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Mais que vont-ils tous foutre à QPR ?

Cet été, ils ont été nombreux à rejoindre QPR, sorte de nouvelle hype britannique. Quelques mois plus tard, le club est bon dernier de Premier League, mais parvient encore à séduire des joueurs. Comment est-ce possible ?

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Pour comprendre une certaine situation, il est toujours intéressant de prendre le problème à l’envers. Imaginons que l’attaquant du troisième de Premier League, par exemple Fernando Torres, signe à Nancy, dernier de Ligue 1. Impossible, inimaginable, inconcevable. Pourtant, sportivement parlant, c’est exactement ce qui vient de se passer pour Loïc Rémy. L’attaquant de l’OM, actuel troisième de Ligue 1, vient de s’engager avec QPR, dernier de Premier League, pour 11 millions d’euros et un joli salaire de 390 000 euros par mois. Alors, certes, il est difficile de comparer le prestige du championnat d’Angleterre et du championnat de France, et même les moyens financiers de QPR et de Nancy. Mais les faits sont là : poussé vers la sortie par l’OM, Rémy, l’un des meilleurs attaquants français en circulation (lorsqu’il est en forme) a choisi le dernier de Premier League pour rebondir. Et il n’est pas le seul. Selon toute vraisemblable, Yann M’Vila devrait le rejoindre dans les prochains jours, tandis que Tal Ben Haim, l’ancien de Chelsea et Manchester City, et Jay Bothroyd ont déjà rejoint les rangs du club londonien. Est-ce uniquement une question d’argent, ou y a-t-il autre chose qui pousse tous ces joueurs à s’engager avec ce club qui possède l’un des jeux les moins cohérents d’Europe ?

Qatar Park Rangers

En 2012, c’est une véritable colonie qui est arrivée à QPR. Taiwo, Onuoha, Zamora, Djibril Cissé, Robert Green, Fabio, Ji-Sung Park, Hoilett, Bosingwa, Júlio César, Granero et M’Bia. En tout, 35,4 millions d’euros dépensés pour se constituer une équipe qui, sur le papier, a vraiment de la gueule. Oui. Sur le papier seulement. Car sur le terrain, c’est une autre affaire. Sur l’ensemble de l’année 2012, QPR a des statistiques faméliques : 8 victoires, 10 nuls et 23 défaites, 34 points sur 123 possibles. Désastreux. Cette saison, QPR est dernier de Premier League, avec la pire attaque du tournoi, et compte cinq points de retard sur le premier non relégable. Pourtant, l’ancien club de Flavio Briatore réussit encore à convaincre des joueurs (talentueux, qui plus est) de rallier la cause. Avec, toutefois, des clauses pour rassurer le joueur : en cas de relégation, Loïc Rémy pourra rompre son contrat et s’engager avec qui bon lui semble. Impossible, donc, de voir là un choix de carrière qui n’a rien à voir avec l’argent. De fait, QPR est un club qui a les moyens de proposer des salaires très avantageux à des joueurs qui ne pourraient jamais espérer de telles sommes en France, hormis au PSG.

Racheté en 2011 par Tony Fernandes, le président d’Air Asia, à hauteur de 66% des parts, et par Lakshmi Mittal (33% des parts), QPR a derrière une puissance économique non négligeable, qui fait souvent rêver les joueurs de football. Et peu importe le challenge sportif. Triste ? Oui et non. Le football est aujourd’hui contrôlé par l’argent, il faudrait être un sacré idéaliste pour encore le nier ou l’ignorer. Depuis plusieurs mois, l’OM exerçait une pression sur Rémy pour qu’il parte. Face à ce choix forcé, l’ancien de l’OGC Nice a choisi la solution qu’il lui offrait le plus de garanties économiques. Mais alors, si c’est uniquement une question de fric, pourquoi ne pas avoir tenté sa chance au Qatar ou aux Émirats ? Pour deux raisons : 1- Au Qatar, il n’aurait pas eu la possibilité de jouer le week-end contre Manchester United, City, Chelsea ou Arsenal. 2- Même si le jeu de QPR est dégueulasse et incohérent, le fait de côtoyer un grand entraîneur comme Redknapp et d’autres joueurs talentueux est une carotte suffisamment attrayante. Suffisamment attrayante, du moins, pour se mettre des œillères quant à la position de classement des Hoops.


25% de plus dans la poche en Angleterre

Alors, oui, on pourra toujours pleurer sur l'air du « Ce joueur est un mercenaire, il choisit le pognon plutôt qu’un vrai challenge sportif » . Et alors ? La plupart des joueurs qui signent désormais à QPR (contrairement à cet été, lorsque le club avait comme objectif l’Europe) n’y vont pas pour gagner des trophées ou pour une qualification européenne. Ils y vont pour gagner plus d’argent que là où ils étaient avant. De fait, comme le révèle une étude du Figaro ce matin, l’Angleterre bénéficie d’avantages fiscaux notables en ce qui concerne les salaires des joueurs. Par exemple, prenons le salaire de Loïc Rémy. Le Français gagnera 390 000 euros brut par mois, soit 4,7 millions par an. Pour un tel salaire, un club français devrait verser à l’État quelque 1,3 million d’euros, contre « seulement » 1,1 million en Angleterre. De plus, sur ces 4,7 millions d’euros brut, Rémy n’en toucherait véritablement que 1,8 million en France, contre 2,3 millions en Angleterre, soit un différentiel de quasiment 25%. Ce qui est énorme. Du moins assez énorme pour un joueur de 26 ans qui sait très bien qu’il ne fera pas de vieux os là-bas. Mais s’il y a de l’argent à prendre, ne serait-ce que pendant quelque temps et dans un très grand championnat, autant en profiter, non ? Ce raisonnement, certes dur à accepter pour ceux qui prônent l’amour du maillot et du sport, s’applique à Loïc Rémy, mais aussi à la plupart des joueurs de QPR. M’Vila sera peut-être le prochain. Et il ne sera sans doute pas le dernier. Contrairement à QPR.

Eric Maggiori
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