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Mais pourquoi Ricardo Pereira ne joue toujours pas avec le Portugal ?

Excellent sous le maillot niçois, le latéral Ricardo Pereira a pourtant été une nouvelle fois snobé par le sélectionneur portugais, Fernando Santos, lors du dernier rassemblement. Ce n’est pourtant pas la place qui manque à son poste. Et c’est encore moins un problème de niveau. Alors pourquoi ? Décryptage d’une situation quasi ubuesque.

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→ Parce que son CV ne fait pas rêver


Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué durant l’Euro : Fernando Santos est du genre pragmatique. Tant dans le jeu que dans ses choix d’hommes, l’Ingénieur se veut le plus rationnel possible. En plus de la forme du moment, le joueur doit avoir de l’expérience et jouer dans un grand club. Aussi performant soit-il, Ricardo Pereira passe donc après les tauliers Cédric Soares (Southampton) et Raphaël Guerreiro (Borussia Dortmund). Jusqu'ici, tout va bien. Mais la dernière convocation a montré que le Niçois devait aussi espérer un forfait du banal Vitorino Antunes (Dynamo Kiev) et des deux jeunes Nélson Semedo (Benfica) et João Cancelo (Valence) pour espérer intégrer les A. L’expérience de la Ligue des champions et l’exigence de clubs plus huppés que Nice semblent donc prévaloir sur la qualité intrinsèque pourtant supérieure du petit Ricardo. Un paradigme qu’Olivier Feliz, recruteur de la Fédération portugaise de football basé en France, ne partage pas : « C’est sa logique... Il prend des joueurs d'expérience, et de gros clubs. Et quand Santos a une idée, il ne la lâche pas. Mais il devrait des fois ! (rires) Et puis il y a l'influence de Cristiano. Lui aussi a son mot à dire sur le choix des joueurs. Je ne comprends pas que Ricardo n’ait pas encore été sélectionné. Surtout que je n’ai jamais entendu à la FPF qu’il n’avait pas le niveau... Moi, je l’aurais pris à l’Euro, déjà ! À la place d’Eliseu ! Aujourd'hui, Antunes et Nélson Semedo sont appelés, mais ne lui sont pas supérieurs. Même João Cancelo d’ailleurs. Ok, il est très fort et peut marquer un but venu de nulle part à tout moment, mais Ricardo est plus complet et défend mieux. »

→ Parce qu’il ne joue qu’en France


Leader de Ligue 1 ou pas, l’OGC Nice ne fait pas particulièrement rêver chez les champions d’Europe. Plus connu pour le transfert raté de Yannick Djaló qu’autre chose, le club azuréen ne représente pas une valeur sûre pour les observateurs portugais et encore moins pour le grand public. Hormis le PSG, et l’ASM version portugaise, il en est de même pour les autres clubs français d’ailleurs. Raphaël Guerreiro et Anthony Lopes sont les exceptions qui confirment la règle. Ces derniers répondaient à un besoin sur des postes précis où le choix de joueurs était particulièrement réduit.


Une tendance qu’Olivier Feliz confirme : « On commence à peine à s'intéresser à la Ligue 1 au Portugal. Pourtant, c’est un super championnat. Mais bon, il y a certains matchs aussi... on n’a pas très envie de les voir (rires). Quand Nice joue, il n’y a pas forcément un dirigeant de la Fédération pour le superviser. Mais je leur fais des piqûres de rappel, car il mérite de jouer ! Je pense qu’il finira par être appelé, c’est plus facile maintenant pour un Portugais jouant en France d’être sélectionné depuis les réussites d’Anthony Lopes et de Raphaël Guerreiro. »

→ Parce qu’il n’a jamais été annoncé comme la star de demain


Autre problème, l’image de Ricardo Pereira. Difficile d’obtenir le label « nouvelle pépite » quand on a été recalé par la prestigieuse formation du Sporting. Lui a dû batailler pour se faire repérer avec les U19 du très modeste club de Naval avant de se révéler en première division avec le Vitória de Guimarães et de signer au FC Porto. Mais son temps de jeu famélique ne lui permettra pas de s’y imposer. Comment s’attirer les faveurs de la presse et de la vox populi dans ces conditions ?



« Ricardo peut paraître nonchalant. Il ne communique pas beaucoup, il est toujours très calme et ça, ça ne plaît pas toujours aux gens. Je pense qu’on l'a jugé un peu trop vite sur sa personnalité. D’autant que c’est un très gros travailleur. Je l’avais repéré lorsqu’il jouait avec les U19 de Naval et, déjà à cette époque, c’était un vrai bosseur. Sans ça, il ne se serait jamais fait remarquer dans un petit club comme Naval » , précise Olivier Feliz. Son physique banal, son absence d’excentricité stylistique et sa communication toujours très feutrée n’aident pas non plus à marquer les esprits.

→ Parce que Fernando Santos ne voit pas en lui un défenseur ?


Pas complètement aveugle non plus, Fernando Santos lui a offert ses premières sélections en A il y a un an. Huit pauvres minutes face à la Russie, puis une malheureuse minute dans les arrêts de jeu d’un amical contre le Luxembourg. Byzance ! D’autant plus que ces maigres minutes ont été dépensées au poste d’ailier droit, son poste de formation. Avant son repositionnement définitif en défense par Claude Puel l’an dernier, Ricardo n’avait que très peu joué comme latéral. Sa place était toujours devant, soit sur l’aile, soit en pointe. Se pourrait-il que le Lisboète paie pour sa polyvalence ? « Personnellement, je vois sa capacité d’adaptation comme une force. Mais ce serait vraiment dommage si le problème était là car il a toutes les qualités pour jouer à ce poste. Il l’a déjà prouvé en France où il fait partie des meilleurs arrières latéraux, si ce n’est LE meilleur » , affirme le recruteur. Peut-être qu’un titre de champion avec Nice aiderait Santos à s’en rendre compte.

Par Alexandre de Castro
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