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  3. // Lorient/Lyon (2-0)

Malgré Gourcuff

Défaite sans appel et sans contestation pour un OL bouffé par des Merlus en reconquête et un Gameiro XXL. Mais paradoxalement, avec un début encourageant de Gourcuff, et une association avec Pjanic et Lisandro en devenir, l'OL a les armes pour faire très mal devant. Claude Puel va devoir passer lui aussi un cap en se mettant au diapason d'un effectif potentiellement champion...

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29ème minute... Delgado se tient la cuisse droite. Rictus. Blessé. Encore. Pour la énième fois, César (c'est floqué sur son maillot) se blesse. God bless him ? Non, god damn it. Alors, Cesar sort et Gourcuff va rentrer. Evénement au Moustoir : maman Gourcuff applaudit et Jean-Michel Aulas sourit. Il faut dire que l'OL est mené depuis la 9ème minute. Un péno de Gameiro, en force, plein centre, alors que Lloris est parti à droite. A la base, un truc à la con : un dégagement en 6 mètres de Lloris foiré qui atteint un Lorientais qui lance Gameiro. A la lutte avec Toulalan, ce dernier touche le ballon du bras. Et boum : péno et but... Donc Gourcuff est entré et tout de suite ça va mieux dans le jeu lyonnais, trop décousu avant au milieu pour atteindre les deux attaquants, Gomis et Briand. Parce que Puel a opté pour un 4-4-2 inhabituel. Avec l'entrée de Yoann G., Lyon repasse en 4-2-3-1, le Breton juste derrière Gomis, avec Briand à droite et Kallström à gauche. Gonalons et Makoun bouclent derrière en demis défensifs. Un bon point pour l'OL : Yoann Gourcuff occupe enfin ce putain d'espace axial entre milieux et attaquants laissé vide et inoccupé depuis des lustres. Enfin, un type pour faire lien entre les lignes ! Du coup, Gomis décroche moins. A la 34ème, coup franc sur le côté gauche pour Lyon : c'est Gourcuff qui s'y colle, comme avec Bordeaux, comme avec les bleus (quand Titi Henry ou Ribéry ne le squeezaient pas). Signe que le boss c'est lui. Kallström laisse faire.

Problème : c'est bien Lorient qui domine les débats. Le gardien Cappone n'est même pas inquiété et Mvuemba règne dans l'entrejeu. En plus de son but, les courses et les dribbles de Gameiro foutent le souk dans le camp lyonnais. Et comme Amalfitano et Kitambala ne sont jamais loin pour combiner avec lui, des failles énormes se creusent dans le bloc lyonnais. Gameiro décoche un tir surpuissant qui inquiète Lloris qui repousse (30ème) et à la 45ème, il récidive en envoyant un missile du gauche à bout portant des 6 mètres que Lloris repousse encore miraculeusement. Au départ, une combinaison avec Amalfitano dans la surface où Toulalan et Kolodziejcsak sont à la rue total... Toulalan en défense centrale ? Là, va falloir y réfléchir sérieusement. On en reparlera une autre fois... Autre problème : le manque de densité, de présence lyonnaise dans les 16 mètres adverses : que ce soient sur centres de Kallström à gauche ou de Delgado ou Réveillère à droite, il y a personne devant ou alors Gomis et Briand trop en retrait arrivent en retard...

Mi-temps ! A la reprise, première frappe de Gourcuff (48ème) et forte poussée des Rhodaniens. Gros temps fort qui va monter d'un cran avec l'entrée de Pjanic à la place de Gonalons (prestation honnête mais pas aidé par un Makoun trop « suiveur » ). Deuxième bon point pour l'OL : Pjanic-Gourcuff, ça le fait bien. De suite, ça combine en jeu court, plein axe et ça dédouble. Le problème, c'est que les Merlus, avertis par Giourcuff-père à la pause ont resserré au milieu et en défense dans un bloc compact de huit, quasi impassable. Et comme, Lyon pèche dans la dernière passe. Et c'est un peu contre le cours du jeu que les Bretons vont doubler la mise sur un beau mouvement dans la surface lyonnaise (quels boulevards !) : Gameiro transmet à Amalfitano tout seul qui flingue, côté droit, à 10 mètres sur Lloris qui repousse encore miraculeusement. Sauf que Kitambala a bien suivi : il reprend au point de penalty du gauche et troue la filets (2-0, 66ème). Là, c'est plié. Lyon a un genou à terre. Mais, heureusement il y a Pjanic et Gourcuff qui arrivent encore à envoyer du jeu en se frayant des trouées dans le bloc lorientais. Résultat : deux frappes, une bien cadrée et puissante du Bosniaque (69ème) et une du Breton, de peu à côté (70ème).

Et puis, à la 71ème, deuxième événement côté lyonnais : l'entrée en jeu de Lisandro. L'Argentin remplace Gomis, pas génial mais il a l'excuse de s'être battu tout seul, encadré par les défenseurs lorientais. Et Lyon voit la lumière. Non, l'OL ne reviendra pas au score, mais tout d'un coup ça s'anime. Troisième bon point pour l'OL : Pjanic-Gourcuff-Lisandro ! Là, ça joue ! Des étincelles ! Des petites balles dans l'intervalle, des petits une-deux... c'est pas encore ça, mais y'a de l'idée. Avec Briand en deuxième rideau pour marauder et la mettre au fond. Pour l'instant ce n'est pas brûlant près des buts mais aux abords de la surface, ça pointe, ça montre les dents. D'ici quelques semaines, si ça se perfectionne Lyon sera sauvé. Reste que Lyon ne peut plus continuer comme ça. OK, il y a des blessés dont l'absence pèse, mais sans attendre leur retour, Puel doit prendre des initiatives : changer de système, faire de la place au trio Pjanic-Gourcuff-Lisandro, faire monter le bloc lyonnais un peu plus haut, faire vraisemblablement remonter Toul au milieu, trouver la place optimum pour Briand, etc... Cette défaite à Lorient n'a rien de désespérant, elle a même offert des perspectives insoupçonnées jusque là. A Claude Puel de se montrer à la hauteur : son équipe-type de 11 titulaires est de grande qualité. Si Claude Puel n'en tire pas plus, il sera en grande difficulté. On a toujours soutenu Claude Puel, mais là, l'OL est à un tournant et le coach lyonnais doit agir. Dans 10 matchs, championnat et C1 comprises, les jeux seront faits...

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