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Mais qui es-tu, Hamilton ?

Hamilton est l'un des plus petits budgets de Scottish Premiership. Mais le petit club de la banlieue chaude de Glasgow s'en fout. Chaque week-end, il impressionne et vend du rêve à sa poignée de supporters. Leader incontesté au bout de dix journées, Hamilton n'a rien d'un chanceux trouble-fête. La preuve.

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Comme une lueur inattendue dans un horizon d'habitude embrumé. Alors que le Celtic Glasgow et les Rangers dominent sans partage le football écossais depuis d'innombrables années, le voisin de l'Angleterre vit, depuis août dernier, au rythme des exploits répétés de Hamilton Academical. « Depuis notre bon début de saison, on est passé de 2000 à 4000 au stade. En ville et dans les médias, ça s'intéresse un peu plus à nous, résume, l'air béat, Derek Blues, fan inconditionnel des Accies. Ça n'a jamais été facile, étant donné que t'es dans la banlieue de Glasgow et que presque tous supportent soit le Celtic, soit les Rangers. » Hamilton, modeste club issu d'une ville d'à peine 50 000 habitants, est situé à 19 km au sud-est de Glasgow et à 56 km au sud-ouest d'Édimbourg, dans la région de South Lanarkshire. Connue pour ses paysages verdoyants, l'Écosse offre là une photographie urbaine singulière. « C'est une banlieue vraiment populaire, presque ghetto. C'est pour ça que les gamins de la ville ont cette envie de réussir. Ils ont cette rage » , souffle Guillaume Beuzelin, passé une saison à Hamilton (2009-2010). Une impression partagée par Jean-Philippe Javary, lui aussi fugace joueur français sous la tunique des Accies (2005-2006) : « On ressent la mentalité de Glasgow. Hamilton est vraiment une ville de travailleurs où la culture ouvrière est très ancrée. »

Budget de D5 anglaise et formation


Pour situer ce que pèse Hamilton FC dans le football britannique, un chiffre : 5,5, comme la valeur estimée en millions d'euros du club, et un budget équivalent à un club d'une D5 anglaise. Autant dire une misère. En Scottish Premiership, le club ne vaut pas bien mieux puisqu'il est l'un des moins riches de D1. Clairement, le promu est une petite entreprise. Épanouie, elle exhibe, comme dirait Alain Bashung. Grâce à son centre de formation performant, Hamilton arrive à vivre de ses jeunes pousses. D'ailleurs, récemment, sur les transferts de James McArthur au Crystal Palace et celui de James McCarthy à Everton, le club a touché des commissions à la formation. Bis repetita cette saison, le leader écossais vit essentiellement des bons résultats de sa réserve. « C'est un groupe très jeune. L'entraîneur actuel le connaît bien pour les avoir coachés en -17 et -20 ans. Les postes clés restent quand même encadrés par des anciens » , analyse Beuzelin. Pourtant, en 138 ans d'existence, Hamilton n'a jamais fait jouer en son sein le moindre international écossais : « Mais avec une tel début de saison et un tel beau jeu développé, j'ai bon espoir, assure Derek Blues. On joue à un jeu en une touche de balle. Pour Hamilton, c'est assez fou. Pour moi, on n'a jamais aussi bien joué depuis la création du club. »

Une saison déjà historique


Bien aidée par une jolie génération de bons jeunes écossais (Stephen Hendrie, Grant Gillespie, Ali Crawford), Hamilton régale. Mais l'ouverture aux étrangers depuis le début des années 2000 a grandement nourri le club. En témoignent les Français Anthony Andreu et Mickaël Antoine-Curier aujourd'hui, mais également les joueurs tchèque, allemand, argentin ou portugais passés précédemment dans les rangs des Accies. L'équipe dirigée par Alex Neil a pour l'instant survolé le championnat (7 succès, 2 nuls et 1 défaite). Elle a remporté son derby contre « maman va bien » aka Motherwell (4-0) et s'est même autorisé une petite victoire 1-0 au Celtic Park. « Pour l'instant, on n'a jamais été mis en difficulté. Ce que je veux dire, c'est qu'aucune équipe ne nous a semblé supérieure ou au même niveau » , confie Anthony Andreu. Le Français de 26 ans est actuellement meilleur buteur du championnat avec 5 réalisations, suivis de Crawford et de Curier... Tous deux joueurs d'Hamilton également. Un énième exploit. « Moi, je suis persuadé qu'Hamilton est actuellement entre les mains de Dieu » , croit Derek. Gageons qu'il saura se montrer indulgent encore un petit moment.

Par Quentin Müller et Romain Duchâteau
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