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Mais pourquoi deux petites affiches le même soir ?

Ça n’aura échappé à personne. Les affiches de ce mardi et de ce mercredi, avec tout le respect qu’on peut avoir pour le PSV, l’Atlético, le Dynamo et City, ne se valent pas. Mais comment en est-on arrivé là ?

Une seule solution convenable : le duplex. Un match sur la télé. L’autre sur l’ordinateur. Pour les amoureux de la Ligue des champions, que la musique fait vibrer jusqu’au fond des entrailles, ce mardi soir a été un supplice. Comment est-il possible de choisir entre la confrontation des deux plus beaux fonds de jeu européens et de deux mastodontes du Vieux Continent ? Impossible. Faire un choix entre Juve-Bayern et Arsenal-Barça, c’est renoncer. Et personne n'avait envie de renoncer. Alors, il a fallu mélanger les deux. Ce qui, logiquement, a été moins savoureux que si les ingrédients avaient été séparés. Et ce mercredi soir, les deux matchs ne donnent pas spécialement envie de sauter au plafond. Alors forcément, on a envie de s’en prendre à l’UEFA. De lui gueuler dessus une bonne fois pour toutes. Franchement, ce n’était-il pas possible d’avancer un PSV-Atlético ou un Dynamo-City un jour plus tôt pour pouvoir se faire les deux grosses affiches de la semaine tranquillement ?

1 journée = 1 affiche + 1 rencontre moins sexy


Et la réponse est : « Non ! » Forcément. Il fallait s’en douter. Un mec s’est pris longuement la tête là-dessus et a dû trancher, tout en sachant quel sacrifice il faisait et à quelles conséquences il se confrontait. Avec ce tirage-là, il était obligé de foutre le même soir deux grosses affiches. Et voilà les explications de ce fameux mec en question, désolé d’infliger ce dilemme et souhaitant rester anonyme : « Lors de la mise en place du calendrier des matchs, l'UEFA fait face à de nombreuses contraintes. Des contraintes sportives, climatiques, liées à la télévision ou sur la localisation géographique. L’UEFA essaie autant que possible de séparer des clubs de même pays et commençant à des heures décalées afin de parvenir à un calendrier équilibré. Les contraintes ci-dessus rendent parfois l'exercice extrêmement difficile et, dans certains cas, impossible. »

Car il faut imaginer le casse-tête que cela peut représenter. En gros, le rythme parfait, c’est : une journée = une affiche + une rencontre moins sexy. Après tirage, on se rend compte qu’il y a quatre affiches (PSG-Chelsea, Roma-Madrid, Juve-Bayern et Arsenal-Barça) et quatre rencontres moins sexy (Gantoise-Wolfsburg, Dynamo-Manchester, PSV-Atlético et Benfica-Zénith). Jusqu'ici, tout va bien. Sauf que deux équipes du même pays ne peuvent pas jouer le même soir. Et c’est là que les choses se compliquent. En décalant le Juve-Bayern ou le Arsenal-Barça, à la place d’un des deux autres matchs du mercredi, on se retrouve toujours avec deux équipes de Liga ou de Premier League le même jour. Ce qui n'est pas possible pour les télévisions nationales. Alors bien sûr, c’est également possible de redistribuer toutes les cartes, et d’arriver à quelque chose comme ça...

PSG-Chelsea
Gantoise-Wolfsburg

Roma-Madrid
Dynamo-Manchester

Juve-Bayern
PSV-Atlético

Arsenal-Barça
Benfica-Zénith

... où toutes les télévisions seraient équitablement servies et où aucune équipe du même pays ne jouerait en même temps.

Conflit d’intérêt


Mais même là se pose la question du calendrier des clubs. Les fameuses « contraintes sportives » citées plus haut. Et nul besoin d'être un génie pour comprendre que l'intérêt des clubs prime sur celui des téléspectateurs qui aimeraient bien profiter des quatre grosses affiches réparties sur quatre journées différentes. Ce paramètre, s'il est connu de tous, n'est pas disponible pour tout le monde. Et il y a de fortes chances pour qu'il soit bien plus compliqué à gérer que les précédents. Certains clubs ne veulent pas enchaîner deux gros matchs le week-end et la semaine. D'autres ne veulent pas jouer en même temps que le Barça, par exemple, pour ne pas être éclipsés. Bref, c'est une galère sans nom. Cette année, il faudra donc faire avec deux grosses affiches le même soir et deux affiches moins sexy l'autre journée. Le duplex ou la rediffusion, c’est bien aussi, non ? Et puis, c'est aussi l'occasion de faire autre chose le mercredi, ce qui ne sera pas pour déplaire à votre entourage.

Par Ugo Bocchi
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