Maladroite

De tous les problèmes rencontrés dernièrement par l'Equipe de France de Raymond Domenech, celui de la faiblesse du côté droit est sans doute le plus urgent. Et ce n'est pas peu dire, vraiment...

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En ce moment, tout le monde y va de son équipe-type remède pour cette Equipe de France aux maux bleus, et chacun a bien entendu une idée différente sur la question. Cependant, dans la grande variété des compositions de chacun, il existe une constante, c'est la sortie de Sidney Govou quasi-systématique du onze titulaire. Que ce soit directement, en replaçant Anelka sur l'aile droite ou en titularisant Mathieu Valbuena (mais jusqu'où ira-t-on?), ou que ce soit indirectement, avec Diaby qui entre dans le onze à la place de Malouda, Malouda qui reprend sa place d'ailier gauche, Ribéry qui retrouve son rang d'ailier droit (mais qu'est-ce qu'il nous emmerde celui-là !), à chaque fois, c'est la même : le dindon de farce, ce serait Govou.

Aujourd'hui, effectivement, et pourtant qu'est-ce qu'on l'aime et ça nous arrache un peu la gueule de le reconnaître, Sidney est peut-être le titulaire le plus faible de l'équipe de France, le plus discutable au niveau international. Pourtant, Abidal y met du sien mais rien à faire, le maillon faible, c'est Sid. Ou plutôt, le maillon faible, c'est le côté droit. L'idée, partagée par le plus grand nombre, voire tous, de remettre Ribéry à droite, n'est pas toujours une sanction à l'encontre du futur ex-Lyonnais. Non, il s'agit surtout de rééquilibrer le jeu de l'équipe de France, qui penche bien plus à gauche que n'importe quel hémicycle de toute l'Histoire de l'Assemblée Nationale.

A droite, le néant

Il y a plusieurs chantiers dans cette équipe de France. La défense centrale est inquiétante, l'attaquant de pointe inutilisé et inutile, et le côté droit sous-exploité. Parmi ces trois soucis, c'est le dernier qui a le plus de chances de subir des changements avant le coup d'envoi de la compétition. Aussi inquiétante soit-elle, la charnière centrale Abidal-Gallas ne devrait pas être modifiée, il est trop tard pour le faire, puisqu'on a coutume de dire dans le football qu'on ne change pas sa charnière, qu'il faut des automatismes et que c'est comme ça et puis c'est tout. Aussi mal utilisé et/ou mal intentionné soit-il, Anelka, qui n'a eu aucun un ballon exploitable en trois matchs de préparation, devrait conserver sa place. Avant tout parce que ses remplaçants se nomment Gignac et Cissé, et qu'Henry n'a vraisemblablement plus 90 minutes dans les chaussettes. Mais Govou, lui, pourrait bien perdre la sienne...

Si la bonne entrée de Valbuena contre le Costa-Rica a pu prendre cette dimension surréaliste, c'est avant tout à cause de la faiblesse des propositions de ce côté droit contre la Tunisie et la Chine. Sid est peu utilisé, peu impliqué, ne gagne pas ses rares duels, et on ne peut pas vraiment dire qu'il soit aidé par Sagna. Le latéral d'Arsenal ne convainc définitivement personne, mais il a pour lui le mérite d'être le moins mauvais des arrières droits français. Au final, difficile alors pour ce côté droit de soutenir la comparaison avec un côté gauche qui exerce un monopole façon Google sur le jeu des Bleus (même si au final, malgré 7500 ballons touchés en plus, il ne s'est pas forcément montré beaucoup plus dangereux que le droit). C'est bien ça le problème de l'EdF. Pour la contrer, on peut déjà s'attendre à ce que tous ses adversaires blindent leur flanc droit, et insistent dans le dos d'Evra, tranquille comme un Ben Khalfallah, pendant qu'ils laisseront sur leur gauche un seul joueur, ce qui est largement suffisant pour contrer Govou et Sagna. Voire même trop, si on était de vrais salauds...

Au final, il s'agit vraiment d'équilibrer un tant soit peu le jeu des Français. Plus encore que la défense, (parce qu'au fond, titulariser Squillaci, est-ce vraiment une bonne idée?), plus encore que le problème Anelka (qui pourrait justement se régler en équilibrant le secteur offensif, si le jeu ne penche plus autant à gauche, le positionnement d'Anelka devrait être meilleur), c'est ce problème qui est le plus urgent à régler aujourd'hui pour Raymond Domenech. Et à quelques jours de la Coupe du Monde, se retrouver dans l'urgence face à trois problèmes majeurs en même temps, ce n'est pas le moindre des exploits.

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Votre analyse est intéressante mais votre orthographe est encore pire que l'equipe.fr. Eh non, voire meme ce n'est pas francais.
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