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Mais quel est ton secret Alvaro Arbeloa ?

Álvaro Arbeloa ne court pas vite, ne dribble personne, mais doit bien avoir un superpouvoir. Celui qui en a fait le latéral droit incontournable partout où il passe. Il est coincé entre ses deux oreilles. Analyse.

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« Quand j’ai signé au Real, je n’imaginais pas que je jouerais autant. » Même Álvaro Arbeloa le reconnaît. Vivre dans les chaussures d’un autre peut parfois prêter à confusion. À droite, il y a eu Sergio Ramos, il aurait dû ou pu y avoir Maicon, voire même Debuchy. Finalement Santiago-Bernabéu aura Arbeloa. Depuis son arrivée en juillet 2009, personne n’a vraiment compris quelles étaient les qualités de l’arrière droit madrilène. Arrière central de formation avec la réserve du Real, Alvaro est devenu latéral gauche, puis droit, avec Benítez à Liverpool. Pas complètement technique et pas entièrement physique, Arbeloa gratte toujours une place de titulaire partout où il passe. Latéral du Real et de l’Espagne championne d’Europe, il a quelque chose du passager clandestin, de celui qui saute la barrière dans le métro sous des allures de père de famille. Sa victoire, c’est celle du travail sur la frime, de la sueur sur le maquillage, de la plume sur le fusil, du cerveau sur le muscle.

Arbeloa aime tout ce qui est normal : le foot, les bouquins, le ciné, les revues à la mode. Quand la meute des flashs s’attarde à la descente du bus des stars madrilènes, personne ne voit qu’Alvaro tente de se frayer un chemin parmi les gamines amoureuses de Cristiano. C’est à lui que les parents réclament les autographes, c’est de lui que les mères aimeraient que leurs filles s’amourachent. Arbeloa est un type lucide. Sa polyvalence lui a ouvert des portes mais lui en a fermées aussi quelques-unes : « Être polyvalent te donne plus d’occasion de jouer. Le problème, c’est qu’on ne peut te ranger dans aucune case. A l’heure de la finale, le joueur polyvalent n’a pas sa place. » Mais Mourinho est tombé en amour pour lui. A peine moins utilisé que Ronaldo ou Xabi Alonso, Arbeloa est le seul titulaire du côté droit. Lass n’en voulait pas, Ramos non plus, Maicon n’est pas venu, Essien n’y a toujours fait aucun featuring, Alvaro a donc occupé le flanc droit pour cinq des sept matchs de la saison. Pas toujours comme premier choix, mais toujours comme titulaire, Arbeloa joue 40 matchs par saison depuis Pellegrini. Des manières de free rider mais une régularité de fonctionnaire.

Le Jordan de la défense

Question : mieux vaut-il être très fort dans quelque chose et nul ailleurs, ou moyen dans tout ? Pour être Champion du monde, Champion d’Europe et Champion d’Espagne, il faut bien avoir un ou deux avantages comparatifs. Ceux d’Arbeloa sont invisibles. Sauf pour José Mourinho. « J’adore Arbeloa parce qu'il peut jouer 1 minute ou 90, il le fait avec la même concentration. C’est un homme de groupe toujours à disposition de l’entraîneur et de l’équipe. Il a toujours son rival direct sous contrôle. Il ne lui échappe jamais. » Cette saison, il a récupéré plus de ballons (54) que Marcelo (49), que Khedira (28) et que Ramos (52). L’an passé, il en avait déjà volés 315 soit plus que Marcelo (299) ou Khedira (202). De Lopo, son camarade de défense centrale au Deportivo (2006-2007), connaît l’intensité de son collègue : « Son niveau de concentration est tellement élevé que c’est très rare qu’il est ait un jour moins bon qu’un autre. C’est une qualité que n’ont pas tous les footballeurs. Il se bat comme un fou à chaque entraînement, il sait comment se placer dans chaque situation. » Bref, chez « Arbel » , son muscle, c’est le cerveau.


L’idée générale voudrait qu’un être humain n’utilise que 10% des capacités de son cerveau. Arbeloa, lui, l’utilise à 100% ou au moins un peu plus que les autres. « Je crois que dans le foot, il faut savoir s’adapter, c’est ce qui m’a fait devenir meilleur. » Défendre n’a rien à voir avec la technique ou le physique. C’est une question de mentalité. « Arbel » est lucide : « Tout le monde peut défendre. Avoir une mentalité défensive, non. Durant une saison, Michael Jordan a été critiqué parce qu’il ne défendait pas. La saison suivante, c’est lui qui volait le plus de ballons. Dans le foot, c’est pareil. Il faut se préparer psychologiquement et se dire : je dois me battre, courir, être bien positionné, attentif à tout. » Pour Mourinho, Arbeloa est un parfait robot, celui qui n’en fait jamais trop, mais en fait toujours assez : couvrir les ailes, ne jamais se tromper, être solide, intense et attentif. Mais parfois les robots ont aussi un cœur. La preuve, Arbeloa en a un.

Par Thibaud Leplat
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