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Mais pourquoi Fellaini est-il toujours là ?

Critiqué, moqué, insulté... Si son profil énerve supporters comme adversaires et si sa technique fait mal à certains yeux, Marouane Fellaini reste apprécié de chaque entraîneur avec qui il travaille. Au point de représenter chaque saison un élément important de l’effectif. Comment l’expliquer ?

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En un peu plus de quatre jours, il a montré ses deux visages. Dans deux rencontres majeures pour Manchester United. D’abord la mauvaise face, le 27 avril, chez le rival de City : à la 84e minute, alors que le score reste vierge, Marouane Fellaini balance un petit coup de tête au visage de Sergio Agüero, qui en rajoute un maximum, et récolte un carton rouge stupide quelques secondes après avoir écopé d’un jaune pour une faute sur l’attaquant. Son bon côté ensuite, jeudi dernier, en demi-finale retour de Ligue Europa contre le Celta Vigo : au quart d’heure de jeu, le coup de casque du Belge, élu homme du match, permet à MU de mettre un pied et demi en finale de C3. Son quatrième but de la saison. Le premier dans cette compétition. Voilà donc le milieu de terrain suspendu en Premier League et principal acteur de la qualification en Ligue Europa. Un paradoxe de plus pour lui. Car c’est un peu l’histoire de sa carrière : alors que tout le monde lui promet tout le temps, à tort ou à raison, l’enfer et l’exil, Fellaini demeure droit dans ses bottes et continue d’exister. Mieux : de compter au top niveau. Constamment critiqué par son propre public excédé de son niveau technique, moqué par les fans de football pour son allure rarement charmante, insulté par les supporters adverses pour son jeu rude et parfois dangereux, l’international garde pourtant la confiance de tous les entraîneurs qu’il croise – même s’il n’a jamais joui d’un statut de titulaire indiscutable à United. C’était le cas avec David Moyes, puis avec Louis van Gaal, et maintenant avec José Mourinho. Tout sauf un hasard.

Le premier serviteur...


En réalité, Fellaini est d’une véritable utilité sur un terrain d’un point de vue tactique. « Il offre un énorme abattage physique, et prend énormément de place sur le terrain. Il parcourt un grand nombre de kilomètres et respecte les consignes du coach, atteste Junior Ngalula, un de ses anciens coéquipiers du Standard de Liège en 2006-2007. Ce n’est peut-être pas beau à voir, mais c’est efficace.  » À tel point que certains ne comprennent pas les mauvais commentaires et les réflexions douteuses entendues à son propos. Mustapha Oussalah, lui aussi joueur du Standard en 2006-2007, fait partie de ceux-là : «  C’est vrai qu’il est critiqué pour son jeu dur, mais si tu n’as pas un jeu dur en Angleterre, tu n’entres pas sur le terrain. Et puis, il faut arrêter de comparer sa technique à celle de Cristiano Ronaldo, hein. En fait, je pense qu’il faut le juger par rapport à sa position, tout simplement. Or, avoir un petit bébé qui fait plus d’un mètre 90 au milieu, je peux vous assurer que ça fait plaisir et que ça sert dans le jeu aérien. Il n’a pas changé de qualités, et c’est ce qui fait sa force : dans les duels, il est excellent, et joue toujours le plus simplement possible. En plus, maintenant, il a acquis la capacité de se projeter vers l’avant, ce qui n’était pas le cas quand on jouait ensemble.  » Un panel de caractéristiques qui correspond par ailleurs parfaitement à la vision de Mourinho.

... et le dernier à baisser les bras


Et si elle ressemble parfois davantage à une marionnette mal réglée qu’à un joueur de foot, la grande tignasse a un autre mérite : celui de propager un réel fighting spirit au sein de l’équipe. « Franchement, on a toujours besoin d’un Marouane Fellaini dans une équipe. Toujours besoin d’un mec qui va aller arracher des ballons, qui met le pied, qui se bat à fond, estime Mustapha Oussalah, auteur d’une bonne carrière en Belgique qui prend fin actuellement en division amateur. Cette détermination folle, il l’a toujours montrée. Je ne dis pas ça parce que c’est une personne maghrébine comme moi (Fellaini a des origines marocaines), mais je crois que quand un joueur étranger arrive dans un pays pour y exercer sa passion, il sait qu’il doit travailler deux fois plus que les autres. À chaque fois que Marouane pose le pied sur une pelouse, je sais qu’il va se donner à fond. Pour lui, pour son équipe, pour le staff, pour les supporters, mais aussi et surtout pour sa famille. Il ne faut pas l’oublier.  » Forcément, aller au charbon avec un camarade, aussi peu élégant soit-il, qui montre la voie, ça a de grandes chances de provoquer un surplus de motivation. Sans compter que le Special One raffole de ce genre de guerrier. « Et puis c’est quelqu’un de très, très, très joyeux. En tout cas à l’époque, ajoute Junior Ngalula. Un gars facile à vivre, un bon vivant assez chambreur qui ne pose aucun problème dans un groupe. C’est le genre de joueurs qu’on aime avoir dans un vestiaire. » Assez pour pardonner les contrôles manqués ?




Par Florian Cadu Propos recueillis par FC
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