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Mamadou sac de nœuds

Mais où est donc Mamadou Sakho ? Aux dernières nouvelles, un peu sur Snapchat, un peu en tribunes à Anfield, et surtout beaucoup dans l'impasse. Après un contrôle antidopage positif et un été de galères, Mamad' n'est plus dans les petits papiers de Klopp, et continue de creuser sa tombe.

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Qu'on soit en nightclub, occupé à débriefer Koh Lanta, en train de se remettre des émotions de la soirée de Ligue 2, ou tout simplement insomniaque, il existe un million de raisons de veiller tard un vendredi soir. La semaine dernière, Mamadou Sakho a vécu son Friday night lights chez lui, tranquillement posé devant son téléphone, à travailler le texte qu'il allait poster sur Snapchat. Un enchaînement de trois snaps avec juste du texte écrit en blanc sur fond noir, postés à 3h du matin dans la nuit de vendredi à samedi, qui allaient l'enfoncer un peu plus dans la panade dans laquelle il se trouve depuis déjà six mois. Car depuis avril dernier, Mamadou Sakho a violemment appris ce que signifiait l'expression « loi des séries. »


Tout a démarré par ce contrôle antidopage positif à un produit plus bête que méchant, et surtout pas très utile à un footballeur de haut niveau : un brûleur de graisses prohibé. Un vulgaire complément alimentaire habituellement consommé par des Golgoths de salle de muscu souhaitant rester dessinés sous le débardeur, et que Sakho a pris au pire moment. Coucou la saison terminée, et adieu l'Euro à domicile. Vendredi dernier, au moment de son craquage sur le réseau social, Sakho n'avait toujours pas rejoué, et avait décidé que ça commençait à bien faire. Sa suspension pour dopage est levée depuis fin mai, et s'il a souffert d'une blessure au tendon d’Achille dans la foulée, il est désormais rétabli et hurle qu'il est prêt à jouer. « Je ne décide pas en fonction des sensations du joueur, mais en fonction des miennes » , avait recadré Klopp, juste avant que Sakho n'étale son désespoir depuis son smartphone.

Le stagiaire viré


« Je suis assez en forme pour jouer, j'ai terminé ma rééducation. Ils ne veulent même pas que je joue avec la réserve, lol ! Je ne sais même pas pourquoi. » Sakho entrecoupe sa plaidoirie de quelques emojis mignons , avant de poursuivre : « Je ne parle pas, parce que je parlerai sur le terrain. (…) J'accepte ma situation, mais je n'accepte pas le mensonge. Les fans méritent la vérité. » Les quelques autres smileys souriants disséminés ici et là ne changent rien au contenu du message, qui ne mettra pas bien longtemps à arriver jusqu'aux oreilles de Jürgen Klopp. Le coach des Reds n'utilise pas Snapchat, et a surtout un match à préparer le samedi même à 16h face à Hull City, alors pas question de s'encombrer avec les plaintes nocturnes de son défenseur.


Le revers de Klopp est sec : « J'ai appris ce matin que je devais être mis au courant de quelque chose. Mais les jours de match, je ne suis pas d'humeur pour ça, ce n'est pas le bon moment. Je ferai le point quand je penserai que ça sera nécessaire, mais je n'ai pas encore décidé quand. Ce n'est pas Noël. » L'Allemand expédie les affaires courantes, balaie Hull City (5-1) dans l'après-midi, et ne revient pas sur la polémique. Il faut dire qu'il a assez eu le loisir de parler de Sakho depuis le mois d'avril, ce dernier ayant décidé d'enchaîner les tuiles. Après son retour de suspension, l'ancien Parisien avait fait des siennes et était rapidement entré dans le viseur de son coach. Point culminant de la brouille, le stage d'été de Liverpool en Californie, dont Sakho s'est fait virer fin juillet par son entraîneur.

Le cinquième défenseur


Le joueur explique qu'il est rentré plus tôt en Angleterre pour soigner ses blessures, mais c'est bel et bien Klopp qui est à l'origine de son départ, et le technicien ne s'en cache pas : « Il a raté le départ de l’avion, puis un entraînement, et il est arrivé en retard à un repas. Je dois construire un groupe et j’ai estimé qu’il était préférable qu’il rentre à Liverpool. Nous avons des règles, et nous devons les respecter. Si quelqu’un ne les respecte pas, je dois réagir en conséquence, c’est tout. » La suite de l'été de Sakho avait surtout été animée par des rumeurs de transferts, et des offres sérieuses de Stoke City ou de West Bromwich étaient arrivées sur son bureau. Mais Mamad' a décliné toutes les avances, même les propositions de prêts, persuadé qu'il avait encore sa place à Liverpool.


Alors, à la rentrée, Klopp semblait avoir mis de l'eau dans son vin. « Il n'a pas à regagner ma confiance. Je ne suis pas stupide au point d'oublier ses bonnes performances. (…) Aujourd'hui, l'important c'est que "Mama" revienne en forme, ce qui n'est pas le cas après cette longue période de suspension et de blessure. » De belles paroles, mais Sakho n'a toujours pas joué une minute cette saison, et reste coincé en cinquième position dans la hiérarchie des défenseurs, derrière Lovren, Matip, Klavan et même Leiva. Arrivé à Liverpool en 2013, Mamadou Sakho conserve une grosse popularité à Anfield, comme un dernier pilier sur lequel il peut se reposer. Mais le terrain, lui, n'a jamais semblé aussi loin, et ne parlons même pas d'un éventuel retour en équipe de France. Surtout, après l'affaire de Snapchat, c'est la confiance de Klopp qui est en train de partir totalement en fumée.

Par Alexandre Doskov
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