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  1. // 9 octobre
  2. // Journée mondiale de la poste

Mais qui es-tu, l'ASPTT ?

Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de la poste. L'occasion de revenir sur la fédération ASPTT, sigle déposé depuis 1998, qui a réussi, entre poste, télécommunication et passion, à placer des équipes de football au plus haut niveau, comme Albi, D1 féminine ou Dijon, en U17 ou U19 nationaux.

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Qu'ils soient jeunes ou moins jeunes, pratiquement tous ceux qui ont fait partie d'un club de foot ont, à un moment ou un autre, croisé un adversaire affublé du sigle ASPTT. Mais si ! Ce club de foot qui ne finissait jamais (ou rarement) en tête de la ligue, mais qui demeurait une vraie épine dans le pied quand on le rencontrait, et qui trouvait toujours le moyen de vous mettre des bâtons dans les roues sur les terrains le week-end. Historiquement, l'ASPTT, c'est une Fédération. La première est créée en 1897 par des postiers bordelais, et au départ, seul le cyclisme y est pratiqué. Le football n'en reste pas longtemps absent, puisque dès 1904, une équipe de foot est fondée à Paris. Si ces associations sportives sont omnisports, c'est rapidement le football qui domine et attire le plus.

De nombreuses figures du foot français sont d'ailleurs passées par des ASPTT : Aimé Jacquet (Saint-Étienne) ou Franck Dumas (Caen) pour les plus anciens, Valère Germain (Orléans), Ryad Boudebouz (Colmar), Benoît Assou-Ekotto (Arras) ou encore Loïc Rémy pour les plus récents. Une réussite qui s'explique par la vocation de clubs formateurs des ASPTT. Les ASPTT de France ont donc connu de belles heures dans le milieu du football français. Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Longtemps associées à la Poste, les ASPTT tendent à s'émanciper, et ce mouvement se ressent dans la représentation qu'en ont les licenciés : « Les moins de 25 ans ne sont pas conscients de l'attachement historique avec la Poste, mais les autres oui, bien sûr  » , explique Mathieu Benadon, de la Fédération sportive des ASPTT. Une question de génération donc, mais qui sert aussi de révélateur quant à l'évolution de ces associations sportives.

Des clubs indépendants


L'ASPTT est de ces institutions que les remous du temps ne sauraient abattre. La société a beau changer et de nouvelles réalités apparaître, la Fédération demeure puissante, mais a dû adopter un autre train de vie. Mise en place par la Poste, l'ASPTT vole désormais de ses propres ailes comme un oisillon chassé du nid et lâché en pleine nature. « France Télécom a notamment lâché en 2006, nous explique Mathieu Benadon. La Poste a réduit son aide, mais on ne peut pas dire qu'ils sont désolidarisés parce qu'ils nous aident encore financièrement, mais on est indépendants depuis plus de 15 ans. » Il est donc plus rare de nos jours de tacler un adversaire d'une ASPTT le dimanche matin sur un terrain de football et de le croiser le lendemain derrière son comptoir de la Poste.

Bien sûr, la désolidarisation entre la Poste et ses clubs ancestraux ne s'est pas faite sans embarras. « Quand nos clubs ont pris leur indépendance par rapport à la Poste, ça ne s'est pas fait sans difficulté, poursuit Mathieu Benadon. Il y en a certains qui ont eu des difficultés à survivre, mais qui se sont relevés. Aujourd'hui on est plutôt sur une stabilisation des adhérents. » La Poste n'est donc plus fixée uniquement sur ses ASPTT de nos jours, puisqu'elle propose également des aides financières à des gens qui souhaiteraient s'inscrire dans d'autres clubs sportifs. Pour autant, elle n'a pas complètement abandonné la Fédération, qu'elle a fondée il y a plus de cent ans. « Il y a toujours un lien financier avec la Poste, donc il y a une communication naturelle et facile qui se fait avec les postiers, explique Mathieu Benadon. Les postiers viennent chez nous, mais ils peuvent aussi aller ailleurs. [...] On n'a pas de grande campagne de communication nationale. »

Derrière le loisir, l'ambition


Et dans tout ça, ressent-on quand même le lien avec la Poste sur le terrain, même de nos jours ? « Avec l'historique, notre club est identifié à la Poste , explique Laurent Dufour, entraîneur du club de DH de l'ASPTT de Caen. Mais contrairement à il y a dix ans, on a moins cette identité. » Si un lien affectif perdure entre les postiers et les terrains, c'est plutôt via des bénévoles qui travaillaient à la Poste et qui sont désormais à la retraite. « Ils sont pour la plupart d'anciens postiers ou d'anciens employés de chez Orange ou France Télécom, confie Julie Bigot, coordinatrice administrative de l'ASPTT Caen. Donc ces gens-là ont tendance à nous envoyer leurs enfants, voire leurs petits-enfants. Même si on a aussi des personnes complètement extérieures au milieu postier. » À Caen comme ailleurs, le football demeure une place forte au sein de l'ASPTT et, s'il n'est plus le sport le plus pratiqué dans chacun des clubs de l'Hexagone, il demeure un moteur puissant, car il a su conserver de bonnes valeurs et proposer une pratique du jeu attrayante et ambitieuse.

« La pratique en compétition a baissé, la pratique en loisir a augmenté » , juge Mathieu Benadon. Un constat qu'admet Laurent Dufour, même s'il martèle que l'on peut jouer au football de nos jours pour une ASPTT et garder de l'ambition. « L'ASPTT, club de loisir ? Non, pas chez nous, explique-t-il. On a un club avec une grosse histoire sportive, on a un niveau intéressant. À l'ASPTT Caen, on a bien sûr le loisir, mais il y a toujours le côté compétition pour ceux qui le souhaitent. » Calée en deuxième position de son championnat de DH et toujours en lice en Coupe de France, l'ASPTT Caen vise par exemple à court terme la CFA 2. C'est en existant dans les championnats nationaux que la Fédération parviendra à maintenir la longue tradition du football au sein d'une ASPTT qui tient décidément toujours la forme, avec encore 10 000 licenciés qui évoluent dans pas moins d'une centaine de clubs. De quoi égayer les dimanches de nombreux footeux pour encore un certain temps.

Par Morgane Carlier et Aurélien Renault
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