Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 4 Résultats Classements Options

Málaga, de cheikh en bois au bonnet d’âne de Liga

Incapable de battre un Bilbao réduit à dix, Málaga s’est contenté d’un nul à San Mamés. Une piètre performance qui s’explique, en partie, par la grave crise institutionnelle qui gangrène le club. Ou comment Abdullah Al-Thani fait couler des Boquerones toujours plus prêts de la Liga Adelante.

Modififié
Il y a de ça cinq jours, le conseil municipal de Málaga exauce le vœu de nombreux supporters des Boquerones. Unanime, à l’exception des élus du Partido Popular, il décide de retirer le nom d’Abdullah Al-Thani, propriétaire du fanion local, d’un rond-point de la ville. Une volonté qu’Alejandro Carballo, membre du parti Ciudadanos, justifie par le fait que « beaucoup de personnes dans cette ville méritent cela avant ce monsieur » . Arrivé en juin 2010 à la tête du Málaga CF, le cheikh se veut alors en sauveur du club andalou. Cinq ans plus tard, ce même propriétaire est raillé par tous les habitants et supporters malacitains. Dans cette gestion cataclysmique, qui a vu le club troquer sa place en Ligue des champions pour les galères du maintien, lui ne se remet jamais en cause. De fait, après une énième contre-performance, cette fois sur la pelouse d’un Athletic réduit à dix (0-0), il pousse Dani Gracia un peu plus près du précipice. Un licenciement dans l’air du temps qu’explique l’actuelle dix-septième place en Liga, mais aussi une crise institutionnelle qui pousse la Rosaleda au bord de la crise de nerf. Chronique d’une inexorable descente dans les abîmes du championnat. Avant une descente ?

Une cantera vendue au plus offrant


Pour nombre des supporters boquerones, le bilan de Javi Garcia reste pourtant positif. Après avoir pris la succession de Bernd Schuster, auteur d’une saison plus que tristounette, il ramène de la vie à la Rosaleda. Avec un effectif majoritairement composé de jeunes canteranos aux dents longues, le natif de Pampelune tutoie pendant de nombreuses journées les places européennes. Pour Antonio Benítez, alors conseiller sportif du club, « il fait le travail que nous souhaitions tous. Il travaille avec tous les canteranos sans leur mettre une pression folle. De fait, ils s’épanouissent. » Une bouffée d’air frais qui se conclut par un neuvième strapontin synonyme d’espoir, que les prémices de l’été et les premières rumeurs du mercato viennent vite doucher. Tour à tour, Samu Castillejo, Samuel Garcia, Juanmi et Sergi Darder, fleurons du centre de formation andalou, sont vendus au plus offrant. Toutes ces ventes rapportent gros dans les caisses désespérément vides. Car Abdullah Al-Thani, loin de tenir ses promesses de grandeur de 2010, se la joue radin et n’injecte plus le moindre centime dans les finances de l’entité.

« J’étais amoureux du projet que je voyais. Avec cet effectif, je me projetais dans les deux, trois ans, et je me mettais à rêver. Mais la réalité nous a obligés à opérer à une multitude de changements. C’est ça, le travail actuel d’un directeur sportif dans un club espagnol. Il faut donc qu’avec l’entraîneur, nous soyons prêts à ces changements. » En octobre dernier, Mario Husillos, DT d’un Málaga en queue de peloton, se lance dans une tentative d’explication sur le marasme sportif que traverse le club. Un discours, plus réaliste que fataliste, qui ne trouve plus écho à partir de la mi-novembre : viré par le big boss du Qatar, il aperçoit de loin les malheurs de son Málaga. Car la crise sportive s’est aujourd’hui transformée en véritable crise institutionnelle. Les dirigeants du club soutiennent officiellement Husillos et se désolidarisent de la famille Al-Thani - le père étant président, le fils vice-président. Deux semaines après la destitution du directeur sportif, c’est donc au tour du directeur général, Vicente Casado, de prendre la porte. En cause, les affaires qu’il a menées avec un fond d’investissements du Panama.

Fond d’investissement au Panama et cabinet d’avocats


Pour remplacer ces dirigeants mis à la porte, Abdullah Al-Thani décide de placer à la tête du club un cabinet d’avocats. « Le propriétaire a perdu confiance en Casado pour une série de décisions qu’il a prises sans en avoir informé ni avoir reçu l’autorisation du señor Al-Thani. Par exemple, il n’a pas compris la vente des droits fédératifs des joueurs Samu Castillejo, Camacho et Darder à une société domiciliée au Panama. Elle n’était même pas connue par le président ni par le conseil d’administration » , relate Pedro Gonzalez, membre de cette équipe du barreau. Ces changements dans l’organigramme de Málaga prouvent, s’il le fallait encore, que la famille Al-Thani gère ce club comme un jouet. Un jouet aujourd’hui aux mains d’avocats sans connaissance du monde du football ni passion, qui pourrait également se retrouver sans entraîneur avec la possible destitution de Javi García. Comble de l’histoire, la mise à l’écart du directeur sportif et général de Málaga découle de leur volonté de virer le jeune entraîneur. Au lendemain de la 14e journée de Liga, c’est donc un Málaga sans véritable repère qui se retrouve en queue de peloton. La descente, elle, semble inexorable.

Par Robin Delorme, en Espagne Tous propos tirés de conférence de presse sauf ceux de Mario Husillos, de Marca
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


il y a 31 minutes Ce streaker australien va vous épater 2
Partenaires
Tsugi Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Podcast Football Recall MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom
il y a 7 heures La réaction de Jimmy Durmaz aux attaques racistes 29 Podcast Football Recall Épisode 34 : La Russie accusée de dopage, l'Angleterre déroule et la révolution chez les Bleus Podcast Football Recall Épisode 33: Le feu d'artifice belge, les Bleus s'ennuient et les scandales anglais
À lire ensuite
L'équipe type du week-end