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Mais où va finir le pauvre Del Piero ?

Buteur la semaine dernière contre le Milan AC en Coupe, et contre l’Inter en championnat, le capitaine de la Juve prouve qu’il en a encore dans les chaussettes. Mais Andrea Agnelli a déjà annoncé qu’il s’agissait là de sa dernière saison à Turin. Mais alors il va faire quoi, Pinturicchio ?

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A Padova
La destination frisson. En 1992, l’Italie découvre un jeune garçon de 16 ans, tout chétif. Del Piero porte le maillot blanc de Padoue, en Serie B, et inscrit son tout premier but parmi les pros le 22 novembre 1992. Lors de l’été 1993, la Juve l’enrôle, pour ne plus jamais le lâcher. Mais du côté de Padoue, un club qui a vu exploser El Shaarawy l’an dernier, on continue de croire qu’un jour, Alex viendra boucler la boucle. Et comme Del Piero est un romantique, il pourrait bien y réfléchir. Il a déjà fait une année de Serie B par amour de la Juve. Pourquoi pas une autre année à l’étage inférieur avec pour objectif de faire monter Padoue, qui attend une promotion depuis 1996 ? Ironie du sort, son coach de l’époque, Mauro Sandreani, est aujourd’hui coordinateur des observateurs… à la Juventus. Pas moyen de faire un package ?

Au PSG
La destination bling-bling. L’exode des Italiens vers Paris a commencé l’été dernier. Sirigu d’abord, puis Ancelotti et Thiago Motta, sans compter les italianisants Menez, Pastore et autres Sissoko. La hype, c’est Paris. Même si, en Italie, on se demande encore d’où sort cette équipe, dont le nom complet est plutôt compliqué à prononcer. Momo Sissoko, qui connaît bien le capitaine turinois, a déjà tenté une première approche. Opération drague. « C'est un super joueur et humainement, c'est un super mec également. Je pense qu'il peut encore apporter à une équipe comme Paris  » a-t-il affirmé sur le site officiel du PSG. Effectivement, Del Piero qui fait vibrer le Parc avec quelques coups francs magiques, numéro 10 sur le dos, cela aurait de la gueule. Histoire aussi de prouver aux Brésiliens qu’il n’y a qu’un seul Alex. Prends ça la Panthère.

Au Milan AC
La destination politique. Silvio Berlusconi n’a pas attendu qu’Andrea Agnelli annonce le départ de Del Piero pour s’intéresser au joueur. L’an dernier, déjà, après une victoire 2-1 de la Juve à San Siro, avec un but du numéro 10, le Cavaliere avait tendu une perche. Sans allusion obscène. « Del Piero est un champion extraordinaire. Si seulement il pouvait conclure sa carrière au Milan AC » . Pinturicchio n’a rien répondu. Lors de la dernière confrontation entre les deux clubs, il y a dix jours, l’un des joueurs milanais a été mandaté par Berlusconi pour échanger son maillot avec Del Piero. Juste histoire de voir comment le rouge et le noir lui iraient. Même si l’hypothèse semble improbable, l’idée même de revoir juste une fois Del Piero et Inzaghi sous le même maillot suffit à la rendre fascinante. D’ailleurs, il devient quoi Tacchinardi ?

Aux Los Angeles Galaxy
La destination sunshine. « And with the number ten… Alessandro… Del Piero » . Bah ouais, le speaker du Home Depot Center qui annonce le nom d'Alex avec l’accent américain, il y a une certaine classe. Surtout s’il est scandé juste après ceux de David Beckham et London Donovan. Del Piero est, de toutes façons, un Américain dans l’âme. Il suffit de le voir, l’été dernier, avec la casquette du club de baseball des Philadelphie Phillies, lors de la tournée américaine de la Vieille Dame, pour s’en convaincre. Comme si le mec avait toujours vécu là-bas. Après vingt ans passés dans le Piémont, Del Piero a bien le droit de prendre un peu le soleil sur Santa Monica pour ses dernières années sur la pelouse. Enfin, sur le pitch, plutôt.

Au Torino
La destination « je vous emmerde » . Alessandro Del Piero est, avant tout, un homme de valeurs. Depuis près de deux décennies, il est fidèle à un seul et même club, un club qu’il n’a jamais abandonné, malgré une relégation administrative en 2006. L’an dernier, signe ultime d’amour, il avait même affirmé vouloir «  signer un contrat en blanc » pour la Juve. Alors, quand Andrea Agnelli l’a lourdé, un peu à la surprise générale, Alè l’a eu mauvaise. Une vengeance ? Oui, elle est déjà toute trouvée. Le fantasista va s’engager avec le Toro, le grand rival de la Juventus. Et comme les choses sont bien faites, le Torino, en Serie B depuis 2009, devrait remonter à la fin de la saison. On n’oserait même pas imaginer le derby…

Au Real Madrid
La destination royale. Dans sa carrière, Del Piero a inscrit 44 buts en Ligue des Champions. L’équipe contre laquelle il a le plus souvent marqué ? Le Real Madrid. Excusez la classe. Comme Totti, Del Piero a, un temps, été courtisé par le Real. Si les Madrilènes ont réussi à débaucher Zizou, ils ont rapidement compris qu’ils n’auraient pas Del Piero. Trop fidèle. Et trop rancunier de ce 20 mai 1998, où Mijatovic avait oté une Ligue des Champions à la Juve. Mais aujourd’hui, plus rien n’empêche le joueur d’aller tenter l’expérience espagnole. Certes, aux côtés des Cristiano Ronaldo, Ozil et autres Benzema, il n’aurait certainement pas sa place dans le onze titulaire. Mais bon. Juste pour montrer à CR7 qu’on n’est pas obligé d’avoir une position de débile avant de tirer un coup franc…

A Notts County
La destination vintage. Au fil des années, Del Piero est devenu le joueur « vintage » . Le joueur qui a accompagné la Juve dans son évolution au cours des saisons, de son apogée à sa renaissance, en passant évidemment par sa « chute » . L’idée d’aller voir aux racines du club pourrait donc le titiller. Et ce voyage vers les origines va suivre un chemin logique. Remonter jusqu’à l’histoire du maillot blanc et noir de la Juve, une histoire qui l’emmènerait tout droit en Angleterre, plus précisément à Nottingham et au club de Notts County. Bon, c’est en troisième division anglaise, d’accord. Mais l’expérience nostalgie en vaut la chandelle. Proche étape du voyage mystique d’Alex : Sheffield FC, le tout premier club pro de l’histoire. En division 8.

Au Conegliano Calcio
La destination Madeleine de Proust. Del Piero n’a pas débuté sa carrière à Padova. Non. Padova était déjà la deuxième étape de sa toute jeune ascension. Le petit Alex est né à Conegliano, dans la province de Trévise. Il débute donc sous le maillot de l’équipe locale, San Vendemiano, en attaque, même si sa mère aurait préféré qu’il joue dans les buts pour éviter les blessures. Puis Padova, puis la Juve, etc… Alors que sa carrière est désormais à son zénith, le joueur pourrait avoir envie de retomber en enfance, en revenant à ses débuts. Entre temps, San Vendemiano est devenu l’Union Conegliano-San Vendemiano, puis le Conegliano Calcio. L’équipe milite en septième division. Peu importe. Alex veut à nouveau revêtir ce maillot jaune et bleu. D’ailleurs, c’est décidé : il ira dans les cages. Mamma Bruna sera contente.

A la Juventus
La vraie destination. Toutes ces hypothèses sont belles. Mais en vrai, Del Piero, c’est la Juve. Et le scénario, le voilà : Alex plante encore quelques buts d’ici à la fin de la saison. En juin, il reparle avec Andrea Agnelli, et les deux hommes se mettent d’accord pour que le capitaine reste encore. Son contrat est prolongé. Del Piero n’en demande pas plus. Il veut juste quelques bribes de match, et veut surtout goûter encore une fois à la Ligue des Champions. De temps à autre, il enfile le costard, et campe les bureaux du siège de la Juve, histoire de préparer sa reconversion. En juillet 2017, Del Piero devient le nouvel entraîneur de la Vieille Dame. L’amour.

Aux Juventus
La destination miroir. Il y a une autre solution. Continuer à jouer à la Juventus, sans jouer à la Juventus. Et là, Alex a l’embarras du choix. Tous les pays lui tendent les bras. La Roumanie (Juventus Bucarest, Juventus Falticeni, à la Juventus Bascov), le Brésil (Juventus SC, Juventus AC), l’Afrique du Sud (Juventus S), la Guadeloupe (Juventus Saint-Anne), Nicaragua (Juventus Managua) et même l’Australie (Brunswick Juventus). Le maillot ne sera pas forcément bianconero, mais Del Piero pourra ainsi continuer à jouer encore pendant quelques années, sans culpabiliser vis à vis des tifosi. L’amour, toujours.

Eric Maggiori
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Putain mais Agnelli ferme-la, et refais signer ce joueur hors normes m*erde! S'il part au Milan ou au PSG ce sera l'un des événements footballistiques les + dégueus de ces dernières années...
Ou à Schalke pour nous refaire une attaque de feu, époque ISS pro evolution.
C'est une honte la façon avec laquelle, les dirigeants juventini, traitent la plus grande icône de leur club.

L'avvocato n'aurait jamais permis une telle saloperie#.
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