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Mais qui es-tu, Neftchi Bakou ?

Du pétrole, une gestion intelligente, un effectif polyglotte, et un coach muet. Bienvenue en Azerbaïdjan, au Neftchi Bakou. Club qui découvre l’Europe du football, et qui forcément, n’a peur de rien. Quitte à perdre.

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Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan. Station balnéaire privilégiée des anciennes figures de l’URSS, pour ses belles plages sur la mer Caspienne et son climat agréable. Aujourd’hui cependant, la baie n’a plus vraiment la même gueule. À l’horizon, les plateformes pétrolières chevauchent l’ondée, de quoi vous gâcher un coucher de soleil. Enfin, c’est surtout le signe que Bakou est devenue, depuis la chute de l’Union soviétique, une ville moderne, puissante et attractive. Non, on ne parlera pas de la dernière édition de cette saloperie d’Eurovision. Plutôt du club de football de la ville, le Neftchi. Le club le plus titré du pays, le plus supporté, et surtout le premier à accéder à la phase de poules d’une compétition continentale, seulement cette saison. Une compétition que les Azéris abordent, évidemment, sans le moindre complexe. À l’instar d’un petit poucet, loin des stades blindés et du bling bling du football d’aujourd’hui. Quand bien même le club est sponsorisé par une grosse compagnie pétrolière, justement.

Or noir mais gestion saine


Avant que l’Azerbaïdjan ne se sépare de l’URSS, le Neftchi n’était qu’un modeste club du championnat soviétique. Des années passées en seconde division, une troisième place dans l’élite en 1966, rien de plus. Mais déjà un record, pour un club azéri. Avec la chute de l’Union soviétique en 1991, l’Azerbaïdjan organise, dès l’année suivante, son championnat national. Qui depuis, a déjà été remporté sept fois par Neftchi. Pas de doute, ce club surclasse tous ses concurrents au pays. Du moins, il y a bien eu une période de disette. Durant cinq ans, de 2005 à 2010, Neftchi ne gagne rien. Une situation qui ne sera résolue que par Sadig Sadigov, nommé président le 9 décembre 2009. Ce membre du conseil d’administration de la SOCAR (State Oil Company of Azerbaijan Republic, principale compagnie pétrolière du pays et sponsor du club…) décide alors de mener sa révolution : « Ici, le championnat est divisé en deux étapes : la première partie oppose les 12 équipes du championnat, et à la fin des 22 matchs, les six meilleures se disputent le titre dans un mini-championnat. Au terme des dix matchs, vous avez le champion. Quand j’ai été nommé président, cela faisait un moment que le club n’était plus dans les six premiers. Alors j’ai attendu la fin de la saison, où on a fini 7e, et j’ai fait une révolution : j’ai viré 17 joueurs, plus le coach. Après, j’ai reconstruit une équipe » , expliquait-il récemment à l’AIPS. Drastique, mais efficace. Et quand on lui demande combien ça lui a coûté, le président rigole : « On a promu un jeune entraîneur, fait confiance à nos jeunes, et réalisé un bon mercato. Sans faire de folie, hein, notre budget annuel est de 7 millions d’euros, et notre joueur le mieux payé émarge à 300 000 euros. » Par an, ouais. Sponsorisé par une compagnie qui brasse des milliards (à noter que de l’emblème au surnom du club, tout rappelle l’or noir), Neftchi a pourtant un budget serré. Ce qui l’empêche donc, comme d’autres pays orientaux, de se payer de vieilles stars internationales.

Globetrotters, Émile Mpenza… Mais mieux que l’OL

En fait, on est un brin taquin. Non, il y a bien une star, du moins une gueule connue du football moderne, qui a débarqué sur les rives de la Caspienne. Il s’agit d’Émile Mpenza. L’attaquant belge avait signé en 2010 un contrat de trois ans avec les Blanc et Noir. Une expérience qui ne fut fructueuse pour aucune des deux parties, finalement : Émile ne jouera qu’une saison et quelques mois au club (31 matchs, 6 buts au total) et s’est tiré en janvier 2012, alors qu’il avait perdu sa place de titulaire. Vu que le club ne lui avait pas donné l’accord pour se barrer, bah, ils sont aujourd’hui en procès (Neftchi réclame 700 000 euros au joueur, qui revendique quant à lui 18 mois de salaire pour « rupture abusive de contrat » ). La belle affaire.

Mis à part le cas Mpenza, Neftchi n’a donc pas connu de grandes figures médiatiques du football (c’est dire). D’autant que la revue d’effectif sent bon l’incompréhension : de jeunes Azerbaïdjanais, puis un peu de tout, en provenance d’Europe de l’Est et d’Amérique latine, essentiellement. Un exemple frappant, avec le trio d’attaque : il est en effet formé par Julius Wobay, Flavinho et Nicolas Canales. Respectivement un Sierra-Léonais, un Brésilien et un Chilien. Mais bon, ça marche, quoi. D’ailleurs, ce trio est sans conteste le point fort de l’équipe drivée par Boyukagha Hajiyev. Un coach d’expérience, qu’une récente opération au cerveau a rendu muet. Une situation un brin unique dans le milieu. Du coup, il est aidé par son assistant Tarlan Ahmedov : « Boyukagha est toujours le stratège en chef, et son bras droit met en pratique ce que lui pose sur papier. Ils forment un couple fantastique » , résume ainsi le président Sadigov. Ce ne sont pas les résultats qui lui donneront tort en tout cas. Éliminés en troisième tour de qualification pour la Ligue des Champions (par l’Hapoël Ironi Kiryat Shmona, 6-2 au cumul), les Azéris ont battu en barrages d’Europa League l’APOEL Nicosie. Et ce, grâce à une victoire décisive en terre chypriote (3-1, 4-2 au cumul). Ce que l’OL n’était pas parvenu à faire l’an dernier en LDC, hein. Et même si le club n’est pas encore parvenu à remporter la moindre victoire dans son groupe H, il n’a pris aucune claque (un nul face au Partizan, deux défaites face à l’Inter, 3-1, et au Rubin Kazan, 1-0). Et puis, au pire, il n’a pas peur d’en prendre. Parce que c’est toujours un plaisir d’apprendre.

Par Alexandre Pauwels
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