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Málaga au bout de l'ennui

Au terme d'un match soporifique, le Málaga Club de Fútbol obtient le nul qui lui offre une qualification finalement facile et méritée face à un Panathinaïkos vraiment limité. Contre vents et marées, Pellegrini tient sa C1 !

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Panathinaikos/Málaga : 0-0

Même si elle a fait le travail à l'aller en s'adjugeant une victoire méritée 2 à 0 à la Rosaleda, la bande de Manuel Pellegrini se trouve néanmoins au coup d'envoi face à un immense défi : se qualifier pour la phase de poules d'une Ligue des champions qu'elle est allée chercher avec les crocs l'année dernière en ayant perdu durant l'intersaison quasiment tous ses joueurs de qualité. Face à cette situation, le technicien chilien est obligé de faire avec les moyens du bord et titularise à la pointe de l'attaque un gamin de 16 ans : Fabrice Olinga. Léger. De leur côté, les hommes de Jesualdo Ferreira espèrent profiter de la chaleur du Stade olympique pour renverser la vapeur. « Si nous menons 1-0 au bout d'une heure, on ne sait jamais, peut-être qu'on pourrait en mettre un autre avant la fin pour arracher la prolongation ou même les tirs au but » , expliquait Boumsong quelques jours avant l'affrontement. Malheureusement pour le Pana, Jean-Alain ne peut tenir son rang, victime d'un bobo au mollet. Malgré toutes ces bonnes intentions et un public bouillant, l'ancien club de Sidney Govou n'a jamais vraiment mis en danger le collectif andalou. Un match besogneux, d'un niveau technique assez laborieux et dégageant un certain effet soporifique. Un seul enseignement à dégager : quatre équipes espagnoles disputeront la phase finale de le coupe aux grandes oreilles.

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La chique roule, Málaga prend assez rapidement le contrôle du jeu, sans vraiment se jeter à l'attaque. Rien ne presse en même temps. Toulalan tente une ou deux percées pas vraiment tranchantes, Olinga, assez brouillon, fait néanmoins parler sa vivacité devant. Sur un déboulé d'Isco — un des rares rescapés de l'exode estival —, l'adolescent camerounais se retrouve avec la balle dans les pieds légèrement excentré sur la gauche, sa frappe croisée à ras de terre frôle de peu le montant de Karnezis. Dans la foulée, Joaquín tente de se faire remarquer en slalomant dans la surface. Malheureusement, sa patate du gauche est totalement dévissée. Et hop, un ballon qui ne redescendra jamais des tribunes. Le reste du temps, Demichelis et ses camarades tentent d'endormir la rencontre avec de longues possessions stériles. De leur côté, les anciens coéquipiers de Djibril Cissé ne montrent rien. Strictement rien ! L'arbitre siffle finalement le terme d'une première période particulièrement indigeste. Ouf !

Rien ne bouge en deuxième mi-temps. Málaga continue de contrôler la balle le regard fixé sur le chrono. À la 51e minute, la Toul' sort sa spéciale : récupération aux 35 mètres, contrôle approximatif et boulet de canon qui s'envole très haut dans les airs. Pendant ce temps-là, les ultras du Pana continuent de chanter comme des fous. Sur le terrain, le petit Olinga n'a que la permission de 22h, Pellegrini le sort alors et le remplace par un ancêtre : Juanmi, 19 ans. Le nouvel entrant ne rate pas l'occasion de se faire remarquer. Lancé dans la profondeur, le minot trouve l'occasion de gâcher un deux-contre-un qui ne demandait qu'à rentrer. Les Andalous ne veulent vraiment pas toucher au score. Minute 75, ceci est une information, la formation au trèfle vient d'enchaîner cinq passes d'affilée. Parce qu'il faut toujours une petite dose de frisson pour terminer en beauté, la défense andalouse se troue doublement sur une ouverture de Spiropoulos. Sissoko récupère, réussit un joli sombrero, mais écrase trop sa frappe qui vient mourir dans les gants de Caballero. En tribune, les bombes agricoles commencent à péter. Pas de doute, le Panathinaïkos est éliminé.

Par Pablo Garcia-Fons
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chapeau à malaga même si c'est que le pana ! ils me font penser un peu à marseille, où c'est la dèche aussi mais ça gagne... pour le moment ^^ !
La bonne nouvelle de ce match c'est que l'élimination du Pana assure au PSG d'etre dans le pot 3 pour le tirage au sort.
Ca fait longtemps que je ne l'ai pas vu jouer mais on est vraiment sûr que Toulalan est moins fort que M'Vila, Diarra, Capoue ...?
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