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Mais qui sont vraiment les supporters français du Barça ?

Promenez-vous sur les terrains de football de toute la France, et dans les cours de récréation, et vous remarquerez une chose : le FC Barcelone est un club à la mode, hype, pas moyen d’éviter un maillot du grand Barça. Mais qui sont vraiment ces supporters français du Barça ? Bienvenue à BarcelonixLand.

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En devenant une grosse machine commerciale, le foot moderne a eu besoin de produits d’appel capables de transcender les vieux clivages du « eux contre nous » qui font vibrer l’ultra ou le simple supporter. Pour résumer : conquérir des parts de marché. Le tout si possible saupoudré de politiquement correct. Car au fur et à mesure que le ballon rond se faisait bouffer par les scandales de matchs achetés et de racisme, il fallait bien continuer à vendre du rêve et du maillot. La France a toujours ressenti le besoin patriotique et jacobin de se rassembler derrière un club capable d’incarner à lui seul les plus belles valeurs de ce sport (communion inimaginable ailleurs en Europe où l’attachement aux couleurs prime sur tout, y compris le sentiment national). Rappelez-vous le stade de Reims et la renaissance de la gloire française, Saint-Étienne et sa symbolique ouvrière, et tout cela connut évidemment son apogée avec l’OM, son titre européen, son public « cosmopolite » et son coté « j’ai tout d’un grand d’Europe  » . Seulement l’épreuve de la réalité s’avère parfois moins rose, il faut se dégoter des produits de substitution. Surtout que depuis 1998, tout le monde dit avoir son avis et son mot à dire sur le foot, voire son équipe de cœur. Versant rock et contre-culture, on a droit à tous ces fans du Sk-Pauli qui aiment ce club punk allemand car ils ont vaguement lu un papier dessus sur Rue89 et que le logo est sympa. Versant grand public, ce sera donc le Barça, que tous les médias (de Pascal Boniface dans les colonnes des journaux du soir ou du Matin à l’Huma Dimanche le week-end dernier) vantent comme le vrai foot qui n’oublie pas la formation et son « identité rebelle » catalane. Et bien sûr son beau jeu.

Aujourd’hui, le club de Messi sait rassembler au-delà des simples passionnés de père en fils. Le PSG rêve d’ailleurs secrètement de l’imiter à l’heure de la mondialisation des trade mark footballistiques. Car le succès de Barcelone est d’abord planétaire, comme l’explique Ludovic Lestrelin, universitaire spécialiste du supportérisme à distance et auteur de L’autre public des matchs de football – éditions EHESS (et dont d’autres études sont visibles ici et ici) : «  Ce n’est pas une spécificité française. Le FC Barcelone est un club mondialement suivi. Il y a des Penya certes dans des pays où la culture footballistique est historiquement moins développée, comme en Amérique du Nord ou en Asie, mais il y en a aussi partout en Europe. (…) À la base, ces supporters sont des gens intéressés par le football, qui en sont de forts consommateurs à la télévision et qui se prennent progressivement de passion pour l’équipe. Chercher à dresser un profil type reviendrait à dire des généralités vagues, ça n’a pas vraiment de sens. Mieux vaut raisonner en termes de parcours, de trajectoires d’attachement.  » Voilà donc l’armée des Barcelonix qui débarque aussi chez nous. Petit recensement des motifs d’adhésion.

Le gars qui n’aime que le beau jeu :

Amateur de football depuis sa tendre enfance, il n’est jamais tombé amoureux d’un club en particulier. Son kiff à lui, c’est le beau jeu. L’Ajax de Johan Cruyff, le Manchester de Ronaldo et maintenant le Barcelone de Messi. Les milieux de terrains qui grattent chaque ballon, les passes au sol et surtout de jolis gestes. Peu importe que « son » équipe gagne, il souhaite seulement regarder un beau match. Un facteur d’adhésion assez classique d’ailleurs qui marche à plein, avec en plus le rouleau compresseur médiatique qui assène à longueur d’antenne ou de colonnes que le Barça est la plus belle équipe du monde : « La genèse de l’attachement se construit d’abord sur des motifs sportifs, précise Ludovic Lestrelin. On va être ébloui par le jeu du Barça, les victoires lors des confrontations européennes, par l’éclat d’un joueur exceptionnel comme Messi. Peut-être que des gens se disent : "Quel est le club le plus rayonnant, le plus intéressant à suivre sportivement aujourd’hui ? C’est le Barça." Et cela transcende toute mention territoriale et l’on va se porter vers ça.  »

Le gars qui a des origines espagnoles et/ou catalanes (réelles ou fantasmées) :

Notre ministre de l’Intérieur Manuel Valls en est le plus bel exemple. Né à Barcelone ou possesseur d’1/8e de sang espagnol grâce à son arrière-grand-mère qui vivait dans le village le plus pourri de l’Espagne avant d’immigrer en France, il a le « droit » de supporter un club espagnol. Diego en fait partie, du site FC-Barcelone et ses 20 000 fans sur FB : « Oui, j’ai des origines espagnoles et j’ai vécu presqu’un an à Barcelone. J’ai visité la Catalogne de fond en comble, et le profil de supporter ici et là-bas n’est pas tout à fait le même. Le fait le plus marquant, c’est qu’en général le supporter d’ici sera aussi pour l'équipe d’Espagne, qui compte beaucoup de Blaugrana dans ses rangs. En Catalogne, énormément de supporters se contrefichent des résultats de La Roja. Beaucoup préfèrent même qu’ils perdent afin de récupérer les joueurs au plus vite au club. On connaît depuis longtemps le conflit Catalogne-Espagne. »

Le mec qui n’aime que les équipes qui gagnent :


Celui-là, vous pouvez le croiser partout. Du terrain des poussins à celui des vétérans. En passant par les parties de foot tapées à même le bitume. Ce gars n’a aucune origine catalane ou espagnole, mais ne vit que par le FC Barcelone. Du moins, pour le moment. C’est le cas de Romain. Habitant en région parisienne, il n’oublie jamais de sortir son maillot Barça Messi saison 2011/2012 quand il va taquiner la balle. « Le Barça, c’est la culture de la gagne associée au beau jeu. Que demander de plus ? J’ai toujours habité à Paris, mais je n’ai jamais eu de véritable kiff pour le PSG ou même un autre club français. Supporter une équipe qui ne disputait jamais l’Europe avant l’arrivée des Qataris, mater des rencontres contre Sochaux, etc, ce n’est pas vraiment mon délire. » Opportuniste ? « Peut-être, mais je m’en fous de savoir ce que pensent les autres. Et je n’ai jamais dit que j’étais un fan à vie du Barça, j’ai eu ma période Real Madrid au début des années 2000 et après, ça a été le Milan AC. Je m’adapte. » Il y en a qui supportent, qui vibrent, qui contestent. D’autres qui retournent leur maillot. Toujours du bon côté.

À suivre : Le live PSG/Barcelone avec SO FOOT, ce soir, dès 20h45

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Par Nicolas Kssis-Martov et Antoine Aubry
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