Euro 2012 - Bilan - Billet d'humeur
Par Mathias Edwards
Mais pourquoi sont-ils si gentils ?
Si le championnat d’Europe qui vient de faire entrer l’Espagne dans l’Histoire du sport fut satisfaisant sur bien des plans, il lui a tout de même manqué un ingrédient majeur : les bad boys. Parce que trois semaines de fair-play, ça use.
Mark van Bommel (Pays-Bas)
Le générique de fin de l’Euro ukraino-polonais une fois terminé, le spectateur garde un goût d’inachevé, une sale impression de manque. Le film n’était pas mauvais, il est même passé assez rapidement, mais il n’y a pas à dire, il manquait un truc pour que l’œuvre soit totalement réussie. Et ce truc, à bien y réfléchir, ce sont bien évidemment les méchants. Parce qu’un blockbuster avec que des personnages gentils, même avec un casting de rêve, ça ne fonctionne pas.
La version clean des méchants
L’inscription « Respect » imposée par l’UEFA sur les manches gauche de toutes les équipes du plateau ne fut pas qu’un vœu pieux. Avec seulement trois cartons rouges distribués durant la compétition, dont deux lors du seul match d’ouverture Pologne-Grèce, l’Euro a été calme. Trop calme, même. Car l’abus de fair-play nuit dangereusement à la dimension dramatique d’une rencontre de football. Pour que le show soit réussi, le spectateur a besoin de ces joueurs élégants qui ont envahi les pelouses de Varsovie jusqu’à Kiev, tel Iker Casillas demandant à l’arbitre de la finale d’écourter la souffrance des Italiens en réduisant les arrêts de jeu. Mais il a également besoin d’en détester d’autres.
Pour que le casting soit réussi, le football a besoin de ces simulateurs grossiers que le public aime huer, de ces bouchers qui font se tordre de douleur leurs adversaires un peu trop aventureux et qui révoltent un audimat ravi de pouvoir passer en revue tout son répertoire d’insultes. Malheureusement, en juin, ces gens-là furent coupés au montage et c’est la version propre des Pepe, Sergio Ramos, Balotelli, Rooney, de Jong ou van Bommel qui fut proposée aux téléspectateurs. Ces derniers n'ont eu aucune occasion de pester devant leur écran comme ce fut le cas en 2010, lorsque de Jong s'était essuyé les crampons sur la poitrine de Xabi Alonso au son des vuvuzelas. Frustrant. Sans tomber dans l’horreur du huitième de finale de la coupe du monde 2006 qui vit Néerlandais et Portugais se répartir seize avertissements et quatre expulsions, la beauté du football résulte de cette complexe alchimie faite de fair-play et de roublardise, de roulettes et de tacles à retardement. Si l’un des ingrédients vient à manquer, la mixture perd indéniablement en saveur.
Bisounours
Non satisfaits de se comporter en parfaits gentlemen sur les pelouses, les principaux acteurs de l’Euro ont même poussé le vice jusqu’à la coulisse. Que ce soit avant ou après les rencontres, les capitaines et entraîneurs avaient des compliments plein la bouche dès lors qu’il s’agissait d’évoquer un adversaire. Que ce soit pour préparer un choc ou féliciter un vainqueur, c’est tout le champ lexical ayant trait au respect qui s’est inlassablement déversé des gorges des différents techniciens. « L’Italie fait du très bon football » pour Löw, « l’Espagne est une équipe fantastique » selon Prandelli, « le Portugal est un adversaire redoutable » dixit Del Bosque, etc. Un fair-play général de toute évidence sincère qui a insufflé une ambiance de Bisounours tout au long de la compétition.
Au point de donner certaines scènes surréalistes, telles que ces joueurs qui plaisantent entre adversaires avant de fouler la pelouse, comme s’ils s’apprêtaient à disputer un match de charité. Les ricanements entre Ribéry et Tymoshchuk dans le couloir de la Donbass Arena de Donetsk avant France-Ukraine ou la photo d’Andrea Pirlo et Sergio Ramos bras dessus, bras dessous tweetée par le défenseur de la Roja la veille de la finale n’en sont que des exemples parmi tant d’autres. Des ambiances de jubilé avant des rencontres de phase finale de championnat d’Europe, un truc à faire rendre Maradona et Mourinho. Une joyeuse kermesse entre ravis de la crèche heureusement perturbée par les Bleus. C’est là que Samir Nasri s’est rendu indispensable. Sans lui, c’était le navet assuré.
La version clean des méchants
L’inscription « Respect » imposée par l’UEFA sur les manches gauche de toutes les équipes du plateau ne fut pas qu’un vœu pieux. Avec seulement trois cartons rouges distribués durant la compétition, dont deux lors du seul match d’ouverture Pologne-Grèce, l’Euro a été calme. Trop calme, même. Car l’abus de fair-play nuit dangereusement à la dimension dramatique d’une rencontre de football. Pour que le show soit réussi, le spectateur a besoin de ces joueurs élégants qui ont envahi les pelouses de Varsovie jusqu’à Kiev, tel Iker Casillas demandant à l’arbitre de la finale d’écourter la souffrance des Italiens en réduisant les arrêts de jeu. Mais il a également besoin d’en détester d’autres.
Bisounours
Non satisfaits de se comporter en parfaits gentlemen sur les pelouses, les principaux acteurs de l’Euro ont même poussé le vice jusqu’à la coulisse. Que ce soit avant ou après les rencontres, les capitaines et entraîneurs avaient des compliments plein la bouche dès lors qu’il s’agissait d’évoquer un adversaire. Que ce soit pour préparer un choc ou féliciter un vainqueur, c’est tout le champ lexical ayant trait au respect qui s’est inlassablement déversé des gorges des différents techniciens. « L’Italie fait du très bon football » pour Löw, « l’Espagne est une équipe fantastique » selon Prandelli, « le Portugal est un adversaire redoutable » dixit Del Bosque, etc. Un fair-play général de toute évidence sincère qui a insufflé une ambiance de Bisounours tout au long de la compétition.
Au point de donner certaines scènes surréalistes, telles que ces joueurs qui plaisantent entre adversaires avant de fouler la pelouse, comme s’ils s’apprêtaient à disputer un match de charité. Les ricanements entre Ribéry et Tymoshchuk dans le couloir de la Donbass Arena de Donetsk avant France-Ukraine ou la photo d’Andrea Pirlo et Sergio Ramos bras dessus, bras dessous tweetée par le défenseur de la Roja la veille de la finale n’en sont que des exemples parmi tant d’autres. Des ambiances de jubilé avant des rencontres de phase finale de championnat d’Europe, un truc à faire rendre Maradona et Mourinho. Une joyeuse kermesse entre ravis de la crèche heureusement perturbée par les Bleus. C’est là que Samir Nasri s’est rendu indispensable. Sans lui, c’était le navet assuré.
Par Mathias Edwards
Moutinho, la boîte à millions du FC Porto

















Non.
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Que les moralisateurs nous disent ce qu'ils veulent une bonne fois pour toute. Heureusement que SoFoot a un avis tranché sur la question.
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Putin ce que j'adorais regarder des matches de Newcastle quand le triangle Barton-Nolan-Carroll terrorisait les chevilles aventureuses de ses fades adversaires.
Ce n'est sûrement pas l'avis de tout le monde, mais je suis d'accord avec Mathias Edwards, on a besoin d'enfoirés.
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Du sang et des larmes quoi!
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Moi je ne veux pas du sang et des larmes (pour ça, je regarde un film ou je lis un bouquin), je veux du jeu - beau de préférence, du suspens, des émotions oui, mais du RESPECT aussi.
Le fair-play fait partie du sport, et c'est tant mieux. Vaudrait mieux s'en accommoder.
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- Bah le mauvais bad boy, il voit une cheville, il tacle ! Alors que le bon bad boy, il voit une cheville, bon bah il tacle... mais c'est un bon bad boy quoi..."
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Mais je trouve désolant qu'on en soit réduit a demander du sang pour apprécier ce qui est encore -mais pour combien de temps- du sport.
Regardez du catch si vous voulez du spectacle, la y'en a plein des bad boys et des bisounours.
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Sinon, je fais plutôt partie de ceux qui se réjouissent que cette édition de l'Euro nous ait épargné les exploits du style de 2010 avec Van Bommel, De Jong, les excès de simulation.
Par contre j'aime bien l'intensité et l'engagement, et nous n'en avons pas manqué à mon avis.
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Sur certains matchs il fallait voir du sang pour voir jaune...
Les joueurs ne font même plus attention aux suspensions pour matchs suivants, c'est les arbitres qui le font !
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J'en ai marre perso de voir les joueurs qui plongent et pendant le plongeon tournent déjà la tête vers l'arbitre pour réclamer (coucou Cesc). Insupportable.
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Des hommes huilés et épilés à moitié nus qui font du corps à corps, moi je trouve pas ça violent..
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Par contre, le foot, c'est le sport de la plèbe quoi. Le pain et les jeux en somme.
Et c'est vrai que cette année l'intensité dramatique a un peu manqué et qu'on assistait un peu à un bal de "gentils" comme dirait CJP (qui se demande encore qui sont les méchants, pour leur envoyer biouman).
Donc, sans être pour un retour en force du boucher de Carthagène sur les prés, on peut quand même demander un peu plus d'esprit de combat, un peu plus d'engagement physique. A une compétition comme l'Euro, même en respectant tes adversaires, tu dois avoir envie des les manger comme une saucisse avant de rentrer sur le terrain.
Suggestion : à la place de ne pas chanter les hymnes, on devrait demander au joueurs de se tourner vers Platini et de lui adresser un viril "Ave Président, morituri te salutant".
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Que le catch soit pas violent, normal vu que c'est du "theatre". Gay, GI , j'en sais rien je mate pas, ce que je sais c'est que c'est du spectacle mis en scene, avec les "gentils" et les "méchants" et du trashtalk en début de match pour faire monter la sauce.
A mon époque c'etait randy savage vs undertaker aujourd'hui j'en sais rien.
et le jour ou le foot ressemblera à cela, ca raviera certainement Mathias et d'autres, moi j'irai dans mes toilettes, je vomirai, et j'éteindrai ma télé.
D'ou la nuance entre l'engagement (sportif) et la boucherie (spectacle).
je suis pret à déplorer que certains match aient manqué d'engagement (et là d'un coup les francais sont beaucoup moins saluables),
certainement pas qu'ils aient manqué de "bouchers"
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Et puis faudrait savoir ce que vous voulez. En venir a regreter les van bommel et De Jong version 2010 alors que vous etiez les premiers a leurs tomber dessus a l'époque pour dire que ct intolérable... Et puis DeJong a so foot vous etiez pas les premiers a reclamer sa tete et dire qu il ne devrait plus jamais jouer au foot lorsqu il a casser la jambe de ben arfa??? et maintenant il manque vraiment???
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C'est fantastique les bisous ! C'était magnifique après Angleterre Italie ! Vive le fair play ! Vive les joueurs qui aident leurs adversaires à se relever ou à faire passer leurs crampes, vive le respect ! ( Bon un jour faudra aussi s'intéresser au fric sérieusement hein )
Bref, mais quel article inutile !!!!! Je suis déçue par So Foot là.
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Nan mais on est d'accord, et je ne pense pas que l'article plébiscite le retour en force des essuyages de crampon dégueulasses, dangereux et contraires à l'esprit du jeu.
Mais on peut déplorer le fait que la compétition ait été par trop aseptisée. Parce que ce que, en tout cas en ce qui me concerne, on ne regarde pas le foot que pour la débauche d'actions techniques, de passes folles, et de mines de 35 mètres (même si on aime ça hein).
Perso je regarde aussi le foot (et d'autres sports) pour l'émotion procurée par les remontées fantastiques des mecs qui se battent jusqu'à l'épuisement, le spectacle des affrontements d'égos, et le côté Toni le truand des déclarations d'avant-match qui mettent la pression à l'adversaire.
Et tout ça, ça m'a clairement manqué pendant cette Euro.
C'est la dérive que beaucoup dénoncent sur ce site et dans la presse (qui pourtant n'est pas exempte de reproches) : certains voudraient voir le foot se transformer en une vitrine de gentils cons qui tapent dans un ballon, et qui montrent l'exemple aux "jeunes des cités" parce que bon, il n'y a qu'eux comme modèles valables. Mais c'est un non sens total !
Quand t'y réfléchis bien, les mecs qui restent dans les mémoires (Cruyff, Maradona, Cantona, Ronaldo, Zidane, et j'ai pas envie de faire un liste longue comme mon bras) c'était pas vraiment des modèles ! Et c'est aussi pour ça qu'ils sont restés dans nos têtes... Moi je veux ça quand je mate un Euro : des mecs, des moments, des déclarations, des gestes et des matchs qui me restent dans la tronche. Et de ce côté là, je dois dire que j'ai été un peu déçu (même s'il y a eu des trucs bien quand même hein, ritalie/angleterre par exemple)...
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Mais alors il ne faut pas mélanger les mecs de devoirs voire ceux qui donnent de la voix a des "mechants" comme dit dans l'article en citant en reférence le geste de De Jong en final de la CM.
Pour moi c 'est pas pareil et le Faire Play n'est pas incompatible avec l'engagement regarde Pepe ou Sergio ramos ca les a pas empeché de se défoncer et meme de faire des interventions viriles.
C'est avant tout une question de mentalitéee (de guerrier ou de gagneur) qqui manque beaucoup dans le foot actuelement plus que le trop de faire play a mon avis.
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Je crois que ce ressenti sur le manque d'engagement est aussi très présent chez les supporteurs de la France car clairement il a manqué quelque chose chez nous.
Les supporteurs croates par exemple doivent avoir moins ce gout amer. Espagne-Croatie, a été fair play, mais très engagé.
Là ou par contre je peux rejoindre ta critique, c'est que les circonstance actuelle des sélections nationales n'incitent pas non plus la debauche d'efforts spectaculaires si le joueur n'est pas naturellement dans cet état d'esprit.
Tournoi joué après des saisons à 70 matches avec un côté "tournoi de sixte du mois de juillet".
Interets du club vs interets des sélections.
Je pense que les causes de cette impression ne sont pas l'absence de boucher mais le contexte du foot européen
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Nasri et Menez sont des idiots extrêmement limités intellectuellement (surtout le 2ème).
Joey Barton, Gravesen, Van Bommel, De Jong, Gascoigne, Toefting... sont des badboys.
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Si l’on s’en tient aux tournois internationaux depuis l'introduction des cartons jaunes et rouges (1970, merci Ken Aston), cet Euro est sage en effet, comme le rappelle le Guardian d’aujourd’hui. Mais ceux de 1980, 88 et 92 furent encore plus sages, toute proportion gardée.
Euro 2012 : 3 rouges, 119 jaunes (31 matchs, comme les 4 éditions précédentes)
Euro 2008 : 3 rouges, 122 jaunes
L’Euro 2004 fut plus musclé ou plus sévèrement arbitré, c’est selon : 6 rouges, 156 jaunes
Euro 2000 : 8 rouges, 122 jaunes
Euro 1996 : 7 rouges, 155 jaunes
Euros 1980, 1988 & 1992 : aucun rouge (14, 15 et 15 matchs respectivement), 51 jaunes pour 92, aucun chiffre Jaunes pour 80 et 88 sur wiki.
Euro 1976 : 3 rouges et 22 jaunes (seulement 4 matchs)
Euro 1972 : aucun rouge (idem, 4 matchs)
Quelques stats Coupes du Monde...
CdM 1970 : aucun rouge (32 matchs, 54 jaunes)
CdM 1978 : 3 rouges et 55 jaunes (38 matchs)
CdM 2006 : la plus sanglante probablement, 28 rouges en 64 matchs. Et 327 jaunes !
CdM 2010 : 17 rouges, 260 rouges (dont 14 jaunes et 1 rouge pour la finale, et encore, Howard Webb fut gentil)
(les TROIS jaunes de Graham Poll à Josip Simunic ne sont comptabilisés que comme un seul jaune hein, car quand un joueur est expulsé sur deux jaunes, seul un entre dans les stats, voir :
http://news.bbc.co.uk/sport1/hi/footbal … 060036.stm
Pour voir du bad boy et du rouge, allez en AmSud nous conseille le Guardian, les Copa América tournant parfois à plus de 0,75 carton rouge/match, telle l’édition 1991 (14 rouges, 18 matchs) avec un Argentine-Brésil musclé (5 rouges).
Les Copa America 1987 et 2001 furent encore plus sanguines : 37 matchs pour 40 rouges ! (sur les deux éditions).
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Par contre enlève le carton rouge pour Kewell contre le Ghana en 2010 c'est une honte d'arbitrage il ne l'a jamais mérité et ça a qualifié cette équipe en bois du Ghana qui se sort des poules avec seulement 2 buts marqués sur pénalty provoqués par des mains invisibles. (à la limite avec celui qui a été oublié à De Jong ça équilibre)
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Mais maintenant pourquoi feraient-ils semblant???
Suffit juste de regarder les avant matchs de PSG-OM / OM-PSG ces dernières saisons, les mecs se claquent la bise dans le couloir en entrant sur la pelouse. Je pense que ça résume parfaitement l'état d'esprit général.
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C'est qu'il avait raison, Docteur Strange: l'odeur du sang, on aime ça.
Engore, vite !!!
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