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  1. // Europa League – 3e tour de qualification – Eskişehirspor/OM

Mais qui es-tu Eskişehirspor ?

A défaut d’offrir de grandes et belles affiches, les tours de qualifications européens de l’été permettent d’enrichir ses connaissances en football. Exemple ce soir avec Marseille, qui affronte le méconnu club turc d’Eskişehirspor. Qui est-il ? D’où vient-il ? Que vaut-il ? Quel est son projet ? Éléments de réponse.

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Un club passé pas loin de la gloire au temps des hippies

Test : demandez à votre pépé ou à votre daron s’il connaît Eskişehirspor. Si c’est le cas alors c’est officiel, c’est une encyclopédie du sport. Ou un lecteur compulsif de Wikipedia. Car autrement, comment se souvenir des éphémères exploits passés du club turc sur la scène continentale ? Il y a eu quatre courtes campagnes européennes par le passé, toutes dans la première moitié des seventies, pour un seul véritable exploit : l’élimination des Espagnols du FC Séville en 1970. Trop peu pour s’en souvenir. En revanche si vous avez des origines turques, là le nom d’Eskişehirspor vous parle certainement beaucoup plus. Au palmarès ne figure qu’un seul véritable titre, la Coupe de Turquie 1971, mais il faut également signaler au tableau d’honneur trois places de dauphin en championnat, en 1969, 1970 et 1972. Quand on sait l’ultra-domination des clubs stambouliotes aux avant-postes du championnat turque, la performance est de taille. Passé cet âge d’or, ce fut en revanche nettement plus laborieux, avec des relégations jusqu’en troisième div’ au début des nineties et un retour en élite seulement en 2008. 11e la première saison, 7e la seconde, Eskişehirspor vient de terminer à la 6e place en Süper Lig.

Un club au public chaud-patate

Eskişehirspor est un club basé à… ? Eskişehir, facile. Une ville d’Anatolie de plus de 700 000 habitants, située pour faire très gros à peu près à mi-distance d’Istanbul au nord-ouest et d’Ankara à l’est. Plusieurs fois millénaire, la ville est surtout fameuse pour ses musées, moins pour son stade évidemment, même s’il a excellente réputation en Turquie. Malgré sa capacité modeste de 18 000 places, le stade Atatürk offre une chaude ambiance, avec des supporters parmi les plus respectés du pays, souvent très nombreux en déplacement. Diomansy Kamara, l’avant-centre de l’équipe, né à Paris, a récemment comparé son public à celui de Lens. Un nouveau stade de plus de 30 000 places doit en plus prochainement voir le jour.

Un club qui mise sur des anciennes gloires

Eskişehirspor devrait encore miser cette saison sur les trois mêmes vétérans étrangers qui lui ont permis d’atteindre la sixième place du dernier championnat. A savoir le latéral gauche brésilien Dedê, 34 ans dont 13 au Borussia Dortmund ; le milieu offensif chilien Rodrigo Tello, ancien du Sporting arrivé en Turquie, d’abord à Beşiktaş il y a cinq ans ; enfin le buteur franco-sénégalais Diomansy Kamara, 31 ans, auteur d’une belle carrière en Angleterre. A ces trois joueurs d’expérience il faut ajouter un quatrième arrivé ces dernières semaines : le colosse Servet Çetin, 31 ans, plus de 50 sélections avec la Turquie, champion en titre avec Galatasaray, à la relance après une saison où il a peu joué. Son expérience en défense centrale peut s’avérer précieuse. A noter qu’il avait aussi été convoité un temps par… l’OM, période Gerets. L’équipe est construite autour de ces quatre cadres, avec autour des locaux qui flirtent avec la sélection (le latéral droit Veysel Sari, le milieu Alper Potuk, l’attaquant Batuhan Karadeniz) et de bons étrangers (le défenseur brésilien Diego, la recrue belge Ruud Boffin dans les buts, le prêté polonais Patryk Malecki sur l’aile). Tout ça forme un ensemble pas extraordinaire mais qui ne sera certainement pas à négliger par les Marseillais.


Un club opportuniste

La sixième place finale d’Eskişehirspor en Süper Lig la saison dernière n’aurait pas dû lui offrir un ticket européen. Sauf que le Beşiktaş, quatrième, s’est vu interdire par l’UEFA et le TAS de concourir, du fait d’impôts et de salaires impayés. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le football turc est dans le viseur des instances européennes. L’été dernier déjà, le champion sortant Fenerbahçe avait été empêché de participer et remplacé en C1 par son dauphin Trabzonspor, suite à une vaste affaire de matchs arrangés, de corruption et autres irrégularités. Résultat : le championnat turc perd régulièrement du terrain au classement UEFA, avec une actuelle 12e place derrière la Grèce et la Belgique.

Par Régis Delanoë
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