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Makina ou valse des titres

Si l'Allemagne jouera sa douzième 1/2 finale de Coupe du Monde alors que la "Roja" demeure novice à ce niveau, les duels entre ces deux Nations sont toujours bien plus serrés qu'on ne le croit. Retour sur l'historique triplette.

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1966 : Allemagne-Espagne 2-1

Ce sont les champions d'Europe en titre qui se présentent le 20 juillet, à Birmingham, face à une RFA toute ankylosée d'ecchymoses argentines. L'Espagne est contrainte à gagner alors que les hommes d'Helmut Schön peuvent se contenter du match nul pour sortir des poules préliminaires. Le Bundestrainer justement ! Il ne dort pas avant le match à cause du règlement qui édicte qu'on ne saurait procéder à des remplacements en cours de partie. Il tranchera ! La star italienne Helmut Haller est sortie du 11 de départ et le jeune dortmundien Lothar Emmerich prend sa place. Un risque énorme couronné de succès puisqu'il égalise à la 39ème minute avant que "Uns" Uwe Seller ne marque à la 84ème minute. L'Espagne voit la confirmation de sa malédiction en Coupe du Monde s'écrire sur le rectangle vert.

1982 : Allemagne-Espagne 2-1

Alors que l'Espagne organise sa Coupe du Monde, la "Roja" se voit opposer lors de la seconde phase de qualification à Madrid, devant 90 000 spectateurs, une RFA toute auréolée de son titre de championne d'Europe en 1980. Dans la même situation que seize ans plus tôt, les Espagnols voient se répéter une défaite sur le même score avec notamment la présence du Madrilène Stielike dans l'équipe adverse ! De son côté, l'Allemagne ne pouvait se contenter d'un match nul, ce que résuma alors le journal Bild dans un titre laconique : « gagner ou bien disparaitre ! » . Une façon lapidaire et limpide pour le quotidien populaire Bild de faire passer le message : après la défaite contre l'Algérie et la honte du match RFA-Autriche...Rachetez vous ou bien dégagez ! A la mi-temps, Derwall remplace le capitaine Rummenigge, à cours de forme, et lance le jeune Brêmois Reinders ce qui améliore sensiblement la performance de l'équipe. Littbarski puis Fischer trompent, dans le premier 1/4 d'heure de la seconde mi-temps, la vigilance d'Arconada avant que Zamora ne réduise que trop tardivement le score.

1994 : Allemagne-Espagne 1-1

Cette fois l'Allemagne est la tenante du titre mondial et la finaliste malheureuse de l'Euro 92 et alors que l'Espagne s'est faite accrocher par la Corée du Sud lors du premier match, la défunte RFA peut se permettre de voir venir. La polémique survient après le premier but de Goikoetxea qui marque, dès la 14ème minute, un but chanceux : « je ne voulais pas tirer » affirme t-il ! Ce qui ne fait que rendre plus troubles encore les déclarations du gardien Illgner : « je ne sais vraiment pas ce qui s'est passé » . La performance allemande est décriée. Brehme et Hässler font les frais de la vindicte populaire et journalistique. Thomas Berthold prit alors la défense du Bundestrainer : « cela ne sert à rien de s'en prendre après chaque match au sélectionneur Berti Vogt » . Dès le début de la seconde mi-temps, Klinsmann égalisera avant que les deux équipes ne se contentent du match nul qui fera leurs affaires pour la suite de la compétition.

Ce soir c'est l'Espagne, en tant que championne d'Europe en titre, qui se présentera devant la Nationalmannschaft de Joachim Löw à 20H30, à Durban. Une excellente façon de perpétrer la tradition des titres.

Polo

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