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Mais qui es-tu Matheus Dória Macedo ?

Il a 19 piges, a coûté 8 millions d'euros à l'OM où il a signé, alors que Naples ou le Milan AC étaient prêts à l'accueillir, et est annoncé comme l'une des futures références à son poste. Lui, c'est Dória, un homme qui aime tacler et donner des coups de casque. Pourtant, son histoire avait commencé sur les terrains de futsal de Rio...

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« Eh, t'as vu le mec, là ? Il mesure 1m85, pèse deux tonnes et court super vite. Impossible qu'il ait 15 piges. C'est un présu, c'est sûr. » Voilà comment résumer la jeunesse de Matheus Dória Macedo sur les terrains de foot brésiliens. Un gamin en avance sur les autres garçons de son âge. Un gamin qui, à seulement 17 ans, faisait ses premiers pas chez les professionnels en disputant son premier match de Brasileirão avec Botafogo, son club formateur. Un gamin qui ne prend même pas le temps de savourer. Une semaine avant de souffler sa dix-huitième bougie, Dória avait déjà planté son premier but chez les pros. Un bon coup de tête de bourrin façon Honda dans Street Fighter II qui résume très bien le côté téméraire du personnage, non sans rappeler une autre brute chauve, Pepe. Heureusement pour l'Olympique de Marseille, le nouvel ex-défenseur de Botafogo a reçu une éducation saine et équilibrée et ne devrait pas marcher sur le dos de Jean-Christophe Bahebeck à la fin d'un « classique » tendu et remporté par le Paris Saint-Germain. Mais si les Brésiliens sont persuadés que Bielsa tient entre ses mains un futur crack mondial, la Ligue 1, elle, se veut plus sceptique. Des Brésiliens précoces ayant débarqué dans l'Hexagone avant de sombrer dans l'anonymat, elle en a vu passer. Des jeunes joueurs au fort potentiel dans Football Manager ou la fameuse Ligue des Masters, aussi. Au final, qui est vraiment ce type au blaze sorti tout droit de Dragon Ball Z pour qui l'OM a cassé la tirelire - 8 millions d'euros pour un club français autre que le PSG, c'est une fortune - afin de pallier le départ de Lucas Mendes ?

Crise et salaires impayés


Élu meilleur défenseur central du dernier festival de Toulon et pas très loin de la Seleção bien que pas convoqué par Dunga pour la première sortie post-apocalypse du Brésil, Dória a donc un sacré CV pour un type de son âge. En seulement deux ans de carrière, le Brésilien a même eu le temps de faire connaissance avec la crise économique, les salaires impayés et, a fortiori, le monde syndical, les banderoles et les slogans qui vont avec (dont un superbe « nous sommes ici parce que nous sommes des professionnels mais aussi pour vous, supporters » avant le coup d'envoi d'une rencontre de championnat). Dória a signé à l'OM, mais il aurait très bien pu finir dans un club de FSGT, comme en témoigne sa plus célèbre sortie sur le thème de la crise que traverse Botafogo. « Un travailleur normal, s'il reçoit son salaire avec deux jours de retard, il arrête de bosser. Nous, ça fait plusieurs semaines qu'on n'a pas reçu ce qu'on devrait toucher de droit, mais on va quand même sur le terrain. » Respect. Si les Marseillais ne roulent pas sur l'or, ils devraient pouvoir lui offrir une situation financière stable et ainsi éviter de s'attirer les foudres de leur renfort, désireux de régler la dette envers des parents à qui « il doit tout dans la vie » . Pour le reste - sans compter que les gens qui font les cons vont rarement très loin avec El Loco - Dória n'a de brésilien que les papiers. Pas de sorties en boîte, de « pagode » ni de pointes à 250 km/h sur les autoroutes cariocas. Au final, la seule chose qui le rattache au commun des autres joueurs de son pays, ce sont ses débuts. Comme beaucoup de gamins de Rio, où il était, il y a encore dix ans de cela, compliqué de trouver des terrains de foot à onze, le défenseur a appris le football en indoor. Jusqu'au jour où un recruteur de Grêmio veut l'ôter des bras du futsal pour lui faire découvrir les joies du « vrai » football. Pas de bol pour l'intéressé, l'une de ses jambes flanche à l'aube du voyage pour Porto Alegre. La fameuse « blessure au genou » à cause de laquelle bien des gens ont loupé une carrière de footeux. Sauf que la différence entre un menteur et un bon joueur, c'est que le second termine toujours par avoir ce qu'il veut. Un an et demi après la blessure, Botafogo l'embarque. La suite, on la connaît.

Fou, très fou... Trop fou ?


Qu'est-ce qui a bien pu séduire ce recruteur de Grêmio, puis, un peu plus tard, Marcelo Bielsa ? À première vue, sa dégaine de frigo américain. À 17 ans, le bougre pesait 81 kg pour 1m86. Pas étonnant que les gens de Botafogo l'aient rapidement sorti des sections jeunes où il s'ennuyait pour l'envoyer découper de la danseuse étoile dans le Brasileirão. Niveau puissance et impact physique, les supporters marseillais n'ont donc aucun souci à se faire : Dória va donner du tacle, du saut par-dessus la tête des attaquants et des coups d'épaule de daron. Il sera rarement battu en un contre un. Le problème, c'est que Dória n'est pas courageux sinon téméraire. Son amour pour la touche « rond » - ou « carré » , tout dépend de la configuration de votre manette - peut aussi bien faire de lui le héros de la partie que le boulet total. Car se jeter comme un Fiorèse devant un attaquant rapide peut, en cas de tacle raté, ouvrir un boulevard à l'équipe adverse. Élémentaire. Pour faire court, son impulsivité est la cause de tous ses défauts. Loin d'être maladroit balle au pied, il est des moments où Dória préfère dégager en cloche, façon Johnny Wilkinson, alors qu'il avait le temps de lever la tête pour trouver un partenaire. Le nouveau « zagueiro » de l'OM est donc un joueur plein de talent qui reste néanmoins hautement perfectible. À Bielsa d'en tirer le meilleur et d'en faire une référence en Ligue 1 avant de devenir le crack mondial annoncé. Comme un relan de Football Manager en somme.

Par William Pereira
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