Mais qui es-tu, Grand Attaquant ?

La conférence de presse d'avant OM-Caen a fait salle comble. Si l'affaire Mamadou Niang était sur toutes les lèvres, Deschamps, Valbuena et André Ayew se sont aussi exprimés sur d'autres sujets.

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Lorsque Deschamps franchit le pas de la porte de la salle de presse de l'OM, hier, avant l'entraînement, il tombe des nues. Les trente sièges de l'assistance sont occupés. Des journalistes étrangers sont là, il y en a même qui sont prêts à rester debout. «  C'est pour le match contre Caen que vous êtes venus, c'est ça ? » lance-t-il, chambreur. Evidemment, il sait très bien où tout le monde veut en venir. « Mon discours ne change pas, Niang ne partira pas. C'est déjà arrivé qu'un joueur veuille partir. Taïwo aussi a dit qu'il voulait partir. Maintenant il joue, et même plutôt bien » . Comme souvent dans ce genre de situation, le coach marseillais n'en veut pas à son joueur, qui peut dire ce qui lui passe par la tête, mais «  à d'autres, qui parlent beaucoup » . Karim Aklil (agent de Niang), aujourd'hui, c'est pour toi. Sur le dossier du sénégalais, DD est serein. Quand on lui demande s'il craint la réaction du public envers l'attaquant, il rétorque : « Ils auront à l'encourager toute l'année alors autant qu'ils commencent dès samedi » . De bonne humeur, l'entraîneur lâche même que l'attaquant qu'il recherche veut signer à l'OM. Reste à se mettre d'accord avec lui et son club ... Et aux journaleux de trouver son identité. Mais attention, ce renfort ne sera pas là « pour remplacer Mamad. Il sera là pour jouer avec lui » . Avant de partir, l'ancien joueur de Chelsea se fait interpeler par un journaliste de la BBC : « Vous avez été catégorique pour Niang. Mais qu'en est-il pour Ben Arfa ? » . Réponse gentille mais cinglante : « Il est là. S'il est encore là samedi je m'en servirai sûrement, mais c'est au club de voir » . Tout est dit.


Second à rentrer en piste, Mathieu Valbuena déboule avec son débardeur et son tatouage tribal au bras gauche. Pendant toute l'interview, il prendra bien soin de ne prendre que deux poses. Bras croisés ou contractés et posés sur ses cuisses. Visiblement, il a pris un abonnement à Deltaccord et il veut que ça se sache. Au niveau du discours, par contre, rien de fou ni de très bien bâti. Souvenir du Mondial en Bleu : « La coupe du monde restera gravée dans la tête des français. Il faut toujours en retirer du positif, même si là, il n'y en a pas beaucoup » . Puis il se lâche sur le déplacement en Norvège : « ça fait chier de ne pas y être » . Comme si c'était un cadre... Concernant l'OM, il se fixe comme objectif d'être plus décisif, pour sa première saison en tant que titulaire.


C'est enfin au tour d'André Ayew de venir faire causette avant l'ouverture du championnat. L'une des révélations de la Coupe du Monde va prolonger son contrat avec l'OM. « J'ai pris la décision de rester, j'ai beaucoup de choses à faire ici. L'OM, c'est mon club, je suis devenu pro ici » . Le Ghanéen a mis del 'eau dans son vin, lui que l'on disait revanchard et rancunier envers Deschamps qui l'avait écarté dès sa nomination l'an dernier. C'est en partie vrai: « J'avais des offres en Allemagne, en Angleterre, en Italie. Mais si j'ai choisi de rester, c'est grâce au coach. C'est lui l'an dernier qui m'a écarté, mais c'est lui qui veut me reprendre aujourd'hui. Sur le coup, ça m'a fait mal, mais ça m'a fait progresser » . Le Vélodrome se souvient d'un attaquant craintif. Ceux qui n'ont pas suivi l'épopée du Ghana en Coupe du Monde seront donc surpris de découvrir désormais un milieu relayeur omniprésent: « Mon poste, c'est celui-ci, plus reculé, comme Lucho, Kaboré, Ben et Abriel. Mais, franchement, à gauche, à droite, tant que je joue ... » . L'ainé des Ayew fait donc office de véritable recrue cet été après l'arrivée en début de mercato de César Azpilicueta. En attendant donc le mystérieux attaquant...

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