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  1. // Décryptage tactique

Mais que devient le défenseur latéral ?

Autrefois, le défenseur latéral était défenseur avant d’être latéral. C'est-à-dire un défenseur de formation chargé de défendre un couloir. Il s’appelait Paolo Maldini en Italie et Lilian Thuram en France. Tandis que la défense à trois est discrètement en train de supprimer le poste, l’évolution du jeu nous montre des milieux offensifs qui jouent sur le côté : Dani Alves, Gareth Bale, Marcelo, Jordi Alba. La victoire du latéral brésilien ?

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La disparition du « défenseur latéral » ?

Ces dernières années, l’évolution du football va dans ce sens : le défenseur latéral n’est plus vraiment un défenseur. Ciao Paolo Maldini et Giuseppe Bergomi, adiós aux Carles Puyol et Gaby Heinze qui jouaient sur le côté. Symboliquement, il n’y a pas mieux que la réputation d'Álvaro Arbeloa. Durant l’Euro, le Madrilène passe pour le maillon faible de l’intouchable Roja. Dans les faits, il se fait Ribéry en quarts et Cristiano en demies. Une assiette bien remplie pour un joueur irréprochable dans son placement, son sacrifice, son timing, sa justesse. Son seul défaut ? Être défenseur latéral, et non pas milieu offensif. De l’autre côté de l’arrière-garde espagnole, Jordi Alba brille de mille feux, solide en défense et étincelant en attaque.

A-t-on aujourd’hui des « surjoueurs » capables de provoquer sans cesse la défense adverse tout en verrouillant son vis-à-vis ? Cela va plus loin : quand les montées du défenseur latéral visaient autrefois le centre comme objectif ultime, aujourd’hui le bon latéral doit être capable de créer, animer et bonifier le temps de possession que sa position décalée lui offre. Il n'y a plus de juste milieu, et de moins en moins d'Ashley Cole ou de Philipp Lahm. À l’Inter, le rôle de Maicon était souvent celui d’un meneur de jeu décalé. Dani Alves a-t-il été, ne serait-ce qu’une fois, à Séville ou à Barcelone, un défenseur latéral ? La liste de ces pseudo-défenseurs est longue : Dani Alves, Gareth Bale, Marcelo, Jordi Alba, Nagatomo, Vargas, Kolarov… Quand les défenseurs latéraux à la mode sont des anciens attaquants qui ont progressivement reculé, il arrivait qu’ils soient autrefois des défenseurs centraux mobiles, à l’image de Puyol au début des années 2000.

L’explication de l’émergence de la défense à trois ?

La question de l’évolution des systèmes tactiques surgit alors. Sous l’impulsion de l’innovante Serie A, la défense à trois fait progressivement son chemin dans le reste de l’Europe. En clair, trois centraux derrière, et deux milieux latéraux. Sur les côtés, les défenseurs disparaissent. Première explication possible : il n’y a plus de défenseur latéral formé pour défendre. C’est le raisonnement que Stramaccioni a dû faire en se rendant compte que ni Nagatomo, ni Pereira, ni Jonathan n’étaient capables de tenir leur couloir. D’où le passage à trois centraux. Deuxième option : il existe aujourd’hui une tendance vers la densification de l’axe. L’idée est de contrôler le jeu, de mieux traiter le ballon, de diminuer les risques derrière. D’une part, on en met trois au milieu. Comme l’Espagne, le Barça, la Juve, Arsenal, l’Italie, l’Athletic Bilbao ou même la France de Blanc.

D’autre part, on aligne trois défenseurs centraux, et on se désintéresse des côtés. Une évolution qu’il faut mettre en lien avec la disparition des matadores à l’ancienne. Comment faire pour empêcher Batistuta, Bierhoff, Crespo, Zamorano ou Trezeguet d’enfiler les reprises et les têtes ? En faisant en sorte que le ballon n’arrive jamais dans la surface, et donc en défendant ses couloirs avec attention. Cela n’a plus aucun sens, puisqu’il faut plutôt arrêter les courses des attaquants complets Messi, Cristiano ou Luis Suárez. Enfin, on peut se poser la question des limites du changement à trois derrière. Les paires de latéraux des plus grandes équipes des dernières années (Dani Alves-Abidal, Marcelo-Arbeloa, Maicon-Chivu, Sergio Ramos-Capdevila) ont un point commun évident : un offensif et un vrai défenseur latéral, voire un central déplacé sur le côté. D’où encore une ligne de trois. Et alors, est-il possible d’aligner deux défenseurs latéraux modernes en même temps ? Avec Jordi Alba, Guardiola aurait certainement persisté sur le défi du 3-4-3.


Une mort comme un soulagement ?

Le joueur, la ligne de touche et son adversaire direct : l’univers du défenseur latéral à l’ancienne est un couloir. Le numéro 2 ou 3 joue dans un espace fermé, souvent sur un seul pied, souvent face à un seul adversaire. Une certaine solitude, donc. Presque de la tristesse. Le défenseur latéral a toujours été « là-bas » durant tout le match. Il était « au fond, à gauche » . Aussi loin du but que de la gloire, là où le sacrifice n’est plus proportionnel à la reconnaissance.

Pire, le défenseur latéral est devenu le souffre-douleur de l’ailier youtubesque qui vient l’agresser gratuitement à coups de feintes humiliantes. Chienne de vie ? Joan Laporta avait défini le Barça comme le « sauveur de tous les peuples opprimés » . Et si le seul peuple sauvé par le Barça était celui des défenseurs latéraux ? Finalement, le club de Dani Alves est peut-être en train de le libérer, comme on libérerait un mourant impatient de basculer dans l’âge du repos.

Par Markus Kaufmann
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