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  2. // 21e journée

Malaga prend le contrôle de l’Andalousie

Sans flamber, et sans Van Nistelrooy, laissé sur le banc, Malaga a dominé Séville à La Rosaleda (2-1). Une précieuse victoire, qui ramène la bande à Pellegrini à trois points de la C1. Ca ne va pas fort à Valence, et ça se bouscule en bas de classement.

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Comme une passation de pouvoir. Le FC Séville ne dominait pas l’Espagne, loin de là, mais l’Andalousie, c’était son royaume incontesté. Jusqu’à ce que le Qatar foute son nez et ses pétrodollars dans la région. La nouvelle équipe bling-bling de la Liga a plus déçu qu’autre chose pour l’instant, mais ce soir, elle a marqué le coup. En battant le voisin à la Rosaleda (2-1), elle a pris le contrôle du quartier, en dépassant son adversaire du soir, sans pitié. Séville était déjà touchée. Triste à voir jouer, 11ème au classement, elle vient d’enchainer un sixième match sans victoire. Malaga ne faisait pas non plus rêver, mais Pellegrini a su prendre les bonnes décisions. Van Nistelrooy, Mathijsen, sur le banc. L’ancien attaquant du Real n’est même pas entré en jeu. Les Malagueños ont fait la différence dans les vingt premières minutes, puis ont fermé la boutique, avec un bon Toulalan. En face, seul Negredo sort du lot. Pour l’instant, Reyes n’a rien apporté. Malaga, c’est pas folichon, mais c’est à trois points de la Ligue des champions.

A Valence, ça ne rigole plus. La ville avait deux clubs en pleine bourre en première partie de saison, elle se retrouve avec deux éclopés incapables de gagner un match de Liga en ce début d'année. Il faut dire que la position du FC Valence est inconfortable, voire chiante. Calée entre les deux gros et le reste du championnat, l’équipe che ne sait plus trop comment se motiver. La preuve, ce soir, à Santander, où Soldado et les siens ont mis une heure à rentrer dans le match. L’entrée d’Aduriz, en fait. En dix minutes, l’attaquant espagnol égalise puis double la mise. La fin de match est chaotique, Bernardo égalise pour Santander, les joueurs se mettent sur la tronche, Munitis et Ricardo Costa se font expulser et Diego Alves sauve les siens au bout du temps additionnel. Vivement la coupe d’Europe. Levante, par contre, c’était l’équipe sympa, la belle histoire des mecs qui sortent de nulle part et qui tiennent tête aux plus gros, le beau jeu, tout ça, tout ça. C’était. Parce que sur les cinq dernières journées, c’est deux 0-0 et trois défaites, dont celle de cet après-midi, à la Ciutat de Valencia, face à Getafe (2-1). La deuxième seulement à domicile. Mais à ce rythme-là, il y en aura d’autres. Pas épargné par les blessures, Levante n’y arrive plus. Et Getafe, dans la trajectoire inverse, en a profité. La bande à Luis Garcia est toujours là, à l’affût, à quatre points de l’Europe.

Sept équipes, une sacrifiée

Pour le maintien, comme l’année dernière, ça va être chaud patate. Nombreux sont les candidats. Entre la 12ème et la 18ème place, les sept équipes se tiennent en quatre points. Sept équipes, pour une sacrifiée. Pour Saragosse, à dix points du premier non relégable, c’est mort. Pour Gijon, avant-dernier, ça risque d’être compliqué. Le Sporting a encore pris une valise, à Anoeta cette fois (5-1). Un match bizarre. Zurutuza, le meneur de jeu basque, marque deux fois en deux minutes puis sort à la 7ème après s’être fait broyer le nez dans un duel aérien. Les hommes de Preciado reviennent tout doucement dans la partie, mais terminent aussi mal qu’ils avaient commencé, encaissant deux buts dans le temps additionnel, dont un de Griezmann, qui s’il continue, va finir par attirer l’attention de Laurent Blanc. La Real Sociedad est 12ème. L’Andalousie avait droit à un deuxième derby aujourd’hui. Après celui des cadors déchus, celui des deux promus qui ne veulent pas jouer à l’ascenseur. Le Betis Séville pouvait reléguer Grenade à sept points, histoire d’aborder la suite tranquillement, mais il s’est foiré. La faute à une première mi-temps de merde et à un très bon match des gardiens de l’Alhambra, pour la première de Resino sur le banc granadino. Putain d’effet réaction. Les verdiblancos sont revenus, ont parfois séduit, mais trop tard (2-1). Grenade quitte la zone rouge, et le Betis reste à portée, à la 13ème place.

Résultats et Classement

Par Léo Ruiz
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