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Mais qui es-tu, le Hankook Real Verdes United FC ?

Première équipe de Belize à disputer la Ligue des champions de la CONCACAF, le Verdes FC peut enfin recevoir dans son petit stade grâce au soutien économique de la FIFA. Focus sur un club au nom interminable, qui vient d'abandonner son statut amateur.

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Les noms fleurent bon le football dominical. Le Police FC United s'en va affronter le Plassencia Assassins FC. Les Bandits de Belmopan se rendent, eux, au Carl Ramos Stadium pour se confronter au Belize Defence Force. Bienvenue en Premier League bélizienne. Celle qui se dispute à sept équipes, sur des pelouses approximatives, et bien loin des millions de téléspectateurs de sa consœur anglaise. Une rapide recherche sur le tout-puissant de l'Internet suffit pour comprendre que Belize est loin d'être réputé pour son football. On y vient se prélasser sur les plages paradisiaques, visiter les sites archéologiques mayas, et goûter aux plaisirs de la cuisine centraméricaine. Et le football dans tout ça ? Fondée en 2011, la Premier League of Belize est née grâce au grand ménage mené par la FIFA. En juin de cette même année, l'instance du football mondial suspend la Fédération de football du petit pays situé au sud du Mexique pour ingérence du gouvernement. Blatter et ses potes décident par la suite de promouvoir le football bélizien et aident à la création d'un championnat. Ian Jones, vice-président du club, explique : « La FIFA a énormément contribué au développement du football à Belize. Ils ont financé des stages d'entraînement pour les entraîneurs et les arbitres ainsi que la construction du stade. » Le vainqueur du championnat a même l'honneur de jouer la Ligue des champions de la CONCACAF. Cette année, le Verdes FC – feu Hankook Verdes – représente Belize pour le tournoi continental. Enfin autorisé à accueillir un match dans son vétuste stade, le club de Benque Viejo del Carmen – ville située à la frontière du Guatamela – est déjà éliminé d'un groupe largement dominé par les Mexicains de Querétaro. Retour sur une première particulière, entre défaite écrasante, ambiance de folie et passage au professionnalisme.

Aide économique de la FIFA


À la veille du duel historique face au Querétaro FC, Deon McCaulay, attaquant du Verdes FC, déclarait, sur le site de Goal : « Pour nous, c'est très important de jouer devant nos supporters, dans notre pays. Ça fait très longtemps qu'un match de Concachampions n'a pas été joué ici. On est fier d'avoir atteint ce niveau-là. » Après avoir participé pour la première fois à ce tournoi en 2008, l'équipe bélizienne est cette fois-ci autorisée à jouer dans son enceinte aux 2000 places : l'Edmund Marshalleck Stadium. Pas aux normes, le stade a été rénové grâce à un chèque de la FIFA. « Il n'y avait pas de lumière pour le terrain, ni dans les vestiaires » , se rappelle McCaulay, l'un des rares joueurs de l'effectif ayant joué à l'étranger, au Atlanta Silverbacks.

Ian Jones, vice-président du club, avançait avant le match : « En étant réalistes, je pense qu'on peut se qualifier. On peut battre Querétaro. » Pour cette première à la maison, le Verdes FC a tenu en échec l'ancien club de Ronaldinho. Au retour (les poules contiennent trois équipes), le club bélizien a été balayé huit à zéro par les Mexicains. Une défaite rapidement digérée par les Verts, en témoigne cette improbable vidéo nommée Rise and shine.


Le Verdes FC a remporté sa première victoire face au San Francisco FC de Panama. Une victoire qui a assuré la qualification de Querétaro. Le club fondé en 1976 peut désormais se concentrer sur le championnat local.

Fini le football du dimanche


Premier après deux journées, le club de Verdes vient même d'abandonner son statut semi-professionnel. « La majorité de nos joueurs sont désormais professionnels et ont un salaire fixe. C'est une mesure prise pour pouvoir être au niveau lors des compétitions internationales. Nous sommes le premier club de Belize à devenir professionnel. Nous voulions récompenser les joueurs, et leur permettre de se consacrer pleinement au football » explique Ian Jones. « On a même commencé à recruter à l'étranger. Un joueur formé à Querétaro nous a rejoint. Nous avons des Honduriens, un Brésilien… On ne peut plus se permettre de s'appuyer uniquement football local » , ajoute le dirigeant sur le site officiel de la CONCACAF. Selon lui, la participation du Verdes FC à cette Ligue des champions va permettre au football local de s'émanciper : « Nous nous sommes montrés aux yeux du monde entier. C'est un message pour toutes les autres équipes de Belize. Le championnat local est en pleine progression. » Et de conclure, après le dernier match (victoire 2-1) face aux Panaméens de San Francisco : « Personne ne croyait en nous. Maintenant, notre objectif est de gagner le championnat pour représenter une nouvelle fois Belize. Et montrer qu'il n'y a pas seulement des plages ici. »

Par Ruben Curiel
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