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Mais pourquoi les joueurs croisent-ils les bras pendant les compositions ?

Cette année, chaque présentation des équipes est accompagnée d'une petite animation pour chaque joueur, à qui la FIFA a demandé de croiser les bras. Une volonté d'affirmer son autorité ? Explications et analyses.

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« Si la FIFA a demandé aux joueurs de croiser les bras, ils se sont sans doute dit que c'était avant tout la position la plus commune. C'est comme si à l'école on vous disait de mettre les mêmes uniformes. » Le synergologue Stephen Bunard n'a pas trouvé d'autre explication que celle-là. Car cette initiative de la bande de Sepp Blatter en a surpris plus d'un. À chaque match du Mondial brésilien, pendant l'annonce des compositions d'équipes, les joueurs tapent la pose dans une séquence vidéo de quelques secondes, bras croisés. Une conformité que la FIFA a imposé à tous les joueurs, qui ne permet a priori pas de faire resurgir des différences. C'est le but du projet, d'ailleurs : « C'est une façon de gommer les disparités qu'il peut y avoir entre les uns et les autres, d'homogénéiser le tout. Et c'est dommage, poursuit le docteur Lightman français. Si tout n'était pas conforme, dès la posture, dès la première image qui est donnée, on verrait la façon dont le joueur aborde le tournoi. On verrait ceux qui croient plus en eux, et ceux qui sont davantage perturbés. »

Effectivement, ce mouvement, si court soit-il, n'est pas anodin. En l'analysant, il révèle de vrais aspects d'une personnalité, selon les postures, la vitesse d'exécution, les traits du visage. « On part de l'idée que le fait de fermer les bras nous met dans une position d'autorité, analyse Stephen Bunard également auteur de "Leurs gestes disent tout haut ce qu'ils pensent tout bas". Mais le problème des croisements de bras, c'est qu'il y a des idées reçues, des croyances, des représentations. Dans l'esprit de la FIFA, la perception à grande échelle de ce geste est de marquer, à tort, de l'assurance, de la stabilité. Je pense qu'ils nous vendent ce geste comme ça. » Et ça marche. Ou du moins à peu près. L'idée est applaudie, moquée ou détournée, mais elle fait réagir et les joueurs donnent tous, ou presque, un sentiment de sérénité face au match qui va débuter.

« Robben marque le plus sa détermination »


« Les croisements de bras sont différents entre chaque joueur en fonction des préférences motrices et psychologiques de chacun, affirme de son côté Maxime Baudel, posturologue et biomécanicien du sport. Par exemple, un joueur qui présente un centre de gravité antérieur va avoir tendance à mettre les pouces vers le haut. » Hugo Gervex, mentaliste, analyse quant à lui les différentes postures de bras sur son site. « De mon point de vue, ce geste est avant tout défensif, affirme-t-il. Mais pas ici. On leur demande de prendre cette posture pour qu'ils affirment leur assurance. » Il est revenu sur plusieurs attitudes de joueurs répertoriées par Slate dans un article qui liste et compare les différents croisements de bras des joueurs de la Coupe du monde, « même s'il ne faut pas tirer de conclusions définitives d'un simple geste » . « Par exemple, Uchida et Beckerman montrent de l'assurance dans leur geste, commente-t-il. C'est le message de base qu'ils veulent faire passer. Ochoa, en revanche, montre plus que de l'assurance. Ses pouces relevés montrent qu'il n'est pas intimidé, qu'il est même fier. Ce geste, que l'on retrouve chez les trois Colombiens également, rend son auteur plus impressionnant. M'Bolhi aussi veut montrer une détermination par la vitesse d'exécution, une certaine efficacité. » La palme de l'assurance revient cependant à Arjen Robben : « C'est lui qui marque le plus sa détermination. Il se pose en joueur qui va réussir. En gagnant. » Dommage, ce n'est pas passé loin.

« John Boye, on voit bien qu'il est perdu »


Mais si certains affirment leur assurance, leur détermination ou leur volonté d'impressionner, d'autres n'y parviennent pas vraiment, toujours selon Hugo Gervex : « Duarte en l'occurrence, il est mal à l'aise, il rate son geste. Il y a une inadéquation entre ce qu'il ressent vraiment et le message qu'il doit faire passer. On retrouve également une anxiété chez Nekounam ou Modrić. Le premier est vraiment angoissé, le second n'a vraiment aucune assurance. On lit même une micro-expression de peur dans son regard. La comparaison avec un lapin apeuré de Slate est excellente. John Boye aussi, quand on regarde ses yeux dans son croisement de bras, on voit bien qu'il est perdu. Il ne sait pas ce qu'il doit faire. » Enfin Benoît Assou-Ekotto n'a pas du tout mis en pratique sa bonne prestation lors de ce petit rituel en se chamaillant avec Moukandjo face au Brésil lors du dernier match du Cameroun : « Il exprime un certain contentement dans son geste. On lit une certaine joie de vivre. Il est content d'y aller, il a hâte. Il cherche à montrer de la sympathie. » Globalement, aux yeux des téléspectateurs du moins, le croisement de bras de présentation est donc une réussite. Mais l'expérience sera-t-elle reconduite en Russie ? Il reste quatre ans à la FIFA pour trouver une autre chorégraphie...

Paul Arrivé et Eddy Serres
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