Antoine Kombouaré a laissé sa place à Carlo Ancelotti sur le banc et tout a changé. En six mois, l'Italien a complètement déstabilisé le joueur. Lui reprochant, tour à tour, son embonpoint, son trop plein d'autorité dans les duels, sa lenteur lorsqu'il s'agit de se retourner et sa relance moyenne. Carlo Ancelotti a fait du séduisant capitaine plein d'audace un joueur qui doute. Depuis le déplacement à Nancy en mars dernier, l'ancien capitaine parisien n'est même plus titulaire. Il ère comme un âme en peine sur le banc de touche. A côté de la permanente de Diego Lugano. Entre pestiférés... Contre Lille, il n'a pas su profiter de la blessure de Milan Bisevac en cours de match. Son expulsion et son erreur de jugement sur l'action qui amène l'égalisation lilloise sonnent comme une évidence : moralement, Sakho n'y est plus. Il est sonné. Comme K.O debout. Pour la première fois de sa jeune carrière, il est remis en question. Et ça, il ne sait pas comment le gérer.

Quel avenir ?

Lui que l'on disait imperméable à la pression, si costaud dans les moments chauds... En trois mois, l'homme s'est renfermé. Son jeu s'est brouillé. C'est simple, il a disparu de la circulation. Sur la fin, il ressemblait plus à Talal El-Karkouri époque Vahid qu'à Alain Roche façon Luis Fernandez. Forcément, depuis son abonnement au banc de touche, d'aucuns ont prêté des envies de départ au défenseur central. Lui, le titi parisien. Le bijou de la formation francilienne si souvent couvé et sur-protégé. Pourtant, Sakho n'a jamais ouvert sa gueule. Il a encaissé les coups. On aimerait s'apitoyer sur le sort du mec. Oui, mais non. Sportivement, le choix de sa non-sélection tient la route. Sauf qu'expliquer la non-convocation du joueur par des critères de forme du moment reviendrait à s'interroger plus que fortement sur les présences d'Alou Diarra et Yoann Gourcuff. Il faut se rendre à l'évidence. Le Parisien ne jouit pas de la même mansuétude que ses camarades dont le vécu en bleu a semblé peser dans la balance.


En gros, on se dit que Sakho a le temps. Il est encore jeune. C'est, en substance, les mots de Laurent Blanc, d'ailleurs : « C'est difficile pour lui mais c'est encore un jeune joueur. Il aura encore d'autres challenges à relever avec l'équipe de France et son club, peut-être son nouveau club d'ailleurs, même si cela ne me regarde pas... » Une manière de jeter le pavé dans la mare. Dans cette logique, on croit reconnaître une partie de la jurisprudence Mexès. Un mec talentueux, encensé par tous, mais prometteur beaucoup trop jeune. A force de se dire que Philou « aura le temps de se montrer » , le grand blond s'est fait oublier par tout le monde. Et à 30 piges, il ne fait que débuter sa carrière internationale. De là à dire que Sakho se retrouvera tricard... Une chose est certaine, son blase alimentera la rubrique mercato dans les prochaines semaines. Une erreur à notre goût. Pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur une déclaration lâchée par Mathieu Bodmer, un autre éternel oublié, sur le site de lequipe.fr : « J'ai eu la chance de jouer à Lyon à l'époque où il y avait une grande concurrence. Et c'est comme ça qu'on a gagné des titres. » Il suffit de lire entre les lignes.

Par Mathieu Faure
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 15:40 Une ex-formatrice défonce la goal-line technology (via Brut Sport) Hier à 14:28 Quand Ronaldo planquait de la bière 48 Hier à 12:50 Dupraz quitte le TFC 128 Hier à 11:55 Robinho en route vers Sivasspor 58
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 08:57 Un supporter arrêté après avoir uriné dans la bouteille du gardien adverse 18 dimanche 21 janvier La double fracture de McCarthy 4 dimanche 21 janvier Pablo Aimar va (re)faire ses adieux 10 dimanche 21 janvier Un gardien espagnol marque de 60 mètres 7
À lire ensuite
1960 : Alors Euro ?