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Mais qu’arrive-t-il à Samir Nasri ?

Samir Nasri n’est pas gâté en ce moment. Blessé aux ischio-jambiers depuis le 17 octobre dernier, ce dernier a annoncé avoir rechuté et sera indisponible au cours des trois prochains mois.

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Il y a un peu plus d’un an, le 10 juillet 2014, Samir Nasri rempilait avec Manchester City pour quatre années supplémentaires. Et à ce moment-là de sa carrière, tout allait plutôt bien dans la vie du Marseillais. Auteur de trois premiers exercices satisfaisants depuis son départ d’Arsenal, avec 147 rencontres disputées pour 25 buts marqués et 31 passes décisives, le Français était sur une bonne dynamique, titulaire au sein de son équipe malgré quelques matchs passés sur le banc. Malheureusement, la roue semble toujours finir par tourner et l’ancien de l’OM n’échappera pas au fameux proverbe.

Chute libre


En effet, la saison 2014-2015 ne se déroule pas de la meilleure des manières pour l’enfant terrible du football français. Après l’annonce de la fin de sa carrière internationale, un mois après sa prolongation, Nasri voit peu à peu la malchance arriver. Avec deux blessures à l’aine, au mois de septembre d’abord, en mai 2015 ensuite, qui entacheront son bilan. Quant à savoir quelles sont les causes de ces blessures, Nicolas Bompard, médecin du sport, apporte des éléments de réponse. « Tout dépend de l’alimentation, du mode de vie du joueur… L’hygiène de vie, la récupération ou l’alimentation comptent énormément en ce qui concerne les blessures à répétition. Après, il est possible qu’un joueur ait une bonne hygiène de vie et se blesse souvent, car nous avons tous un capital génétique différent. J’ai connu des footeux qui bouffaient n’importe quoi et n’étaient jamais blessés. Un joueur qui n’est pas en confiance, ne joue pas beaucoup ou qui a des problèmes personnels aura plus tendance à se blesser. Le côté psychologique est particulièrement important. On a bien vu cela avec le cas Gourcuff à Lyon. » Toujours est-il qu'à l'époque, le milieu offensif ne se décourage pas et file en Italie, à Merano, le fameux centre de remise en forme des footeux, pour se retaper et préparer correctement l’année suivante. Stratégie qui ne paye pas puisque le 17 octobre dernier, face à Bournemouth (5-1), un nouveau pépin physique vient l’embêter, cette fois aux ischio-jambiers. Un mois plus tard, alors qu’il pensait enfin voir le bout du tunnel, le Français a annoncé mercredi soir dernier son absence jusqu’en février prochain via son compte Instagram, béquilles en mains : « Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Je serai de retour, plus fort que jamais, dans trois mois » , légendait-il sur la photo, le regard triste.

What doesn't kill you make you stronger. I will be back better than ever see you in 3 months

Une photo publiée par Samir Nasri (@samnasri8) le


« Se faire les ischios, pour les footeux, c’est ce qu’il y a de pire »


Si Samir a appris à patienter ces dernières semaines, le ton du message laisse aussi deviner une période délicate de rééducation. Et un autre problème : Manchester City et son ingénieur n’ont pas attendu bien longtemps pour pallier les galères à répétition du bonhomme, en cassant leur tirelire pour Raheem Sterling et Kevin De Bruyne lors du dernier mercato estival. Et jusqu’à présent, les deux joueurs sont décisifs et répondent plutôt bien aux attentes de leur direction. Pire encore, le Manchester Evening News annonçait le 12 novembre dernier la préférence de Manuel Pellegrini pour Jesús Navas par rapport à Nasri, relégué au dernier rang dans l’esprit de son boss. Celui qui n’est apparu que huit fois sur les pelouses anglaises cette saison n’entre donc plus vraiment dans les plans du coach chilien et voit son avenir en bleu ciel s’assombrir de jour en jour. Une sale nouvelle qui pourrait bien le pousser à chercher un nouveau point de chute dès ce mercato hivernal. Si tel venait à être le cas, resterait à savoir où. Effectivement, si plusieurs gros clubs d’Europe – notamment en Serie A avec la Juventus Turin et l’Inter Milan – étaient intéressés par l’ancien Gunner il y a quelques semaines, leur enthousiasme a sans doute été revu depuis. Alors, pour ne pas sombrer définitivement, le Phocéen va devoir travailler dur pour revenir : « Se faire les ischios, pour les footeux, c’est ce qu’il y a de pire. C’est 70% du travail de la cuisse. Et donc, la reprise peut toujours s’avérer délicate. C’était le cas de Thiago Motta l’an dernier avec le PSG. La meilleure manière de les soigner, c’est le repos, mais tout en mobilisant le muscle, pour que la cicatrice n’adhère pas. On travaillera avec des contractions isométriques, sans mouvement articulaire, puis avec des contractions excentriques qui vont étirer le muscle. Ensuite, le joueur va reprendre la course de manière progressive en courant à une allure de plus en plus vive selon sa résistance à l’effort » , explique Nicolas Bompard. Du pain sur la planche, en somme.

Par Maxime Nadjarian
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