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Mais que vaut la L1 ?

L'Italie a Venise, sa lagune. La France a Fos-sur-Mer, sa ligune ( « Ligue Une » )... Alors, la L1 ferait pitié ? Matchs pourris, peu de buts, peu de spectacle, pas de hiérarchie assumée, etc. ? Fantasme ou réalité ? Un peu des deux...

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C'est quoi le problème ? Ben, la L1 est mal en points. Le leader Brest possède 22 points en 13 matchs (sur 39 possibles). Et alors ?... C'était mieux avant ? Oui, ma bonne dame ! La saison dernière, Bordeaux était leader avec 25 points, devant l'OL à 24 et l'OM avec 19 et un match en moins (mais gagné ultérieurement) ! Mouais... Pour trois points de moins, bof. En fait, c'est plus la situation de Brest, premier au classement, qui inquiète et dérange. A juste titre ? Oui, parce que Brest est promu : le mot est lâché. Mais, on reviendra là-dessus... Les cadors largués, ça aussi ça craint ? Oui, mais un peu seulement : Lille est 2ème avec 21 points, Paris et Rennes, 4èmes avec 20 points, Marseille 6ème avec 19 points (mais un match en moins) ainsi que Bordeaux et Lyon, 19 points aussi. L'AJA revient, avec 18 points soit quatre unités de retard... En fait, les cadors sont bien là, en embuscade : avec deux victoires d'affilée, les “gros” comme OM, OL, PSG, Bordeaux peuvent prendre la tête. Donc, pas de panique : la hiérarchie n'est pas bousculée : la hiérarchie roupille. L'impression désagréable de l'entendre ronfler trop fort, c'est Brest-le-petit-promu en leader et Montpellier-le petit-promu-de-l'an-dernier qui est 3ème. Pour l'instant, ce classement, c'est comme l'âge. Juste un chiffre ? Ou bien un indice fort (parmi d'autres) et révélateur d'un constat inquiétant : baisse qualitative de notre championnat ?


Dugarry s'emmerde...

Au tiers du championnat, les scuds tombent d'un peu partout et valident en effet, dans le contenu, cette impression de médiocrité, d'immense ventre mou où beaucoup d'équipes se tiennent en très peu de points. Nivellement des valeurs ?... Après OL-Nice de dimanche soir, Yoann Gourcuff se lâche : « Dans le championnat, actuellement, il y a un déficit au niveau technique, au niveau du jeu, à part des équipes comme Lille, il n'y a pas beaucoup d'équipes qui maîtrisent leur sujet » . Yoann a oublié Paris et Lorient, mais globalement, on ne peut pas lui donner tort. Antonetti, hier, dénonçait la récompense offerte « aux équipes, en France, qui ne prennent aucune initiative. On va peut-être s'y mettre, puisque ça paie... » Mêmes interrogations dans le camp caennais, où le bon président Fortin a sans doute dit tout haut ce que se résigne à faire son coach Franck Dumas : blinder derrière et saisir les deux ou trois opportunités de marquer en contre ou sur coups de pied arrêtés.... Une dernière pour la route ! Christophe Dugachiale au Canal Football Club, dimanche soir : « J'ai vu Bordeaux-Nancy, hier, et je finis avec Lyon-Nice ce soir. C'était un bon week-end de merde (sic) » . Fermez le ban, tirez l'échelle et baissez rideau !...

Le malaise est bien réel, impossible de le nier : Lyon, Marseille et Bordeaux, les trois derniers champions font peine à voir. On attendait mieux de Marseille, a priori sur sa lancée de champion depuis sa stabilisation tactique de l'an passé. Idem pour l'OL, renforcé par Gourcuff et Briand... Lille renoue juste avec ses instincts killer de l'an passé, à la même époque (réveil lillois à confirmer, quand même !) et Paris régale mais galère dans la finition. Pour le reste, la L1 bricole avec ses armes. Meilleur exemple ? Ben, Brest, justement : bloc-équipe, solidarité, engagement, efficacité létale devant, sur contres souvent (surtout quand en face ça joue un peu, voir à Bordeaux, 2-0). Avec cet arsenal (et un peu de talent, c'est vrai : Roux, Elana, Poyet, Micola), ça suffit. On rappelle juste que Francis Leblé, c'est le stade où on voit le moins de buts en L1...


Demander au Pape...

Pourquoi notre L1 serait-elle si nulle ? « Ask the pope ! » , répondait Ringo Starr à toutes ces questions existentielles. Benoît 16-64 étant occupé, on va tenter d'éclaircir tout ça... D'abord, au mercato d'été, la L1 a perdu bezef en bons joueurs offensifs. A vue de nez, rapidos : Chamakh, Niang, Gyan Asamaoah (Sunderland), Costa (de Montpellier à Valence où il cartonne, le con !), Ben Arfa et Cavenaghi (pourtant seul buteur de métier à Bordeaux). Ces six-là, c'est pas rien, point de vue technique et efficacité. La L1 s'est sacrément appauvrie de toutes ces pertes et, globalement, elles n'ont pas été comblées par l'arrivée d'autres stars. Normal : pas d'argent ! On peut ajouter les seconds couteauxe très utiles : Koné (aux Arabies), Vittek (Ankaragüçü, Turquie), Aruna (de Lens à Portsmouth), voire Eluchans (Argentine). En début de championnat, une sale série de blessures a aussi pourri notre affaire. En vrac, Delgado, Lisandro (Licha, quand même !), Jelen, Pentecôte (bon attaquant annoncé comme possible successeur de Gignac au Téfécé). La L1 a aussi perdu un type génial, Pagis. Dommage, mais, ça c'est la vie. Il a arrêté sa carrière. Comme Carrière.

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Soulignons la stupidité abyssale d'un cador comme Rennes, candidat au titre qui s'est généreusement délesté de tous ses attaquants : Briand, Gyan, Sow et Bangoura. Chapeau, les gars ! Chapeau rond, même ! OK, Montano fait ce qu'il peut... Interrogeons-nous également sur l'incroyable inefficacité parisienne : Hoarau et Erding galèrent comme des malades alors que l'an passé ils avaient planté une trentaine de buts. Enfin, rappelons aussi le réveil tardif de l'attaque lilloise : Gervinho, Sow, Hazard, voire Frau... Conclusion : gros marasme offensif dû aux départs, aux blessures et à la “maladresse”. Sinistrée en attaque, la L1 ? Oui, mais... Les jeunes Giroud, El Arabi, Gameiro, Nolan Roux, Payet, Pied, Ayew se révèlent. Dommage pour les Bleus qu'ils ne soient pas tous français... Reste qu'ils ont tous été formés ici. Alors tout n'est pas si sombre.


La Crise, la vraie !

Quelles autres causes ? La Coupe du Monde 2012 a fatigué les organismes de tous les internationaux de L1 ? Affirmatif ! Sans aucun doute. Pas besoin de faire la liste. Citons juste Gourcuff, Gervinho, Bastos, pas au taquet d'entrée... Et puis quoi ? Ben, la peur ! La L1 connaît actuellement sa première vraie saison de crise économique, celle qui fait flipper, avec la trouille du chômage (record de footballeurs chômeurs cet été au stage UNFP) et celle de la relégation (avec salaires encore forcément diminués en cas de descente). Cette saison, la L1 est naturellement anxiogène. C'est pas des histoires : récemment, le bon Gervais Martel est resté sur le flanc quelque temps. Trop de stress, trop de mauvais résultats de son RC Lens... Avec licenciements nombreux à suivre, au club, en cas de descente en L2. Étonnez-vous après des “consignes de sécurité” des entraîneurs de L1. Le maintien à tout prix, vraiment à tout prix ! Une L1 avec beaucoup de pompiers bien connus comme coachs : Lacombe, Correa, Hadzibezic, Walemme, Roy, Gillot, Galtier...

Attention ! On ne méjuge pas leurs qualités. On rappelle juste que beaucoup de clubs de L1 “structurellement” en crise jouent chroniquement en situation de crise avec des “entraîneurs de crise”, missionnés d'abord et surtout à viser le maintien. Dans les mêmes “petits clubs”, les audacieux comme Christian Gourcuff, voire Girard et Montanier se font plus rares. Snif. Quoi d'autre ?... Ben, les gardiens ! La Gaule produit des bons goals, c'est vraiment une évidence. Pas besoin de les citer, juste comparer avec d'autres pays (suivez notre regard...) pour voir que plus de bons gardiens dans un championnat, c'est un peu moins de buts... Reste que c'est vrai, la moyenne par journée n'est pas fameuse. On n'a pas les chiffres précis aujourd'hui (plus tard, sans faute !), mais comparé aux autres championnats étrangers, la France marque moins. Drame français : manque de culture de l'avant-centre (on l'a dit et démontré plusieurs fois déjà) et fuite des talents. La France est quand même le premier contingent de joueurs étrangers européens en Premier League en particulier, et en Europe en général. Forcément, la L1 le paye en termes de spectacle et d'efficacité...


Conclusion : les coupes d'Europe nous diront prochainement si notre football de clubs est si nul. Après la trêve, on verra aussi si nos cadors se sont remis à cannibaliser la L1. Parce que Brest et Montpellier en Ligue des Champions, comment dire, euh... huuum... Merde, quoi... Brest et Montpellier en C1, mon Dieu : faîtes que ça n'arrive jamais !... Naaaaan, on déconne : le Real à Leblé et MU à la Mosson, c'est sympa comme tout (au secours ! ! !).... On verra si Lisandro rugit à nouveau et si les Siamois Hoarau-Erding et les jumeaux Gignac-Rémy se remettent à mordre. En attendant, on peut le dire : ce championnat est globalement “chiant”, moins bon que les trois années écoulées. Moins passionnant... D'autres indices pour finir ? Baisse de fréquentation dans les stades, baisse des audiences TV (sauf les Bleus, ripolinés à la Marseillaise chantée en chœur) et baisse des licenciés (JM Larqué en est malade). Et pour finir le débat comique sur les petits gabarits très techniques rejetés par le foot français au profit des grands balaises empotés (le buzz sur Sammaritano, 1m29, est hilarant). Ce pays est-il foutu ? La L1 avec ?

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