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Mais où en es-tu, Charlie Austin ?

Révélation de la saison passée en Premier League, le soufflé Charlie Austin est depuis redescendu, en même temps que les Queen Park Rangers, en Championship. Alors que la belle histoire Vardy s’affiche partout, l’occasion est belle de prendre des nouvelles de la feel good story de l’an passé.

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Le 21 mai dernier, alors que Harry Kane, Saido Berahino ou Danny Ings sont appelés avec les U21 anglais pour disputer l’Euro de cette catégorie d’âge, Roy Hodgson surprend son monde en appelant pour la première fois deux petits nouveaux : Charlie Austin et Jamie Vardy. L’histoire est belle pour les deux attaquants aux profils inhabituels, puisque les deux joueurs, issus du monde amateur, sont récompensés au plus haut niveau après avoir connu les joies du métier de charpentier pour le premier, et employé dans une fabrique d’attelles pour le second. Si les 18 buts inscrits en Premier League - faisant de lui le quatrième meilleur buteur de la compétition devant Sánchez, Hazard ou Rooney - justifient entièrement la présence d’Austin dans le groupe, on se dit alors que Vardy est simplement récompensé pour sa belle fin de saison et sa contribution au maintien de Leicester dans l’élite. Pourtant, à la surprise générale, c’est Vardy qui entre en jeu à un quart d’heure de la fin du match contre l’Éire, honorant ainsi sa première cape internationale. Austin, lui, n'entrera en jeu ni lors de ce match ni lors du match suivant face à la Slovénie et voit son compteur de sélections bloqué à zéro. Comme un symbole de ce qui l’attend dans les mois à venir. Car six mois plus tard, alors que Vardy est à la une de tous les quotidiens européens après avoir battu le record de Ruud van Nistelrooy, Charlie Austin, lui, végète toujours en Championship, à une anonyme douzième place avec les Queen Park Rangers. Une forme d’anomalie, voire d’injustice.

Vardy superstar, Austin au placard


Car au début du mercato d’été, personne ne voit Charlie Austin tomber avec son équipe. Au contraire, il fait plutôt partie des noms donnés partants à 100%. Annoncé tour à tour à Newcastle, West Bromwich Albion, Southampton, West Ham ou Tottenham, le board des Rangers ne voit pas pour autant les offres affluer sur la table. Si les trois premiers paraissent rebutés par les 15 millions de livres demandées par la direction pour lâcher son numéro 9, Pochettino, lui, ne semble pas convaincu par le profil de l’attaquant. Pire, le propriétaire de West Ham, David Sullivan, se lâche dans les médias à dix jours de la fermeture du marché, en rappelant une visite médicale ratée à Hull quelques années auparavant : « Ils disent qu'il n'a plus de ligaments, alors qui sait ? Signer un joueur à 15 millions de livres est un gros risque. Il pourrait jouer encore plusieurs années, mais connaissant notre chance, son genou se briserait au premier match et ce serait la fin. » De quoi refroidir les prétendants, et provoquer la colère du clan Austin. Toujours est-il que le train tant attendu ne passera finalement pas. Résultat ? Austin, qui n’a jamais poussé en interne pour un transfert, s’engage à tout faire pour faire remonter QPR au cours de sa dernière année de contrat, comme il l’expliquait au Daily Mail en début de saison : « Cela aurait été facile pour moi de dire à mon agent "Je veux partir, trouve-moi quelque chose", mais je devais être fort mentalement et garder une ligne de conduite. J’ai pris la bonne décision. » D’autant qu’Austin n’est alors pas novice en matière de transferts compliqués à gérer : « J’avais poussé pour obtenir mon transfert lorsque j’étais à Swindon et je l’ai regretté. J’ai retourné tous les fans de Swindon contre moi, et instauré le doute dans l’esprit de mes coéquipiers. Ce n’était pas agréable. C’était une erreur dont j’ai appris. »

Un mince espoir d’Euro


Pas de quoi abattre la bête pour autant. Ainsi, en début d’exercice, Austin se retrousse les manches et affiche six buts inscrits et une passe décisive au soir de la huitième journée de Championship. De quoi relancer l’intérêt des écuries de Premier League, d’autant que l’attaquant, dans sa dernière année de contrat après avoir refusé de prolonger avec les Rangers, se retrouve en position de force pour négocier. Malgré les quelques pépins physiques, dont une blessure aux ischio-jambiers qui l’a privé des terrains pendant trois semaines en octobre, Austin voit son nom de nouveau régulièrement associé à divers clubs de Premier League. Une occasion qu’il ne devrait pas laisser passer en janvier, maintenant que sa valeur a logiquement baissé, comme il l’expliquait récemment dans l’émission de radio The Sports Bar : « Si vous me demandez maintenant si j’ai une chance d’être inclus dans l’équipe nationale pour l’Euro 2016, je vous répondrai "non", à 100%. Il n’y a aucune chance de voir un joueur de Championship être appelé, peu importe le nombre de buts que je marque. » Ces derniers temps, son avenir a été évoqué du côté d’Aston Villa ou même de Bournemouth, mais d’après la presse britannique, Southampton tiendrait la corde pour un transfert évalué à 8 millions de livres dès cet hiver. De quoi faire relativiser l’attaquant : « J’ai traversé des murs de briques pendant toute ma carrière. J’aime penser que mon retour en Championship est juste une barrière qui me montre le chemin. Mon rêve est de trouver le bon transfert, pour moi et ma famille. » Un rêve à portée de crampons, désormais.



Par Paul Piquard
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