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  1. // Foot et santé

Mais pourquoi les footballeurs se vident-ils le nez comme des gros dégueulasses ?

Très apprécié des footballeurs, le vidage de nez est devenu une habitude sur les terrains. Le mode d’emploi : boucher une narine et pousser très fort. Mais pourquoi certains joueurs s’adonnent-ils à ce geste séduisant ? Et est-ce vraiment nécessaire ?

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Le geste est désormais un classique. Et s’il reste peu ragoutant dans la vie quotidienne, il ne choque absolument plus personne sur un terrain de football. Entre deux actions, lors d’un temps mort ou même pendant le jeu, le jet de morve apparaît soudainement. Sa préparation et sa réalisation paraissent basiques, mais soulèvent du savoir-faire. Ceux qui s’y essayent sans en avoir l’expérience ou le talent se retrouvent avec une partie du visage (celle entre le nez et la bouche) toute humide et collante. Certains n’ont d’ailleurs jamais réussi à trouver l’astuce, malgré ces nombreux moments de solitude. Les consignes sont donc simples mais exigeantes : le joueur baisse la tête, place son doigt (l’index en général) sur un côté de son nez pour boucher une narine, pousse d’un coup sec et instantané en direction de la pelouse et vide la moitié de son conduit nasal. Les plus experts enchaînent même par l’autre narine. De très rares cas s’en servent carrément d’armes pour déstabiliser l’adversaire, à l’image du charmant Pepe face à Diego Costa ou du ravissant Neymar sur Hugo Mallo.


Alors, comment interpréter cette séduisante habitude comparable au crachat, qu’on retrouve beaucoup moins (voire pas du tout) dans les autres sports ? «  Bon écoutez, d’abord, la première chose à dire, c’est qu’ils sont mal élevés, hein, tient à préciser mi-amusée, mi-dégoûtée le docteur Corinne Eloit, oto-rhino-laryngologiste spécialiste de l’odorat et donc du nez. Je veux bien croire qu’ils n’ont pas de poches pour avoir un mouchoir sur eux lors des matchs, mais quand même... » En dehors des considérations esthétiques, et outre l’argument du réflexe, il nécessite en fait de se plonger dans l’univers scientifique de notre organe sensoriel qui habite le centre de notre faciès. Car ce geste n’a rien de gratuit et pourrait même s’avérer très utile. « Physiologiquement, on a toujours une narine plus bouchée que l’autre, mais on n’en est pas conscient » , commence Corinne Eloit. Premier point en faveur du jet de morve.

Surtout, « le stress et l’activité sportive augmentent les sécrétions organiques de toutes sortes : nasales, gastriques, salivaires... Ce qui, au passage, peut expliquer les innombrables crachats auxquels les amateurs de foot ont droit tous les week-ends. » Du coup, le mucus nasal, nom scientifique de la morve, qui a pour rôle constant de piéger les poussières et bactéries, voit sa quantité se multiplier dans le nez de quelques joueurs pendant une partie. « Et garder ses sécrétions dans le nez, ça obstrue les narines. C’est insupportable et totalement inconfortable, continue le médecin. Il convient donc de les évacuer, d’une façon ou d’une autre. » Raison principale pour laquelle Yaya Touré et les autres ne s’embarrassent pas pour procéder à une expulsion des plus naturelles.

Meilleur que le mouchoir


Selon l’experte, si l’on oublie l’échelle de l’élégance, cette méthode serait même plus efficace que la technique mouchoir. « En matière de rentabilité, je pense effectivement que c’est mieux de procéder de cette façon. Car un mouchoir n’est pas très contenant. Il faudrait donc deux ou trois mouchoirs, davantage de temps et avoir des poubelles sous la main pour bien se moucher. J’imagine que ce n’est pas envisageable sur un terrain de foot. Donc physiologiquement parlant, oui, c’est sûrement la meilleure solution. » D’autant que la pratique n’est absolument pas dangereuse, puisqu’il ne s’agit que de pousser comme lorsqu’on se mouche dans ce tissu offert par Mémé Jeanne. « Puis, de toute façon, ce sont des personnes qui ont d’énormes capacités respiratoires, ils présentent un très fort débit. Alors quand ils expulsent, ça part bien, quoi ! » Et s’ils le font toutes les cinq minutes ? «  Bah ça signifie qu’ils sont malades et qu’ils auraient dû se soigner avant. »




Au vrai, si la spécialiste ne conseille pas directement le procédé, elle n’en trouve que des bénéfices. Ainsi, un Andrea Pirlo qui déciderait de se respecter jusqu’au bout et qui se refuserait à l’expulsion rustique du mucus nasal alors qu’il en a besoin ferait totalement fausse route. D’une, son nez bouché l’obligerait à jouer la bouche grande ouverte, ce qui jurerait avec l’image harmonieuse qu’on attend de lui. De deux, et c’est le plus important, ses aptitudes s’en ressentiraient. Explications de l’ORL Corinne Eloit : « Respirer par la bouche diminue les capacités physiques d’une personne, et par ricochet ses performances. Pourquoi ? Parce que l’air est moins optimal quand on le respire par la bouche. En fait, l’air qui rentre par le nez est humidifié et réchauffé avant d’arriver aux poumons. Le poumon a ainsi la chance d’avoir de l’air de qualité. Ce qui n’est pas le cas quand l’air arrive par la bouche : cet air n’est pas nettoyé des impuretés, il est donc moins propre et moins bon pour les bronches. Bref, respirer par la bouche finit par fatiguer, car on est moins bien oxygéné. » Voilà donc pourquoi il est tout à fait incongru de reprocher à un joueur de votre équipe préférée d'arroser la pelouse à sa manière. S’il ne s’exécute pas, il pourrait en effet perdre son football. Et vous faire sortir votre mouchoir.

Par Florian Cadu
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